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Open d'Australie : S'il veut durer, Gaël Monfils doit arrêter d'être un intermittent du spectacle

S'il veut durer, Monfils doit arrêter d'être un intermittent du spectacle

Le 20/01/2015 à 17:12Mis à jour Le 20/01/2015 à 17:21

Sporadique dans son investissement mardi face à Lucas Pouille, Gaël Monfils s'en est sorti à l'orgueil et à l'expérience. Une méthode sans avenir dans un tournoi de l'envergure de l'Open d'Australie.

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L'histoire du jour

Presque l'histoire de la carrière de Gaël Monfils concentrée en une soirée. Du bon, du catastrophique, des hauts, des très bas. L'envie de le secouer, parfois. De se lever pour applaudir, aussi, souvent. Monfils a une faculté à hérisser, agacer, ou séduire et tout ça presque en même temps que peu de joueurs peuvent lui envier. Mais un grand joueur, un grand champion, ce n'est pas ça. S'il veut vraiment gagner un tournoi du Grand Chelem un jour, il ne peut plus continuer à jouer par intermittence. Face à un Lucas Pouille au talent incontestable mais à l'inexpérience criante à ce niveau, ça peut passer. Très vite, dans ce tournoi, ce sera rédhibitoire. La façon dont il a balancé le deuxième set mardi témoigne de ses sautes de tension, ou d'humeur, ou les deux.

Son comportement a radicalement et brutalement changé au milieu du troisième set. De léthargique, il est devenu énergique. Sursaut salvateur. Il n'est jamais trop tard pour bien faire et cette réaction d'orgueil l'a sorti d'un mauvais pas. "Je n'étais pas moi-même", a-t-il confié à Eurosport après le match. Au contraire, il n'était que trop lui-même, ce personnage imprévisible, peinant à laisser de côté des éléments exogènes. Sa préparation, dit-on, dit-il plutôt, n'a pas été bonne. Entre pépins physiques et soucis annexes. Mais une fois sur le court, s'il ne parvient pas à se focaliser à 100% sur son jeu d'un bout à l'autre de son match, Monfils aura du mal à briguer légitimement un rôle majeur dans ce premier Grand Chelem de l'année. Ce serait dommage, car, par ailleurs, il a tout pour cela.

Ce qu'on a aimé

Encore et toujours l'enthousiasme de junior de Lleyon Hewitt, dont l'amour pour le jeu continue de fasciner et de susciter l'admiration. Mardi, l'éternel jeune homme d'Adélaïde a entamé le 19e Open d'Australie de sa carrière. Un record absolu dans l'histoire du tournoi. Depuis ses débuts en 1997 à moins de 16 ans, il n'a pas raté une seule édition. Et s'il y a connu une réussite mitigée (il n'a dépassé qu'une seule fois les huitièmes de finale, quand il a atteint la finale en 2005), il y prend toujours autant de plaisir. Et il en donne. Il a mis le feu au public de la Rod Laver Arena face au Chinois Ze Zhang, vaincu en quatre sets (6-3, 1-6, 6-0, 6-1). Il affrontera Benjamin Becker au deuxième tour. Et on a envie que ça dure encore un peu.

Ce qu'on n'a pas aimé

Le bilan global du tennis masculin français dans ce premier tour. Six Tricolores (Monfils, Simon, Gasquet, Chardy, Mannarino et Roger-Vasselin) seront présents au deuxième tour de cette édition 2015. C'est moitié moins qu'il y a un an. Ils étaient alors douze. Bien sûr, il y a l'absence de Jo-Wilfried Tsonga. Mais cela n'explique pas tout. Le résultat d'ensemble reste maigrichon. C'est d'ailleurs le plus faible total à ce stade de la compétition en Grand Chelem depuis Wimbledon 2006. Ils étaient alors seulement cinq à avoir franchi le premier tour (Mahut, Santoro, Clément, Grosjean et Benneteau).

Julien Benneteau

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Trois stats à retenir

  • 11. Après l'élimination de Flavia Pennetta, 11 têtes de série sont tombées chez les femmes dès le premier tour. Un record dans l'ère Open, égalant celui de Roland-Garros en 2002 et de Wimbledon en 2004.
  • 31. Le nombre d'aces claqués par John Isner. Un de moins que Kevin Anderson lundi, mais l'Américain l'a fait en trois sets, le Sud-Africain en quatre.

Juste pour savoir...

  • Stan Wawrinka est-il déjà en quarts? Peut-être pas, mais ça ressemble à un boulevard pour le tenant du titre. Les trois têtes de série dans sa zone sur la route des quarts (Cuevas, Dolgopolov, Fognini) ont perdu d'entrée mardi.
  • Les Australiens sont-ils partis pour  vivre une quinzaine mémorable ? Pour l'instant, avec sept joueurs, ils sont les plus représentés au deuxième tour, à égalité avec l'Espagne. C'est surtout leur record depuis 2003.
  • De Raonic, Nishikori, Berdych ou Dimitrov, lequel a le profil idéal pour nous faire une Wawrinka ou une Cilic ? Peut-être une petite piécette sur Raonic pour ma part.

Les trois tweets du jour

On s'amuse à la FFT !

Boris Becker a visiblement apprécié le spectacle entre Monfils et Pouille.

Maria Sharapova est fâchée. Elle voulait faire un selfie...

L'image du jour

Plutôt plus nombreux que d'habitude à Melbourne cette année, les supporters français n'ont en tout cas pas peur de la jouer "clichés".

Les supporters français à Melbourne.

Les supporters français à Melbourne.Panoramic

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