Open d'Australie 2026 - Alexander Bublik sur le public australien : "Vous devriez essayer de jouer un Français à Bercy…"
Par Laurent Vergne
Mis à jour 25/01/2026 à 17:28 GMT+1
Balayé par Alex De Minaur dimanche en huitièmes de finale, Alexander Bublik est tombé de haut. Mais ce n'est pas la faute du public australien, lequel est supporter, mais certainement pas excessif. Bublik a connu bien pire. En France, surtout, du côté de Bercy, qui fut longtemps l'antre du Masters 1000 parisien. Ça, c'était autre chose...
Le public est-il chaud en Australie ? "Rien ne surpasse Bercy", selon Bublik
Video credit: Eurosport
Alexander Bublik s'est noyé dimanche à Melbourne. Face au héros local Alex De Minaur, qui porte les espoirs d'un pays sevré d'un sacre d'un de ses champions chez les hommes depuis très exactement 50 ans (Mark Edmonson en 1976), le Kazakhstanais a pris un bouillon (6-4, 6-1, 6-1) alors que tout le monde espérait un choc intense et du suspense. Mais s'il a perdu pied, cela n'a rien à voir avec la chaleur de l'atmosphère dans les tribunes.
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Interrogé sur le fait de savoir s'il était compliqué d'affronter un joueur australien ici, le numéro 10 mondial a préféré en rire. "Vous devriez essayer de jouer un Français à Bercy…", a-t-il lancé, en référence à l'ancien site du Rolex Paris Masters. Le M1000 de la capitale parisienne a été organisé pendant près de 30 ans sous la célèbre pyramide verte, avant de déménager à La Défense Arena. Là-bas, l'atmosphère se cherche encore un peu, mais Bercy était en effet réputé pour être une des arènes les plus intimidantes du circuit quand un joueur français était l'un des protagonistes.
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Pas le match mais le point du match pour Bublik face à De Minaur
Video credit: Eurosport
C'est impossible d'être plus détesté qu'en affrontant un Français à Bercy
"Je pense qu'il n'y a rien qui surpasse ça, c'est d'un niveau inégalé, insiste Bublik. C'est impossible d'être plus détesté qu'en affrontant un Français à Bercy." Il opère d'ailleurs une distinction entre le Rolex Paris Masters de Roland-Garros sur ce plan. "Roland-Garros, ça va, mais Bercy, c'était plus dur", dit-il. "Quand tu affrontes un Français en France et que tu rates ton premier service, le public commence à applaudir et à crier en te disant de faire une double faute", a-t-il illustré.
Il n'y a qu'une chose qui puisse être à peu près comparable, selon son vécu : "Quand on avait joué au Chili en Coupe Davis, c'était à peu près ça". Mais c'était de la Coupe Davis, pas un tournoi traditionnel du circuit. Rien à voir en tout cas avec ce qu'il a pu ressentir dimanche lors de son huitième de finale face à Alex De Minaur. "Le public était absolument génial, assure-t-il. C'était une super expérience, j'en ai profité et je ne me suis pas senti comme un joueur passionnément haï."
Ces dernières années, le public de l'Open d'Australie semblait avoir quelque peu changé. Un peu plus turbulent, avec parfois même une pointe d'agressivité qu'on ne lui avait jamais connu dans son histoire. Mais cette année, il paraît à nouveau plus "traditionnel" et connaisseur. Ce n'est en tout cas pas lui qui a fait totalement dérailler le fantôme d'Alexander Bublik.
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