Open d'Australie 2025 - Osaka - Mouratoglou, finalement, ça colle : "Au début, je me méfiais un peu de lui..."
Par Laurent Vergne
Publié 15/01/2025 à 09:41 GMT+1
Naomi Osaka n'avait pas un tableau de tout repos. Mais après Caroline Garcia, ex-numéro 4 mondiale, la Japonaise a pris au 2e tour le dessus sur Karolina Muchova. Un nouveau succès en trois sets (1-6, 6-1, 6-3) qui confirme son retour progressif à un excellent niveau. Les fruits, selon elle, de son travail avec Patrick Mouratoglou. Ses doutes du début se sont évaporés.
Osaka hugely impressive in downing Muchova - Australian Open highlights
Video credit: Eurosport
Leur collaboration est encore toute jeune. Naomi Osaka l'avait officialisé le 25 septembre dernier, à Pékin. Mais son travail avec Patrick Mouratoglou porte déjà ses fruits. Après avoir battu Caroline Garcia au premier tour, la Japonaise a surmonté l'obstacle Karolina Muchova et un début de match très difficile mercredi à Melbourne (1-6, 6-1, 6-3) pour se hisser au troisième tour de l'Open d'Australie. Mine de rien, elle n'avait plus atteint ce stade de la compétition en Grand Chelem depuis trois ans. C'était ici, en Australie.
Depuis, de blessure à l'âme en blessures au corps en passant évidemment par son retrait du circuit pour cause de grossesse et de maternité, l'ancienne numéro un mondiale avait disparu des sommets. La reconquête est encore loin pour celle qui pointe à la 51e place du classement WTA. Mais peu à peu, la confiance, les résultats et l'ambition reviennent.
Elle vise le long terme
Quand elle s'est engagée avec Patrick Mouratoglou, c'était dans l'espoir d'une collaboration durable. "J'essaie de ne pas m'engager dans des collaborations à court terme, avait-elle expliqué en septembre dernier. J'essaie de penser que c'est un engagement à long terme. J'aime sa façon d'entraîner. Je pense que ça va être très intéressant." Quatre mois plus tard, le duo semble fonctionner.
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Noami Osaka - Caroline Garcia - Les temps forts du match - Open d'Australie
Video credit: Eurosport
"C'est drôle, avoue-telle aujourd'hui, parce que j'en ai parlé à pas mal de gens, mais au tout début, je me méfiais un peu de lui, parce que sa personnalité est très… Je ne savais pas si ça allait coller avec lui. Oui bon, je pense à voix haute, peu importe (rires)." La championne nippone peut justement en parler ouvertement aujourd'hui, parce qu'elle le voit différemment : "En fait, il est très drôle. Vraiment hilarant. Je ne m'attendais pas du tout à ça de sa part, parce que je trouvais qu'il était tellement direct. Il est très drôle, oui."
Même si elle accorde une place capitale au rapport humain, c'est d'abord d'un entraîneur dont avait besoin Naomi Osaka. Sur ce point aussi, pour l'heure, elle est satisfaite. Elle avait souligné son importance après sa victoire contre Caroline Garcia. "Il m'a donné beaucoup de conseils, beaucoup de petits 'tips". Sur le service de Caroline notamment. J'ai juste eu à les appliquer et son service est devenu plus prévisible", avait-elle détaillé.
Le maître-mot, comme toujours, c'est confiance. "Après le match, a souligné Osaka après la rencontre contre Muchova, je disais à Patrick que j'étais très reconnaissant d'être allé à Auckland parce que j'y avais également joué des trois sets très difficiles. Je pense que si j'étais immédiatement venu ici à Melbourne et que j'avais dû affronter Garcia et Muchova… Là, avec ces deux matches en trois sets, le simple fait d'avoir l'expérience du premier tournoi à Auckland m'a vraiment aidé."
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Osaka, "mode" revanche : "Elle m'avait écrasée alors que j'avais ma meilleure tenue"
Video credit: Eurosport
Contrairement à ce que l'on pourrait imaginer, ce n'est pas l'ancien entraîneur de Serena Williams que Naomi Osaka est allée chercher. "Je pense que le fait qu'il ait été le coach de Serena m'a incitée à l'éviter, tout simplement parce que sa personnalité est si forte, assure-t-elle. Ce n'est pas malpoli parce que j'ai découvert que ce n'était pas vrai, mais je ne savais pas si c'était un bon entraîneur ou s'il avait entraîné Serena." Sous-entendu, quel était sa part, sa contribution à une championne de toute façon exceptionnelle ?
"C'est un très bon entraîneur, j'aime sa façon d'entraîner", disait-elle dès Pékin. C'est en le rencontrant, en parlant avec le technicien français, qu'elle a pris sa décision. Aujourd'hui, elle pense avoir pris la bonne et envisage les choses à plus long terme. Ce début d'année 2025 la conforte. A Auckland, elle avait salué son travail après son deuxième tour contre Graebner. "Pendant l’interruption (due à la pluie, NDLR), Patrick avait deux points très clairs pour moi, et j’en étais vraiment reconnaissante. Ce sont des petites choses comme ça qui font une grande différence. Pour moi, tout est une question de confiance."
La confiance, elle la retrouve au fil des matches. A Auckland, elle avait atteint la finale, avant d'abandonner contre Clara Tauson. C'est déjà en étant obligée de renoncer qu'elle avait cédé contre Coco Gauff à Pékin lors de son premier tournoi avec Patrick Mouratoglou. "Mais ça veut dire que, techniquement, on est toujours invaincus ensemble", souriait-elle en arrivant à Melbourne.
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