Open d'Australie - Les crampes de Terence Atmane et Laurent Lokoli : cruelles injustices et terribles images

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C'est l'image de la nuit à Melbourne. Malgré un premier set très prometteur, chapardé à un Daniil Medvedev attentiste, Terence Atmane a été forcé d'abandonner au premier tour à cause de terribles crampes (5-7, 6-2, 6-4, 1-0). Le Français en a pleuré de dépit malgré les mots encourageants du Russe. Victime d'une situation similaire l'an passé à Roland-Garros, Gabriel Debru a défendu son compatriote

Le calvaire d'Atmane : Touché par les crampes, le Français obligé de balancer son jeu de service

Video credit: Eurosport

Un calvaire difficile à regarder. Mais encore plus à vivre. Terence Atmane a vécu une grande première en Grand Chelem terrible ce lundi face à Daniil Medvedev, forcé d'abandonner pour causes de crampes terribles et surtout tenaces. Après avoir pris la décision d'arrêter au début du quatrième set, il s'est écroulé sur sa chaise, en larmes, dépité à l'idée de ne pas avoir pu défendre convenablement ses chances.
Avant tout cela, pourtant, il avait tout bien fait, chipant le premier set à un Medvedev attentiste et malmené à l'échange, notamment par des amorties bien senties. Mais, face à la chaleur de Melbourne et l'appréhension d'une telle première, le gaucher a été piégé par son propre corps. Au début du troisième set, à 1-1, de terribles crampes le rendaient bien incapable de servir ou de se déplacer.
"Ça n'avait pas de sens de continuer car je continuais à cramper, a-t-il ainsi expliqué en conférence de presse. C'est très difficile à vivre, j'étais sans doute un peu trop stressé sur le début de match. C'est la première fois que ça m'arrive, c'est lié à 100 % au stress car physiquement je me sentais encore frais après mes qualifs." Les crampes n'ont donc rien à voir avec une quelconque préparation physique. De l'extérieur, il semble bien compliqué de le comprendre.
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Au bout de lui-même, Atmane abandonne face à Medvedev

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"Je vois beaucoup de critiques sur les crampes, que les jeunes joueurs ont de plus en plus, j’en ai fait les frais aussi, a ainsi expliqué Gabriel Debru sur X après avoir été victime d'une mésaventure similaire lors des qualifications de Roland-Garros. Je ne pense pas que c’est un manque de préparation, on s’entraîne très dur tous les jours, très dur avec des objectifs en tête…. Mais surtout l’envie de bien faire et de sûrement mettre trop d’énergie à des moments où il n’y en a pas besoin, l’apprentissage est dur mais chaque joueur doit passer par des étapes chacune plus dures que la précédente, pour moi ça me motive à connaître encore plus mon corps".
Voilà pour le cadre théorique auquel il faut également ajouter un autre, plus empirique. En ce mois de janvier, à Melbourne, ça tape fort (parfois plus de 30° au thermomètre ce lundi) et tout le monde en souffre un peu. Victime d'un phénomène similaire en qualifications, Laurent Lokoli avait bien résumé l'affaire : "Mon corps s'est éteint d'un seul coup".
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Image impressionnante : Lokoli semble paralysé, victime de "crampes généralisées"

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Après sa victoire contre Stan Wawrinka, Adrian Mannarino expliquait ainsi avoir été secoué par les conditions de jeu : "Il n'y avait pas un pet' d'ombre, c'était compliqué. Aux changements de côté, tout allait très vite, j'avais l'impression de ne pas pouvoir récupérer pendant les courtes pauses qu'on avait".

Même Medvedev a morflé

Physiquement, difficile de reprocher quelconque largesse à Daniil Medvedev. Et pourtant, lui aussi a galéré ce lundi. "Il n'est pas habitué aux Grands Chelems donc beaucoup de nervosité de sa part, forcément, a-t-il d'abord introduit en parlant d'Atmane. Mais la chaleur est vraiment lourde. Physiquement, c'est dur. J'ai vu des gars un peu meilleurs, d'autres un peu moins bien mais j'ai l'impression que c'est compliqué pour tout le monde. Je suis content d'avoir réussi à être le meilleur physiquement parce que ça a été vraiment compliqué pour moi à un moment. C'est là qu'il a commencé à cramper donc je me suis dit que ce n'est pas évident pour lui non plus".
Terence Atmane n'est donc coupable de pas grand-chose, si ce n'est de découvrir encore les Grands Chelems et leur exigence terrible. A 21 ans, c'est logique. La déception est légitime. Mais après coup, il retenait aussi tout le reste : "Ça fait sans doute partie du 'process'. Malgré tout, je pense que j'ai réussi à prouver, aux premier et troisième sets, que j'avais les qualités pour faire jeu égal avec le numéro trois mondial."
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"Merci les gars…" : Bousculé par Atmane, Medvedev s'amuse d'avoir été mal conseillé

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