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Federer est encore là

Federer est encore là
Par Eurosport

Le 27/01/2010 à 07:08Mis à jour

Roger Federer s'est qualifié pour sa 23e demi-finale de suite en Grand Chelem en dominant Nikolay Davydenko 2-6, 6-3, 6-0, 7-5. Avant de connaître son adversaire, Tsonga ou Djokovic (match à suivre), le Suisse, N.1 mondial, est assuré de garder son trône à l'issue de la quinzaine australienne.

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OPEN D'AUSTRALIE - QUARTS DE FINALE MESSIEURS

Roger Federer (SUI, 1) bat Nikolay Davydenko (RUS, 6) 2-6, 6-3, 6-0, 7-5. Prochain adversaire : Tsonga

Roger Federer en demi-finale d'une épreuve du Grand Chelem. Depuis maintenant plusieurs années, ce n'est plus vraiment un scoop. Pour la vingt-troisième fois consécutive, le roi de la planète tennis se hisse dans le dernier carré d'un des quatre tournois majeurs. Pourtant, on a bel et bien cru que son heure avait sonné.

Avec treize victoires consécutives au compteur, des sacres à Londres lors de la Masters Cup et à Doha en accrochant à chaque fois à son tableau de chasse Federer et Nadal, excusez du peu, Nikolay Davydenko a sans conteste pris une nouvelle dimension. Et au cours de la première manche et au début de la deuxième, le Russe a même donné le sentiment de ne pas vraiment évoluer sur la même planète. Campé sur sa ligne de fond de court, le Moscovite a récité un tennis proche de la perfection, donnant une véritable leçon au roi Roger. Intraitable en retour, doté d'une vitesse de déplacement incomparable, Davydenko n'a jamais cédé la moindre once de terrain, s'installant dans le court pour dicter sa loi. Saoulé de coups, constamment mis sur le reculoir, le numéro un mondial, coupable de 17 fautes directes pour seulement 6 coups gagnants au cours de la première manche, donnait l'impression d'avoir trouvé son maître, tant les deux joueurs n'évoluaient pas dans la même catégorie. "Il était "on fire" ces dernières semaines et on a vu pourquoi aujourd'hui", ne pouvait que reconnaitre le numéro un mondial en conférence de presse.

Davydenko redescend de son nuage

Cet état de grâce ne pouvait cependant pas s'éterniser. Alors qu'il semblait s'envoler vers la plus convaincante victoire de carrière, qu'il tenait Federer entre ses mains, avec un set et un break, trois balles de double-break à négocier, la tête de série numéro 6 est alors inexplicablement totalement sorti de son match. Le Davydenko, virevoltant, dominateur dans les compartiments, a sans raison apparente laisser place à un véritable fantôme sur le court. "Si je gagne le jeu à 3-1, j'ai 99% de chances de gagner le deuxième set. En le perdant, j'ai tout perdu, mon coup droit, mon service, ma confiance, tout. C'est allé tellement vite, j'ai perdu si facilement tous ces jeux. Je n'arrive pas encore à me l'expliquer", s'est-il lamenté à l'issue du match.

Plus capable d'aligner deux coups de suite dans les limites du court, coupable de 45 fautes directes au cours des trois derniers sets après n'en avoir commis que 5 dans le premier, le Russe n'a remporté que 3 des 31 derniers points du deuxième acte et encaissé 13 jeux consécutifs sans que Federer n'est vraiment besoin de hausser son niveau de jeu. Sa réaction au quatrième set n'est arrivée que trop tard. Le roi Federer avait déjà pris son envol vers la victoire... Et surtout déjà fait un pas supplémentaire vers la légende : "C'est incroyable de regarder en arrière et de voir depuis combien d'années je suis capable d'être performant en Grand Chelem. A vrai dire, j'étais un peu inquiet avant le tournoi, je me disais que je n'allais peut-être pas y arriver en demi-finale cette fois. C'est définitivement l'une des choses les plus incroyables que j'ai fait dans ma carrière". On ne peut qu'acquiescer...

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