Open d'Australie - Novak Djokovic après son abandon en demi-finale : "Ma dernière à Melbourne ? C'est une possibilité"

Eurosport sur Google

Contraint à l'abandon après avoir perdu un premier set très accroché en demi-finale de l'Open d'Australie face à Alexander Zverev vendredi (7-6, ab.), Novak Djokovic a confié souffrir d'une déchirure musculaire à la cuisse gauche. Six mois après son forfait avant son quart de finale à Roland-Garros, cette fragilité physique le préoccupe, même si son niveau de jeu le rassure.

Une belle bagarre avant l'abandon : les images du set entre Zverev et Djokovic

Video credit: Eurosport

Cette fois, il n'y a pas eu de miracle de Melbourne pour lui. Décuple vainqueur du tournoi, Novak Djokovic avait pris la bonne habitude de surmonter bien des épreuves par le passé. De son propre aveu, il s'épanouissait même dans le "drama" et à deux reprises au moins, en 2021 et 2023, le Serbe était allé soulever le trophée malgré des blessures contractées en cours de quinzaine. Comme il y a deux ans, le Serbe souffrait d'une déchirure à la cuisse, mais ce vendredi en demi-finale de l'Open d'Australie, il a eu beau serrer les dents, la douleur était trop forte.
"Je n'ai pas frappé une balle depuis le match contre Alcaraz, donc jusqu'à une heure avant la demi-finale aujourd'hui (à l'échauffement, NDLR), a-t-il expliqué en conférence de presse après son abandon. J'ai fait tout ce que je pouvais pour gérer au mieux la déchirure musculaire que j'avais. Les médicaments, le strap et le travail avec le kiné m'ont aidé jusqu'à un certain point aujourd'hui. Mais oui, vers la fin du premier set, j'ai commencé à sentir de plus en plus la douleur. C'était trop. C'est une fin malheureuse, mais j'ai essayé."
picture

Une grosse faute, l'abandon et les sifflets : la terrible fin de 1er set de Djokovic face à Zverev

Video credit: Eurosport

Si j'avais gagné le 1er set, j'aurais peut-être essayé quelques jeux de plus
Et Djokovic de se lancer dans la comparaison avec son épopée en 2023. "Je l'avais mieux gérée. Et ça m'avait même aidé à mieux jouer (en prenant plus de risques et d'initiatives pour abréger les points, NDLR) et à remporter le tournoi. Sur le court, ça ne me dérangeait pas autant. Dans ce genre de circonstances, il faut fait tout ce qu'on peut dans un temps réduit. J'avais un jour de repos supplémentaire, donc je pensais que ça allait peut-être suffire. Mais ça n'a pas été le cas, malheureusement. Je l'accepte. Je ne peux pas jeter à la poubelle tous les souvenirs, les résultats et les accomplissements incroyables que j'ai eus ici juste parce que cette année, j'ai abandonné en demi-finale. Bien sûr, je suis déçu, mais l'Australie demeurera dans ma tête et dans mon cœur le Grand Chelem où j'ai le mieux joué."
A 37 ans révolus, Djokovic connaît son corps mieux que personne et sait ce qu'il peut lui faire endurer. Sa décision d'arrêter les frais ne peut être remise en cause de ce point de vue. Mais elle a surpris, car le Serbe avait réussi à bien s'accrocher dans un premier set finalement cédé sur le fil au tie-break à Alexander Zverev après plus d'1h20 d'empoignade.
picture

Le dernier Open d'Australie pour Djokovic ? "Il y a des chances, qui sait ?"

Video credit: Eurosport

Un immense combat semblait engagé, alors quand il s'est brutalement arrêté, la frustration du public était palpable et quelques sifflets malvenus sont descendus des tribunes. Le Serbe ne pouvait-il pas résister comme il l'avait fait contre Alcaraz ? Ce serait oublier qu'il avait déjà indiqué qu'il aurait pu abandonner au tour précédent si l'Espagnol avait mené deux manches à rien.

Le poids des ans et un corps de plus en plus fragile

"Si j'avais gagné ce premier set, peut-être que j'aurais essayé de tenir quelques jeux de plus, la moitié d'un set, peut-être même un set. Je ne sais pas. C'était de pire en pire. Je savais que même si je gagnais le premier set, ça allait être une immense et pénible bataille pour moi de m'accrocher physiquement dans les échanges pendant deux, trois ou quatre heures. Malheureusement, je ne pense pas que j'en avais assez dans le réservoir aujourd'hui", a insisté l'ex-numéro 1 mondial.
Djokovic est d'ailleurs le premier frustré par la situation, lui qui a été rassuré par son niveau de jeu dans cette quinzaine. A vrai dire, il se voyait bien aller au bout si son corps l'avait épargné. Mais c'est justement là où le bât blesse depuis quelques mois. A Roland-Garros en 2024, son genou l'avait empêché de s'aligner en quart de finale. A l'US Open, il manquait cruellement d'énergie, et à Melbourne, c'est donc sa cuisse gauche qui l'a trahie. Le poids des ans se ferait-il de plus en plus sentir ?
"La question se pose désormais sur l'enchaînement des matches dans une quinzaine. Est-ce qu'il en est encore capable ? On ne le sait pas. C'est peut-être un peu tôt pour faire des parallèles, mais on avait vu un Rafael Nadal qui n'était plus capable progressivement de tenir la distance en Grand Chelem parce qu'il y avait toujours un petit pépin physique ou une grosse blessure qui arrivait. On voit que c'est le cas également pour Novak Djokovic", considère Arnaud Clément, consultant pour Eurosport.

Le feu intérieur brûle toujours, malgré tout

Le principal intéressé a d'ailleurs conscience de cette fragilité nouvelle. Et si cet Open d'Australie était le dernier de sa prodigieuse carrière ? "Je ne sais pas. Il y a une possibilité. Qui sait ? Il faut que je voie comment la saison se déroule. Je veux continuer. Mais est-ce que je vais revoir ma programmation ou non pour l'année prochaine ? Je n'en suis pas sûr. J'aime venir jouer en Australie normalement. J'y ai eu les plus grands succès de ma carrière. Donc si je suis en forme et motivé, je ne vois pas de raison pour laquelle je ne viendrais pas. Mais il y a toujours une possibilité, oui", a-t-il avoué.
La bonne nouvelle malgré tout, c'est que le feu intérieur, lui, brûle toujours. Son attitude lors de cette quinzaine l'a prouvé. "Je ne m'inquiète pas quand j'aborde un Grand Chelem, mais les statistiques sont contre moi. C'est vrai que je me suis un peu blessé dernièrement, je n'en connais pas exactement la raison. C'est une combinaison de facteurs différents peut-être. Mais je continuerai, je continuerai à faire tout mon possible pour gagner plus de Grands Chelems. Aussi longtemps que je sentirai que je veux faire tous ces efforts, je serai là."
picture

Zverev : "S'il vous plait, ne sifflez pas un joueur qui abandonne, donc respectez Novak"

Video credit: Eurosport


Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité