La carte postale

Rafael Nadal n'a pas changé, il met toujours autant de poids dans ses balles. Mais aujourd'hui il fallait la jouer comme Maria Kirilenko pour être la vedette. Cette Russe, jeune, talentueuse et très jolie, a sorti le grand jeu face à sa copine Sharapova. Découvrez la carte postale du jour.

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Crédit: Eurosport

OPEN D'AUSTRALIE - LA CARTE POSTALE DE LA PREMIERE JOURNEE
LES CHIFFRES DU JOUR :
8. Trois matches, trois victoires sans perdre le moindre set... Le Sud-Africain Kevin Anderson sortait des qualifications gonflé à bloc mais il est tombé sur un os totalement indigeste en héritant d'Andy Murray au premier tour. Alors qu'il n'avait jusqu'alors pas cédé une seule fois son service, le géant de Johannesbourg (2m03) a subi de plein fouet les qualités de relance de l'Ecossais, perdant son engagement à 8reprises pour un défaite cuisante (6-1 6-1 6-2). "Je ne pensais pas que ce serait si facile. En fait je juste pris un bon départ dans le match, ce qui a aidé. Je l'aibreaké tout de suite. Cela fait toujours une grosse différence", a logiquement reconnu le Britannique.
77 - 80. Respectivement absente pendant près de dix mois en raison d'une blessure à l'épaule et sous le menace d'une suspension d'un an, la Russe Maria Sharapova et la Belge Yanina Wickmayer étaient très attendues cette saison à Melbourne. Vraisemblablement trop mises sous pression, les deux joueuses sont totalement passées à côté de leur premier tour commettant la bagatelle de 77 et 80 fautes directes. Un nombre surréaliste qui n'a pourtant pas eu les mêmes conséquences. Après 3h22 de jeu, l'ancienne numéro un mondiale s'est ainsi pour la première fois depuis 2003 inclinée d'entrée en tournoi du Grand Chelem face à sa compatriote Maria Kirilenko (7-6, 3-6, 6-4) alors que la Flamande a réussi à se sortir du piège dressé par la Roumaine Dulgheru en trois manches ultra-serrées (1-6 7-5 10-8). Un succès avec 80 fautes directes au compteur... Une sorte de miracle.
26. Comme le nombre de matches arrivés à leur terme ce lundi (11 chez les messieurs et 15 chez les dames).
LES DECLARATIONS DU JOUR :
RafaelNadal : "Je n'ai pas changé". Rafael Nadal pèse ses mots. Pendant l'interview donnée sur le court à Jim Courier, nouveau consultant de luxe, l'Espagnol est revenu sur son match, sans trop s'épancher, puis il a évoqué avec professionnalisme son parcours exceptionnel de l'an passé et son incroyable enchainement demi-finale et finale en dix sets : "J'étais détruit, jamais je ne m'étais senti aussi épuisé entre les deux matches", a-t-il dit. Mais c'est plus tard en conférence de presse qu'il a tenu à rappeler qu'il pesait le même poids. Perdre sa place de N.1 mondial, ça ne fait pas maigrir ! "Si on peut apporter une balance demain, je vous prouverai que je pèse le même poids que l'année dernière ! Tout le monde me pose cette question ! je pèse le même poids qu'il y a cinq ans ! Je n'ai pas changé !"
Maria Kirilenko : "Faire du bruit". Maria Kirilenko est liée de longue date à un Russe, Igor Andreev, 37e joueur mondial qui affronte Roger Federer mardi au premier tour. "Federer pour lui, Sharapova pour moi au tirage au sort. Quand on a vu ça, Igor m'a dit qu'on avait l'occasion de commencer l'année en faisant grand bruit. Moi c'est fait, maintenant c'est son tour."
LE PORTRAIT DU JOUR : Maria Kirilenko
"Le salon des joueurs est plein à craquer devant la retransmission de Maria Sharapova-Maria Kirilenko. Je me demande bien pourquoi", s'amusait Andy Murray sur Twitter ce lundi. Le temps était à l'orage mais les échanges électriques entre les deux Maria n'ont pas laissé indifférents. A 22 ans, le même âge que Sharapova, Maria la Moscovite n'est que 58e mondiale, mais elle possède elle aussi une certaine notoriété. Avec un physique avantageux, et un tennis en net progrès, elle a pu s'étalonner avec la reine en la matière ce mardi à Melbourne.
Kirilenko a gagné cinq tournois, les trois derniers en 2008 pour atteindre le 18e rang mondial cette année-là. Pour l'instant, elle n'a pas percé plus loin, à cause surtout de résultats médiocres en Grand Chelem mais aussi d'une blessure au genou qui l'a tracassée jusqu'au dernier Wimbledon. "Aujourd'hui j'ai passé plus de trois heures sur le court et je n'ai rien senti", a-t-elle apprécié après son succès 7-6, 3-6, 6-4.
Kirilenko comme Arshavin
Interrogée sur son amitié avec Sharapova, la Moscovite a déclaré être "copine avec tout le monde dans le vestiaire". Souriante et bavarde, elle sait également être drôle en comparant la couleur de la nouvelle tenue de Sharapova à celle d'une boisson énergisante. Détail qui ajoute à son charme: elle s'encourage en... espagnol: "C'est parce que je m'entraîne à Valence et là-bas tous les entraîneurs n'arrêtent pas de dire 'vamos', alors je fais pareil." Comme Svetlana Kuznetsova par exemple. Le Russe n'est visiblement pas à la mode.
Après un exploit tel que le sien, d'autres se seraient effondrées d'extase sur le court. Elle a juste porté son doigt à la bouche. "Tout le monde me demande ce que mon geste signifie. Kuznetsova (autre joueuse russe) m'a même demandée si j'avais vu du foot avant puisqu'il paraît qu'Arshavin (footballeur russe d'Arsenal) célèbre ses buts ainsi. Mais non. En fait je voulais seulement calmer le jeu. Il s'agit évidemment d'une belle victoire mais ce n'était qu'un premier tour. On ne peut pas considérer ça comme un énorme événement."
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