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Open d'Australie 2024 | Pourquoi Novak Djokovic était intouchable pour Adrian Mannarino
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Publié 21/01/2024 à 08:33 GMT+1
Novak Djokovic, briseur de rêve. Comme souvent, pour ne pas dire toujours, le numéro un mondial s'est montré implacable pour démarrer sa deuxième semaine en Grand Chelem. Le pauvre Adrian Mannarino, écrasé en trois sets (6-0, 6-0, 6-3), n'a eu aucune chance, alors même qu'il n'est pas complètement passé à côté de son match. Mais jouer Djokovic à ce stade de la compétition, c'est autre chose.
Brutal, Djokovic s'est montré sans pitié face à Mannarino : les temps forts en vidéo
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On feint parfois de s'inquiéter pour Novak Djokovic en première semaine de Grand Chelem. Tantôt pour ne pas rater la fois où il va vraiment se prendre les pieds dans le tapis, tantôt parce que se poser des questions, même avec des réponses évidentes, n'est pas forcément inutile. Rarement en revanche, on doute avant son huitième de finale. La présence d'un Adrian Mannarino au sommet de son art ne changeait rien à la sensation que cette fois, "Djoko" ne ferait pas de cadeau. Sensation confirmée par une grande performance achevée en démonstration.
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Un jeu blanc pour conclure : Djokovic parachève sa démonstration face à Mannarino
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Interrogé en conférence de presse sur son match du jour, Djokovic a eu le bon goût d'évoquer son adversaire, son "jeu du chat et de la souris", sa "main", de saluer tout ce qui avait rendu Ben Shelton, que certains voyaient déjà face au Serbe en huitièmes, chèvre au tour précédent. C'est bien le drame de Mannarino, il n'a ce dimanche pas raté son match, au contraire même si les 11 heures et 46 minutes passées sur le court en trois matches avant celui-ci ont pesé. Mais quand le 1er joueur mondial joue à un excellent niveau, le 19e à l'ATP n'a absolument aucune chance.
Surtout, Djokovic devait, comme souvent en Majeur, confirmer la montée en puissance entrevue au tour précédent devant Tomas Martin Etcheverry, une autre tête de série (N.30). Pas pour le public, pas pour les journalistes mais pour lui. Et peut-être aussi pour Carlos Alcaraz et Jannik Sinner, ses rivaux pour le titre à Melbourne, avec qui il aime jouer le match psychologique, y compris à distance. Aussi, il ne fallait pas compter sur un "Nole" pas engagé à 100% mentalement et physiquement. C'est principalement cet aspect de sa panoplie qui a fait la différence avec son début de tournoi.
"Ce que je pense, c'est que les deux derniers matches furent bien meilleurs que les deux premiers, a apprécié Djokovic en conférence de presse. Ce n'est pas la première fois que je me retrouve dans cette situation, où je démarre doucement et ensuite je construis mon jeu à mesure que le tournoi avance". Comprenez qu'il sait faire, que lui en tout cas ne s'inquiétait pas et qu'il savait pouvoir se servir d'adversaires solides mais loin de son niveau pour se régler d'abord, se tester ensuite.
Djokovic a mené la vie dure à Mannarino
"J'ai vraiment bien joué, notamment dans les deux premiers sets. Je ne lui ai rien donné, je l'ai fait travailler pour ses jeux de service, analysait encore le tenant du titre et décuple vainqueur. J'ai extrêmement bien servi, dès que j'en ai eu besoin. C'était une performance très propre. Je me suis très bien préparé et j'ai très bien exécuté." Jamais dans cet Open d'Australie 2024, Novak Djokovic n'avait mieux servi (70% de premières, 81% de points gagnés derrière celle-ci), ni n'avait commis aussi peu de fautes (15 face à Mannarino contre 32 contre Popyrin en quatre manches).
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Henin : "Je ne mettais jamais le frein à main pour laisser un jeu à mon adversaire"
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Mieux, il a matché son nombre de coups gagnants réussis face à Etcheverry (35 contre 31 ce dimanche) mais il a disputé une soixantaine de points de moins devant le Français (184 contre 127). Preuve que le Djokovic qu'a affronté Mannarino était un autre joueur. Pas encore celui de la finale sans doute, mais sa version la plus approchante jusqu'ici.
Pas loin de son meilleur niveau
Questionné sur une possible décontraction avec tous les records qu'il a déjà battus, Djokovic a répondu qu'il aimerait bien mais qu'il en est loin. "C'est comme ça a toujours été : très intense. Cela se voit encore aujourd'hui. C'était un long match, j'étais devant et j'avais des discussions enflammées avec mon clan." Voilà sans doute une autre explication à son récital du jour : l'envie de toujours bien faire, de toujours faire mieux et de trouver la moindre motivation, souvent avec le public (qui a logiquement rapidement pris fait et cause pour Mannarino ce dimanche), pour aller plus loin.
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Mannarino délivré : un premier jeu marqué après 13 concédés et le public dans la poche
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Djokovic aurait pu se satisfaire d'une victoire facile mais pas écrasante devant Adrian Mannarino, un joueur dont il savait qu'il n'avait ni le jeu, ni les coups pour lui faire mal. Il aurait pu mais il ne serait pas lui sans cette soif de perfection, sans ce mental qui ne faiblit jamais. "Manna" victimisé, Djokovic a prévenu le reste de la concurrence : il va bientôt atteindre son meilleur niveau, il n'en est vraiment pas loin.
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