Open d'Australie / simple messieurs - Une nouvelle case à débloquer : Valentin Vacherot, objectif Grand Chelem
Mis à jour 19/01/2026 à 10:45 GMT+1
Révélation mondiale de la saison ATP après son titre complètement fou au Masters 1000 de Shanghai, Valentin Vacherot débute l’année 2026 avec des ambitions forcément revues à la hausse. Il visera déjà une première victoire dans le tableau principal d’un Grand Chelem à l’Open d’Australie, où il affrontera lundi le qualifié américain Martin Damm. Jusqu’où le vent le mènera(it) ensuite ? Mystère…
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Évacuons tout de suite le poncif : non, Valentin Vacherot n’a pas besoin de "confirmer" quoi que ce soit, trois mois après son sacre historique à Shanghai et cette histoire complètement folle écrite à quatre mains avec son cousin Arthur Rinderknech. Quand on gagne un Masters 1000, la "preuve" est déjà faite. Et le Monégasque a d’ailleurs montré qu’il savait enchaîner : quart de finale au Rolex Paris Masters, puis de nouveau cette semaine à Adelaïde, où il a été battu par Alejandro Davidovich Fokina. C’est peut-être moins flamboyant. Mais c’est solide, constant. Et c’est exactement ce qu’il recherche désormais.
En revanche, une nouvelle histoire reste bel et bien à écrire. Vacherot se retrouve, en quelque sorte, face à une page blanche. Après une saison 2025 qui fut celle d’une explosion presque irréelle, le voilà en 2026 installé aux portes du top 30, 32e mondial. Et ça change tout : l’angle de vue comme les perspectives.
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Vacherot recevra-t-il une invitation ? "Jouer à Paris, ce serait la continuité du rêve"
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Il le sait : il sera observé avec curiosité à Melbourne, où il fera son entrée en lice ce lundi face au jeune gaucher américain Martin Damm, issu des qualifications et fils de… Martin Damm, ancien 5e mondial en double sous bannière tchèque. Un Américain fils d’un ancien joueur tchèque : voilà qui ne rappellera pas forcément un souvenir délicieux à Vacherot, battu par Sebastian Korda pour son premier match de l’année à Brisbane. Mais il y a pire comme tirage pour débuter en Grand Chelem.
Car les Grands Chelems constituent désormais l’une de ses cibles prioritaires. Les joueurs ayant remporté un Masters 1000 sans avoir gagné le moindre match dans un tournoi majeur ne sont pas légion. C’est même une anomalie — une de plus dans ce parcours hors normes. Vacherot disputera à Melbourne seulement son deuxième match dans le tableau principal d’un Grand Chelem, deux ans après s’être extirpé des qualifications à Roland-Garros 2024 avant de buter, déjà, sur… Davidovich Fokina.
Mon objectif est de "taper" une deuxième semaine en 2026. Et si je peux le faire dès Melbourne, au moins, ce sera coché !
Son objectif, lui, est clair : "C’est de "taper" une deuxième semaine en 2026. Et si je peux le faire dès Melbourne, au moins, ce sera coché !", a-t-il confié cette semaine au Journal du Dimanche. On en est encore loin, mais son statut de tête de série lui offre un tableau loin d’être injouable : Damm, puis possiblement Adrian Mannarino, avant un troisième tour face à Ben Shelton… à moins qu’Ugo Humbert ou Gaël Monfils ne viennent semer la zizanie dans cette partie de tableau. Alléchant.
En toile de fond, une autre question s’impose : jusqu’où peut aller Valentin Vacherot ? La réponse dépendra en partie de son intégrité physique, lui qui n’a pas été épargné ces deux dernières saisons (épaule en 2024, genou en 2025). Mais s’il parvient à rester en bonne santé, ses arguments sont bien réels, tant son profil colle parfaitement à l’archétype du tennis moderne.
"Si l’on regarde les meilleurs joueurs actuels – à l’exception de Carlos Alcaraz –, ils sont globalement grands, élancés, dotés d’un gros service et de frappes extrêmement puissantes, faisait remarquer récemment Patrick Mouratoglou. Pourquoi ? Parce qu’un joueur doté de bras plus longs, capable d’accélérer à la même vitesse qu’un joueur plus petit, frappera mécaniquement la balle beaucoup plus fort. Des étoiles montantes comme Jakub Mensik, Alex Michelsen ou João Fonseca correspondent à ce profil." Valentin Vacherot aussi.
Des conditions différentes de Shanghai
Beaucoup d’observateurs ont attribué son titre à Shanghai – au moins en partie – à sa résistance physique dans des conditions de chaleur moite, comme on en trouve souvent en Asie à l’automne, où faire avancer la balle n'est pas toujours une sinécure. À Melbourne, la chaleur est plus sèche, malgré la proximité de la mer. Mais Vacherot a d’autres atouts à faire valoir. A commencer par une confiance en lui qui ressemble plus à de la sérénité qu’à de l’arrogance.
Depuis l’automne dernier, la question lui a été posée mille fois, et sa réponse est toujours la même : non, Shanghai n’était pas un "one-shot". Plutôt un déclic. Brutal. Spectaculaire. Mais qui se serait inévitablement produit, à un moment ou à un autre. Un tel conte de fées ne se répétera évidemment pas chaque semaine. Et heureusement, d'ailleurs. Mais la première ligne de ce nouveau chapitre ne s’annonce pas moins passionnante. On la lira, c’est certain, avec beaucoup d’attention.
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