Open d'Australie - Pas d'interview sur le court et un coup de gueule : Novak Djokovic veut des excuses
Par Laurent Vergne
Publié 19/01/2025 à 13:36 GMT+1
Novak Djokovic n'a pas voulu se plier à l'interview d'après-match sur le court dimanche. Il a quitté le court sans répondre à Jim Courier. Ce n'est pas contre l'ancien champion américain qu'il était remonté, mais après un journaliste australien pour ses propos désobligeants envers lui-même et des supporters serbes. Il veut des excuses ou s'abstiendra jusqu'à la fin du tournoi.
Djokovic refuse l'interview sur le court et sort sous les sifflets
Video credit: Eurosport
Jim Courier a été le premier surpris. Présent sur le court pour effectuer la traditionnelle interview d'après-match avec Novak Djokovic, l'ancien double vainqueur de l'Open d'Australie (1992, 1993) est resté tout seul, le Serbe ayant décidé de quitter le court sans répondre à ses questions. Le Djoker a juste pris le micro, remercié le public laconiquement et donné rendez-vous au prochain tour.
"C'est très simple, Novak avait regardé mes interviews de ces derniers jours, il s'est dit qu'il ne voulait pas répondre à mes questions et qu'il allait parler à une vraie pro alors il est parti directement voir Babsi", a plaisanté Courier. Babsi, c'est Barbara Schett, consultante comme lui sur Eurosport. Elle a effectivement pu interroger Novak Djokovic juste à sa sortie du court dans le couloir, mais sans lui poser de questions sur son rapport au public ou sa décision de ne pas se soumettre à l'interview avec Jim Courier. Il ne voulait manifestement pas évoquer le sujet à chaud.
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Djokovic a fait le job face à Lehecka : le grand format en vidéo
Video credit: Eurosport
"Je n'ai pas senti de tension particulière, et je ne savais pas que ça allait se passer comme ça, mais je rappelle qu'il n'y a aucune obligation pour les joueurs de faire l'interview sur le court", a ajouté Jim Courier, redevenu sérieux. Contrairement aux conférences de presse qui, elles, sont obligatoires, l'interview d'après-match sur le terrain est une tradition, mais ne présente aucun caractère contractuel. "C'est juste une opportunité pour eux de parler au public dans le stade et bien sûr aux fans à travers le monde, mais rien ne les y oblige. Les joueurs peuvent zapper ça, s'ils sont blessés ou fatigués." Ou agacés pour une raison ou une autre.
En conférence de presse, Novak Djokovic a expliqué le pourquoi du comment. Avant même de répondre à toute question, il a démarré par là. "Je voudrais juste clarifier les raisons qui m'ont conduite à ne pas donner d'interview sur le court, a-t-il dit. Il y a quelques jours, un célèbre journaliste sportif de Channel 9 (Toby Jones, même si Djokovic n'a pas mentionné son nom, NDLR) s'est moqué des fans serbes et a fait des commentaires insultants à mon sujet".
Depuis vendredi soir, cette vidéo montrant le présentateur de Channel 9 Tony Jones se moquer des supporters de Novak Djokovic circule sur les réseaux sociaux. "Nous sommes de retour à Melbourne Park, où vous pouvez voir les fans de Novak Djokovic chanter à pleine voix", lancele journaliste. "Les chants sont assez extraordinaires: 'Novak est surcoté', 'Novak c'est du passé', 'Novak expulsez-le'", poursuit Tony Jones, trois ans après que le Serbe se soit fait renvoyer d'Australie pour son refus de se faire vacciner contre le Covid-19. "Je suis content qu'ils ne puissent pas m'entendre", ajoute-t-il.
"Étant donné que Channel 9 est le diffuseur officiel de l'Open d'Australie, a ajouté de son côté 'Nole', j'ai décidé de ne plus donner d'interviews à Channel 9". Il va également s'abstenir de faire des interviews d'après-match tant que la chaîne et le journaliste ne présentent pas d'excuses. Il a aussi eu une discussion animée avec Craig Tiley, le patron de l'Open d'Australie, avant de se rendre à sa conférence de presse.
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Un Jeu décisif maîtrisé et Djokovic se qualifie en quarts : Revivez la balle de match en vidéo
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"Je n'ai rien contre Jim Courier ni contre public australien, a tenu à préciser le décuple vainqueur du tournoi. C'était une situation très délicate pour moi sur le terrain aujourd'hui après le match. C'est dommage d'avoir choisi de dire quelque chose pour la foule, mais ce n'était évidemment pas le moment pour moi d'expliquer les raisons de ma décision, ce que je fais maintenant." "Je laisse Channel 9 gérer la situation", a conclu Djokovic, qui sera opposé en quarts de finale à Carlos Alcaraz, mardi.
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