Open d'Australie 2025 - "Novak était très abattu, je l'ai rarement vu comme ça"

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Après son forfait avant les quarts de finale à Roland-Garros l'an dernier, Novak Djokovic a dû abandonner vendredi en demi-finale de l'Open d'Australie contre Alexander Zverev après la perte du premier set (7-6). Un gros coup dur pour le Serbe, qui avait retrouvé toute sa détermination en ce début d'année. Son corps va-t-il freiner pour de bon ses ambitions ?

Le dernier Open d'Australie pour Djokovic ? "Il y a des chances, qui sait ?"

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Novak Djokovic rêvait de reconquête. On l'avait retrouvé déterminé comme on ne l'avait pas vu depuis longtemps. Sevré de titre en Grand Chelem l'an dernier, une première pour lui depuis 2017, il venait en Australie pour une gigantesque mise au point. Cette ambition s'est fracassée vendredi sur les limites de son physique. Une déchirure musculaire à la cuisse gauche, celle qui avait débarqué contre Carlos Alcaraz en demi-finale, lui a porté le coup de grâce en demie face à Alexander Zverev. Une fin brutale qui a laissé Boris Becker "sans voix" au micro, "ce qui ne nous arrive jamais".
Le triple vainqueur de Wimbledon nourrissait un sentiment ambivalent avant cette demi-finale, dans la mesure où Zverev est son compatriote et Djokovic son ancien poulain puisqu'il en a été l'entraîneur. "Je pensais qu'il serait en mesure de jouer ce match et de défendre ses chances, ajoute Becker. Mais c'est le sport. Il était diminué. Il a révélé après coup qu'il n'avait pas tapé du tout la balle depuis le match contre Alcaraz, ce qui n'était pas bon signe. Novak était très abattu, je l'ai rarement vu comme ça. Il déteste abandonner, c'est un perfectionniste."
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Djokovic : "J'ai fait tout mon possible pour gérer cette déchirure musculaire..."

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Cet abandon laisse un goût très amer au Serbe, à juste titre, mais il soulève aussi un certain nombre d'interrogations pour la suite. "La grande question, c'est justement 'quelle sera la suite pour lui ?' se demande Boris Becker. Va-t-il continuer avec Andy Murray, ce que j'espère ?Où et quand le reverra-t-on ?"
L'Allemand se demande à demi-mots si la détermination du "Djoker" restera aussi élevée à l'avenir qu'elle a pu l'être en ce début d'année. Mais c'est un sacré coup dur qu'il doit digérer. "Quo vadis ?" (Où vas-tu )?, dit-il. J'espère qu'il va continuer, mais c'est un moment très difficile pour Novak."
"La question n'est pas celle de sa fin de carrière pour le moment, bien sûr que non, mais au-delà du physique, il a beaucoup parlé de la motivation, rappelait de son côté Justine Hénin dans l'émission Eurosport Tennis Club. On sent qu'il est guidé par la passion, il a besoin de ça. C'est un garçon tellement intelligent qu'il va se poser les bonnes questions pour atteindre ses objectifs et pour être optimiste, il y a quand même eu des signes extrêmement encourageants quant à son niveau de tennis."
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"Siffler Djokovic est assez lamentable et hallucinant"

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"C'est le meilleur tennis de Novak depuis les Jeux Olympiques l'été dernier, confirme Becker. Et son match contre Alcaraz, c'était de la première classe." Mais a-t-il encore deux ou trois matches de cet acabit sous le coude en Grand Chelem ? "Il y a eu ce quart de finale contre Alcaraz où il est allé puiser physiquement mais aussi émotionnellement, et aujourd'hui (vendredi), c'en était trop pour lui", estime Justine Hénin.
"Oui il n'y a que les Grands Chelems qui comptent pour lui, mais quand on est sorti des quatre premières têtes de série, on joue Alcaraz en quart de finale et ça, c'est un vrai problème pour lui, souligne l'ancien finaliste de l'Open d'Australie Arnaud Clément. Est-ce qu'il en est capable aujourd'hui ? C'est la question qui se pose et il n'en a pas été capable sur les derniers tournois du Grand Chelem."
Le temps va commencer à presser pour Djokovic dans sa quête du 25e Majeur, synonyme de record absolu, hommes et femmes confondus. Les cinq derniers Majeurs ont couronné d'autres joueurs que lui. Une disette inédite pour lui depuis sept ans. Et comme il a laissé planer un doute quant à un retour en Australie en 2026... "Il reviendra, j'en suis convaincu, avance toutefois Mats Wilander. Il joue du très bon tennis. Je serais très surpris qu'il ne soit pas une menace dans les trois autres Grands Chelems, surtout à Wimbledon."
Tout le monde est d'accord sur son niveau. Il a toujours celui d'un possible vainqueur en Grand Chelem et ces quinze derniers jours, il en avait aussi la détermination. "Mais oui, c'est un peu inquiétant quand, à son âge, on se blesse, d'autant qu'on met en général un peu plus longtemps à revenir", tranche Wilander.
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