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Lucic-Baroni, Venus Williams... Serena Williams est prête à remonter le temps

Lucic-Baroni, Venus Williams... Serena est prête à remonter le temps

Le 25/01/2017 à 16:30Mis à jour Le 25/01/2017 à 16:58

OPEN D'AUSTRALIE 2017 - Serena Williams a fait un bond en arrière à Melbourne. Pas de régression négative ici, mais une jolie note rétro pour l'Américaine, qui s'apprête à revenir sur deux pages historiques de sa longue carrière : la première face à Mirjana Lucic-Baroni en demi-finale. Et éventuellement face à sa soeur Venus en finale. Deux souvenirs heureux pour elle.

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Cela fait deux ans qu'elle n'a pas gagné l'Open d'Australie. En 2015, Serena Williams était partie pour réaliser une année exceptionnelle. Le Grand Chelem lui était presque promis, avant que Roberta Vinci la ramène sur terre en demi-finale de l'US Open, à deux victoires d'un incroyable exploit. Deux ans plus tard, l'ambition de Serena est toujours là, mais la flamme qui l'anime n'est plus aussi aveuglante.

2016 a été une saison dont beaucoup de joueuses se seraient contentées. Pas elle. Trois finales : un titre à Wimbledon et deux frustrations. L'une à Roland-Garros face à Garbine Muguruza. L'autre en Australie face à Angelique Kerber. A Melbourne, ces deux joueuses qui ont bousculé les lignes du classement WTA ne sont plus là. Serena, elle, répond encore et toujours présente. Cette fois-ci, l'ex-numéro une mondiale ne fera pas face en demi-finale à la jeune garde du tennis féminin, mais à une trentenaire sur le retour, Mirjana Lucic-Baroni. Une joueuse qu'elle n'a plus affrontée depuis… 19 ans.

"Je ne me souviens pas très bien de ce match, je l'avoue. C'était en 98, sur le court central, c'est tout ce dont je me souviens, a raconté la cadette des sœurs Williams en conférence de presse. Avec le fait d'avoir gagné et d'avoir été super excitée car j'étais très jeune." C'était un temps où Serena n'était que la petite soeur de Venus... "Je suis vraiment très heureuse pour elle et pour Mirjana", a poursuivi Serena. Ce que Venus fait est incroyable. Les voir toujours se battre et ne jamais abandonner est très inspirant pour moi. C'est une merveilleuse histoire."

" Les voir toujours se battre et ne jamais abandonner est très inspirant pour moi. C'est une merveilleuse histoire."

Le plus drôle pour l'immense championne qu'elle est devenue, c'est qu'elle pourrait retrouver Venus en finale de l'Open d'Australie. Les deux frangines se sont affrontées 27 fois sur le circuit, la dernière en quart de finale de l'US Open en 2015. Mais en Australie, il faut remonter à 2003, quatorze ans en arrière. A l'époque, les Williams ne se jouaient qu'en finale. Après Roland-Garros, Wimbledon et l'US Open en 2002, elles avaient réalisé le Grand Chelem des finales majeures en s'affrontant aussi en finale à Melbourne de l'année suivante avec, à la clé, un Grand Chelem pour Serena à cheval sur deux saisons.

C'est avec ce clin d'oeil de l'histoire que la protégée de Patrick Mouratoglou revient dans le dernier carré de Melbourne comme grande favorite. En Grand Chelem, même si elle a perdu son statut de patronne du circuit, ce n'est pas nouveau. Une statistique l'illustre à merveille : l'Américaine est en demi-finale de Grand Chelem pour la dixième fois consécutive (la 34e au total), série débutée à l'US Open 2014. C'est un autre record qui court dans sa longue carrière et qu'elle améliore à chacune de ses sorties.

De plus, depuis le début de la quinzaine, l'Américaine marche sur l'eau : cinq matches, cinq victoires, aucun set perdu, six jeux concédés en moyenne. Cela ne prédit pas que la victoire sera au bout - Serena était sur le même rythme à Melbourne l'an passé avant de perdre en finale -, mais cela montre qu'elle est prête à reprendre son bien en Australie. Et frapper un grand coup : elle reprendrait la place de leader au classement WTA à Angelique Kerber en cas de sacre. Et serait seule à détenir 23 titres du Grand Chelem dans l'ère Open, devant la légendaire Steffi Graf. Un grand coup historique. Encore un.

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