Jannik Sinner n'a pas le physique pour Alerte à Malibu… mais pour gagner un Grand Chelem ?
Eurosport sur GoogleEntre Jannik Sinner et les tournois du Grand Chelem, ce n'est pas encore l'amour fou. Bien souvent, c'est à l'issue d'un match en cinq sets que l'Italien prend la porte. D'où un doute persistant autour de sa capacité à tenir la distance. Vendredi, celui qui ironise sur son physique "maigrichon" aura peut-être l'occasion de lever ce doute, en demi-finale de l'Open d'Australie face à Novak Djokovic.
Sinner n'a toujours pas perdu un set : son succès face à Rublev
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"Bien sûr, c'est un rêve d'avoir un physique à la Alerte à Malibu, mais ça me va comme ça." Hilare, Jannik Sinner a volontiers tourné en dérision sa carrure, après sa victoire au 2e tour de l'Open d'Australie face à Jesper de Jong, la semaine dernière. "Je suis allé un peu à la salle, même si vous ne pouvez pas le voir, comme je suis maigrichon", avait-il répondu, concernant la façon dont il avait occupé son temps, entre son entrée en lice et ce deuxième match.
Le joueur italien de 22 ans n'a effectivement pas le gabarit d'un rugbyman, ni même la possibilité de bander ses muscles façon Marton Fucsovics. Mais derrière son trait d'humour, il y a une part de vérité. Sinner sait qu'il doit travailler sur sa condition physique pour passer un cap. Cinq de ses six dernières défaites en Grand Chelem ont été concédées à l'issue d'un match en cinq sets, et il court derrière une première finale dans un tournoi de cette envergure.
"Beaucoup mieux physiquement"
Il est trop tôt pour parler d'un plafond de verre, tout comme il serait excessif de résumer cela à un problème d'endurance, mais Jannik Sinner s'attèle à devenir plus consistant dans ce domaine. Lors du dernier Wimbledon, il avait ainsi déclaré : "J'ai progressé, je suis plus fort. Je peux rester sur le terrain pendant plus d'heures sans souffrir." Sa défaite en demi-finale face à Novak Djokovic, sèche, n'avait pas permis de le confirmer (6-3, 6-4, 7-6, en 2h47).
Mais depuis, Sinner a pris une nouvelle dimension. Finaliste du Masters, élément clef du sacre italien en Coupe Davis – "Nole" épinglé au passage –, star montante dans son pays, il a presque tout pour devenir l'un des visages du tennis mondial. Reste à franchir cette fameuse marche en Majeur. Quand on lui demande s'il est prêt à y parvenir, il assure être "beaucoup mieuxphysiquement" en ce début d'année : "Nous avons bien travaillé pendant l'intersaison."
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Sinner sur son retour dans le tie-break : "J’ai juste essayé de rester agressif"
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Fausse alerte au ventre ?
L'an passé à Melbourne, il avait battu Fucsovics – et ses fameux biceps – en cinq manches, avant de céder face à Stefanos Tsitsipas en autant de sets en huitième. En 2022, c'est un parcours du combattant qui avait accouché de son revers épique face à Carlos Alcaraz (6-3, 6-7, 6-7, 7-5, 6-3), en quart de l'US Open. Cette fois, Jannik Sinner s'est donné l'opportunité d'arriver frais au pied de la montagne Novak Djokovic. Il n'a pas laissé le moindre set en route.
L'ancien skieur débarque tout schuss : il n'a passé que 11h22 sur le court, contre 15h09 pour son adversaire serbe. Seul pépin à déplorer, une "sensation étrange", qui l'a perturbé lors de son quart face à Andrey Rublev : "J'avais un peu d'air dans le ventre. J'ai essayé de le masser et c'est parti (…) Cela arrive parfois quand on est anxieux." Vendredi, place en finale en jeu, il devra se départir de cette anxiété, pour que son physique ne soit plus qu'un sujet léger.
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