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Chung : "Je suis juste heureux d'être là..."

Chung : "Je suis juste heureux d'être là..."
Par Eurosport

Le 22/01/2018 à 15:36Mis à jour Le 22/01/2018 à 15:39

OPEN D'AUSTRALIE - Auteur d'un match d'une qualité exceptionnelle, Hyeon Chung a signé lundi la première grande victoire de sa carrière en battant Novak Djokovic en trois sets pour se qualifier pour les quarts de finale à Melbourne. Mais le Sud-Coréen, toujours aussi calme et taiseux, refuse de s'emballer. Ce n'est pas le genre de la maison.

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Que signifie cette victoire pour vous, et pour le tennis coréen ?

H.C. : Aujourd'hui, mon rêve est devenu réalité. C'est vraiment une victoire pour mon pays. Je pense que le tennis va avoir le vent en poupe après une soirée comme ça… (sourire) Le tennis n'est pas un sport très populaire chez moi. J'espère que ça va changer dans les années à venir. En, Corée, le baseball, le basket et le football sont les sports majeurs. Le patinage artistique, aussi, surtout avec les Jeux Olympiques qui arrivent. Le tennis doit être cinquième, j'espère, après ce soir.

Vous avez battu le sextuple vainqueur du tournoi...

H.C. : Novak, Roger, Rafa, ce sont tous des modèles et des idoles pour moi. Novak, je lui ressemble par mon jeu. J'ai toujours aimé le regarder jouer. C'est un exemple. Il est tellement fort du fond du court et tellement solide mentalement aussi. Je suis heureux de le revoir sur le circuit. C'est un honneur d'être avec lui.

Vous souvenez-vous de la première fois que vous l'aviez vu jouer ?

H.C. : Je crois que c'était il y a dix ans, quand il a gagné ici pour la première fois en 2008, son premier titre du Grand Chelem.

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Nick Kyrgios racontait l'autre jour que, gamin, il demandait des autographes à Tsonga, son idole. Et vous, avez-vous un autographe de Novak ?

H.C. : Non, pas encore. Plus tard, peut-être. Peut-être qu'un jour je lui demanderai de faire une photo avec moi. L'année dernière, j'ai fait une photo avec Rafa. Alors, chaque chose en son temps !

Quel plan de bataille aviez-vous prévu pour ce match contre Djokovic ?

H.C. : Je voulais surtout essayer de jouer mon jeu, comme depuis le début du tournoi. Essayer de rester calme aussi, et être encore plus concentré que lors de mes précédents matches. Parce qu'avec Novak, il faut être concentré à 100% sur chaque point.

Est-ce que votre victoire au Masters Nex Gen cet automne a été un déclic pour vous ?

H.C. : En tout cas, ça m'a permis de faire une très bonne fin de saison et d'avoir beaucoup de confiance pour aborder l'année 2018. Je me sens confiant, je me sens serein.

Il y a deux ans, vous étiez monté jusqu'à la 51e place. Avant Melbourne, vous étiez 58e. On a du mal à le croire en vous voyant jouer de la sorte…

H.C. : Oui mais je ne suis sur le circuit que depuis deux ou trois ans et j'ai connu pas mal de blessures malheureusement. Tous les deux ou trois mois, j'avais un problème physique. Je pense que c'était ça, mon problème, pour progresser au classement. Cette saison, j'aimerais vraiment essayer de rester en bonne santé. C'est l'objectif.

On vous surnomme le professeur, à cause de votre look, de vos lunettes. Vous validez ?

H.C. : Oui, je crois que ça me plait bien. C'est un bon surnom.

Vous allez jouer votre premier quart de finale en Grand Chelem, avec le 97e mondial en face. C'est une chance, non ?

H.C. : Peut-être… ou peut-être pas. On verra. Il a battu de très bons joueurs dans ce tournoi. Il faut que je reste bien concentré sur moi, surtout. Sandgren, c'est un très bon joueur. Il est comme moi, en quart de finale en ayant battu des joueurs forts, il est en confiance. Je l'ai affronté il y a très peu de temps (NDLR : à Auckland, en tournoi de préparation à l'Open d'Australie, Chung s'était imposé en trois sets au premier tour). On saura comment se jouer l'un l'autre. Je devrais être prêt. Mais il faut récupérer, déjà.

Vous imaginez-vous gagner le tournoi ?

H.C. : Je ne sais pas... Je veux juste rester bien concentré sur le moment présent. Chaque match, chaque point, chaque moment. Je profite à fond. Je joue sur des grands courts, des grands joueurs, avec un public génial. Je suis juste heureux d'être là...

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