"Je n'allais pas vous le dire" : Daniil Medvedev, le stratège du retour, qualifié pour les demies de l'Open d'Australie
Eurosport sur GoogleDaniil Medvedev n'a pas retourné d'aussi loin que d'habitude, mercredi en quart de l'Open d'Australie à Melbourne face à Hubert Hurkacz (7-6, 2-6, 6-3, 5-7, 6-4). Une stratégie d'autant plus notable qu'il avait expliqué l'importance de sa position reculée, à l'issue de son huitième. La spécificité du service adverse l'a conduit à s'adapter. Vainqueur en cinq manches, le Russe est ravi de son coup.
Medvedev : "Je savais que j'allais me tenir plus près en retour, mais je n'allais pas vous le dire"
Video credit: Eurosport
Une masterclass, une vraie. Après sa victoire en huitième de finale face à Nuno Borges, Daniil Medvedev avait longuement présenté l'évolution de sa position au retour, invité à le faire par Jim Courier. Une séquence mémorable, durant laquelle le Russe avait éprouvé la profondeur de l'aire de jeu de la Rod Laver Arena, visant à démontrer en quoi un placement si reculé lui permettait de retourner des services de mammouth, avec le sentiment de frapper un simple coup de fond de court.
On avait pris des notes. Hubert Hurkacz aussi ? Le cas échéant, le grand Polonais (1,96m) a dû être surpris par la façon dont Medvedev a répondu à ses engagements, lors de leur quart de finale de l'Open d'Australie, ce mercredi. Sans pour autant dégainer le SBAR de Roger Federer, le lauréat de l'US Open 2021 a sorti une arme différente, en se plaçant moins loin que lors du tour précédent, pour renvoyer les obus du 9e joueur mondial, dont il a pris le service quatre fois. Il s'en est expliqué après sa victoire, tout sourire.
/origin-imgresizer.eurosport.com/2024/01/22/3870070-78634328-2560-1440.jpg)
La MasterClass de Medvedev sur ses retours tout au "fond du court"
Video credit: Eurosport
Hurkacz et la balle qui "ne redescend jamais"
"Hubert [Hurkacz] a un service-volée incroyable. C'est probablement le seul dont la balle continue de monter, même si vous vous tenez loin derrière la ligne de fond de court. Elle ne redescend jamais", a-t-il déclaré, interrogé par John McEnroe, dans la foulée de son succès en cinq manches (7-6, 2-6, 6-3, 5-7, 6-4). De fait, prendre du recul est moins intéressant, voire contre-productif. "J'étais en mode… bon, ça ne va pas fonctionner de rester là", a poursuivi un Medvedev théâtral, qui a fini par révéler qu'il avait tout prévu.
"J'ai parlé à Jim [Courier] (de cette position reculée), j'en ai reparlé en conférence de presse… je savais que j'allais rester plus proche, lors de mon prochain match, mais je n'allais pas vous le dire, les mecs !", a raconté, malicieux, le 3e du classement ATP, devant une foule amusée. Et d'ajouter, goguenard : "Je suis content, cela a marché."
"Je vais préparer mes yeux et essayer de renvoyer tout ce que je peux", avait-il seulement déclaré avant son quart de finale. D'où mettra-t-il ses yeux à l'épreuve en demie ? Cela dépend sans doute de l'issue du duel entre Carlos Alcaraz et Alexander Zverev, opposés ce mercredi.
/origin-imgresizer.eurosport.com/2024/01/24/3871638-78665688-2560-1440.png)
Il a fini éreinté : comment Medvedev a passé l'épreuve Hurkacz
Video credit: Eurosport
Sur le même sujet
Publicité
Publicité
/origin-imgresizer.eurosport.com/2025/12/02/image-5ea1824c-6c93-4e0b-ba6d-63f66434b2c1-68-310-310.jpeg)