Open d'Australie 2023 - Le Big 3 du jour : Nick Kyrgios va manquer
Par Laurent Vergne
Publié 16/01/2023 à 14:16 GMT+1
OPEN D'AUSTRALIE – Chaque jour, à l'issue des débats à Melbourne, le Big 3 revient sur tout ce qu'il ne fallait pas rater. Les trois infos majeures, les trois stats, les trois plus beaux points et les trois matches à ne pas manquer le lendemain. Lundi, le fait du jour n'est pas un match mais un forfait, celui de Nick Kyrgios. Un coup dur pour lui... et pour nous.
Australian Open : Top 5 - Day 1
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Les trois infos du jour
Kyrgios, la (grosse) tuile
On peut penser ce que l'on veut de lui. L'aimer. Le détester. Le trouver génial ou insupportable. Voire les deux, car il peut être tantôt l'un, tantôt l'autre. Mais Nick Kyrgios est un joueur à part et cette différence le rend précieux. Avec sa finale à Wimbledon et son quart à l'US Open, où il avait sorti le tenant du titre Medvedev, on commençait tout juste à s'habituer à le voir tenir un rôle majeur en Grand Chelem. Tout ça avait mis l'eau à la bouche pour l'Open d'Australie, son Majeur national. L'idée était excitante.
Malheureusement, elle a volé en éclats lundi. L'annonce de la tenue d'une conférence de presse de Nick Kyrgios ne présageait rien de bon. Tout le monde avait compris et, quelques minutes plus tard, le natif de Canberra officialisait son forfait en raison d'un genou récalcitrant. Il n'aura même pas tapé une balle et c'est regrettable. Son rendez-vous programmé en 16es de finale contre Holger Rune faisait envie. Le voir faire le show, électriser le public, et pourquoi pas viser loin et grand, tout cela aurait pu, aurait dû rythmer cette édition 2023. Dommage. Après Alcaraz, Kyrgios. Dans un registre différent, ils vont manquer.
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Kyrgios : "Je suis dévasté"
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Plutôt rassurant, le tenant
Rafael Nadal a gagné un match et, en prime, il compte vraiment. La dernière fois, c'était au troisième tour de l'US Open, contre Richard Gasquet. Depuis, la légende de Manacor avait perdu six matches sur sept, son unique succès survenant lors de son dernier match de poules au Masters contre Casper Ruud, alors qu'il était déjà éliminé. Il était donc attendu au tournant à Melbourne, le Rafa, d'autant que pour son premier tour, le tirage au sort avait décidé de le mettre tout de suite à l'épreuve contre Jack Draper, 38e mondial.
Cela n'a pas été simple, Nadal en a bavé, il a eu besoin de plus de trois heures et demie et quatre sets pour ramener le jeune Britannique à la raison, à l'usure. Mais c'est peut-être exactement ce dont il avait besoin. "Je pense que cette victoire va m'aider pour la suite", a-t-il soufflé. En tout cas, elle ne peut pas lui faire de mal. Le tenant du titre va mieux. Cela pouvait de toute façon difficilement aller moins bien. Seul bémol : dans ses déplacements, il n'a pas toujours paru très fringant. Mais il a besoin de matches et de rythme. Tout ce que cette première semaine peut lui offrir.
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Quel rallye : 25 coups de raquette et Nadal peut exulter
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Burel, éclaircie bleue
Elle restera comme la première victoire française de cette édition 2023. Il n'y en a pas eu beaucoup ce lundi, alors on prend. Chez les dames, c'est même la seule. Clara Burel, 130e mondiale, avait un très bon coup à jouer puisqu'elle affrontait l'Australienne Talia Gibson, 344e au classement WTA, présente dans le tableau principal grâce à une wild-card accordée par les organisateurs. C'était "cadeau". Encore fallait-il réussir à l'ouvrir. De son propre aveu, la Bretonne n'a pas livré son meilleur match, notamment par rapport aux qualifications la semaine dernière.
Mais elle a eu deux mérites : gérer ce statut de favorite, inhabituel pour elle en Grand Chelem, et garder ses nerfs face à un public assez chaud. Pour la première fois de sa carrière, Clara Burel passe au moins un tour dans deux tournois du Grand Chelem consécutifs. A l'US Open, à la fin de l'été dernier, elle avait atteint les 16es de finale, égalant son meilleur résultat à ce jour. Si elle veut rééditer cette performance, elle aura besoin d'un exploit mercredi, contre Barbora Krejcikova, la reine de Roland-Garros en 2021.
Les trois stats
1. Il n'y avait que deux anciennes lauréates de l'Open d'Australie dans le tableau féminin cette année. Il n'y en a déjà plus qu'une, et c'était une certitude puisque Victoria Azarenka, titrée à Melbourne en 2012 et 2013, affrontait Sofia Kenin, la gagnante de l'édition 2020. La Biélorusse est donc seule désormais après sa victoire ce lundi sur la jeune Américaine, 6-4, 7-6, sur la Margaret Court Arena.
5. Le nombre de points perdus par Hubert Hurkacz sur sa première balle. Le Polonais était en mode destruction sur sa mise en jeu lors de son premier tour contre l'Espagnol Pedro Martinez. "Hubi" s'est montré quasiment parfait, ne perdant que cinq petits points derrière son premier service : 51 points joués, 46 gagnés, soit 90% de réussite. Il a claqué 24 aces et même sur sa seconde balle, ce n'était pas mal du tout : 74% de points gagnés (14/19).
1068. En battant Jack Draper, Rafael Nadal a signé la 1068e victoire de sa carrière professionnelle. Il égale Ivan Lendl et grimpe sur le podium historique en nombre de matches gagnés dans l'ère Open. Il ne reste plus que deux hommes devant lui : Roger Federer, avec 1251 succès et l'indéboulonnable Jimmy Connors, toujours au sommet avec ses 1275 victoires. Le gaucher américain sera dur à aller chercher.
Les trois points du jour
Hurkacz sait aussi la jouer fine
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Une amortie parfaite et Hurkacz fait rugir le stade
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Le bijou de balle de set de Tiafoe
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Quel toucher de Tiafoe : un coup à droite, un coup à gauche et le set en poche
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La patte gauche de Nishioka
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Alerte joli coup : La volée de Nishioka en bout de course
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Les trois matches à suivre mardi
Novak Djokovic – Roberto Carballes Baena : Pour savoir si la cuisse endolorie et strappée du nonuple vainqueur du tournoi est un épiphénomène ou une réelle source d'inquiétude. Elle sera peut-être son principal adversaire dans cette quinzaine...
Fabio Fognini – Thanasi Kokkinakis : Parce que, sur le papier en tout cas, tout ça sent potentiellement bon le grain de folie, le spectacle, la grosse ambiance, avec pourquoi pas un peu de tension. On connaît l'Italien par cœur et Kokkinakis, dont le corps cabossé dans tous les sens reste à peu près tranquille, a du talent plein la main. Et chez lui, en Australie, il joue souvent très bien.
Grigor Dimitrov – Aslan Karatsev : Oui, il y a de l'ancienne gloire contre une grosse tête (Murray – Berrettini, Rublev - Thiem). OK. Mais ce petit Dimitrov – Karatsev, c'est aussi un match entre deux anciens demi-finalistes du tournoi. Le Bulgare et le Russe sont loin de leur meilleur niveau mais, au feeling, on se dit que ça pourrait sentir le gros combat. Pourquoi pas un marathon ?
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