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Tsonga : "C'est magnifique"

Tsonga : "C'est magnifique"
Par AFP

Le 27/01/2010 à 17:17Mis à jour

Jo-Wilfried Tsonga est heureux d'avoir été suffisamment "vaillant" pour battre Novak Djokovic en cinq sets à l'Open d'Australie et valider son rendez-vous avec le "magicien" Roger Federer en demi-finales. Une rencontre qu'il compte ne pas prendre à la légère.

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Deuxième match en cinq sets et deuxième victoire...

J.W.T. : Oui, c'est magnifique. C'était un des plus beaux matches de ma carrière. Je pense avoir gagné avec la manière. J'ai été vaillant. J'ai vécu un bon moment aujourd'hui et maintenant je vais jouer contre le meilleur.

Comment avez-vous vécu ce match?

J.W.T. : C'était très disputé. Ça jouait vraiment au tennis. Les deux premiers sets ont été très durs. Dans le troisième, il était au-dessus, il jouait trop bien, retournait tout. Mais je me suis accroché, je ne lui ai pas donné de points gratuitement et c'est comme ça que j'ai fini par le faire craquer.

Avez-vous remarqué qu'il souffrait d'un problème à l'estomac?

J.W.T.: Je voyais qu'il était touché mais je ne savais pas ce qu'il avait. Il avait une attitude un peu désabusée. Les trois premiers sets ont été très intenses. Je comptais là-dessus car je savais que le physique était le secteur de jeu dans lequel il est le moins performant. Je voulais le pousser dans ses retranchements. Je ne sais pas ce qu'il a exactement mais on a souvent des problèmes quand ça ne va pas, quand c'est dur.

Cela vous a-t-il énervé?

J.W.T. : Cela lui arrive quand-même souvent. Il doit avoir un souci, je ne sais pas lequel. S'il fait de l'asthme ou si c'est un souci plus important. Mais je ne pense pas qu'il se cache derrière ce genre de choses après une défaite.

Qu'est-ce qu'il vous a dit après la balle de match?

J.W.T. : Bien joué et bonne chance. Il s'est excusé aussi pour être parti après le troisième set. En général il est plutôt fair-play.

Vous êtes-vous surpris sur le plan physique?

J.W.T. : Pas spécialement car je me suis toujours dit qu'en 2008 (lors de leur finale), je l'aurais broyé si je l'avais amené au cinquième set.

Est-ce que c'était aussi une bataille mentale?

J.W.T. : Oui car je lui ai montré que je pouvais jouer encore un bon bout de temps. Même à la fin du troisième set, je m'accrochais pour ramener le maximum de balles. Je me suis dit que j'allais lui faire la guerre. Je me suis battu sur tous les points, même ceux qui paraissaient moins importants. Cela a payé sur la fin.

C'est votre principale satisfaction?

J.W.T. : Beaucoup de gens disent que les joueurs français n'ont pas de mental. Je prouve en partie ce soir que ce n'est pas vrai. Si j'ai un truc en plus? J'essaye juste de bien faire mon job!

Etes -vous touché physiquement?

J.W.T. : Un peu bien sûr. Mais moins que la dernière fois (en huitièmes de finale lundi). Il faisait plus froid ce soir. Non, ça va."

Vous avez-vu le match de Federer contre Davydenko?

J.W.T. : Oui, dans les vestiaires, avant d'entrer sur le court.

Votre impression?

J.W.T. : Ben comme d'habitude, c'est un magicien. Il s'est encore sorti d'une situation plus que difficile. Cela prouve que c'est toujours le maître.

Comment aborder cette demi-finale?

J.W.T. : Je ne vais pas arriver en me disant: « c'est cool, je vais jouer Federer ». C'est le meilleur moyen de repartir avec trois sets dans les valises. Non je vais arriver avec le couteau entre le dents et tenter de le battre. Je sais que je vais me lancer à l'assaut de quelque chose de grand mais j'y crois.

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