Paris 2024 - Simple messieurs - "Un blockbuster" : Djokovic-Nadal, le choc olympique
Par Laurent Vergne
Mis à jour 29/07/2024 à 01:55 GMT+2
Ils n'allaient tout de même pas rater cette occasion en or de se retrouver. Depuis le tirage au sort, chacun guettait la confrontation au deuxième tour entre Novak Djokovic et Rafael Nadal. Nous y aurons droit lundi. Le 60e duel entre les deux hommes. Déséquilibré, même ici, sur la terre battue de Roland-Garros ? Possible. Mais attention tout de même.
Nadal lâche un set mais pas la rampe : Les temps forts de sa victoire sur Fucsovics
Video credit: Eurosport
C'est le petit bonbon de la semaine tennistique. Pas tant pour eux (sans doute s'en seraient-ils passés, en tout cas si tôt dans le tableau), mais pour nous. Ce sera le 60e duel entre Novak Djokovic et Rafael Nadal, celui dont on avait fini par se demander si on le verrait un jour, compte tenu de la trajectoire empruntée depuis un an et demi par la carrière de l'Espagnol. Mais Roland-Garros, version Jeux Olympiques, y aura droit.
La dernière fois que Nadal et Djokovic avaient ferraillé, c'était ici-même, sur le Central de la porte d'Auteuil. Il y a déjà plus de deux ans, lors de l'édition 2022 de Roland-Garros. Nadal s'était imposé en quatre sets en quart de finale, avant de filer vers son 22e sacre en Grand Chelem. Un record, à l'époque. Puis il allait se blesser à Wimbledon, le début d'une longue glissade qui allait le pousser à faire une croix sur l'ensemble de l'année 2023 après une brève apparition à l'Open d'Australie.
"J'ai fait ma partie du boulot", avait souri Djokovic après sa victoire express au premier tour contre l'Australien Matthew Ebden (6-0, 6-1). C'est peu dire que le Serbe partira avec les faveurs du pronostic dans ce 60e opus. Certes, lui aussi a connu son lot de difficultés cette saison et il est apparu en retrait par rapport à ses précédentes campagnes. Il n'a d'ailleurs toujours pas remporté le moindre titre en 2023. Mais il reste un énorme client, et même si Nadal conserve une aura inégalable, les deux champions ne figurent plus tout à fait dans la même catégorie.
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Djokovic, Fils, Nadal : à qui la médaille à Paris ?
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L'affronter, c'est comme une finale
La magie Roland-Garros peut-elle opérer lundi au point de niveler les valeurs du moment pour offrir un véritable combat ? Le visage affiché par Nadal dimanche contre Marton Fucsovics n'incite pas forcément à l'optimisme. Puis ce sera le troisième match en trois jours pour le Majorquin, déjà sur le pont samedi dans la soirée en double avec Carlos Alcaraz. Au-delà de ses difficultés tennistiques du moment, il devra tenir la distance physiquement.
Malgré tout, Djokovic se méfie. Il respecte trop l'homme face auquel il mène d'une courte tête (30 victoires, 29 défaites) dans leurs confrontations directes pour tomber dans le moindre panneau. Encore moins à Roland-Garros. "C'est un blockbuster. L'affronter, c'est comme une finale, dans n'importe quel tournoi, et particulièrement ici, en sachant tout ce qu'il a accompli à Roland-Garros, où son bilan parle pour lui", a insisté le numéro 2 mondial.
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Fucsovics flirte avec le filet… mais il en fallait plus pour déborder Nadal
Video credit: Eurosport
Si Novak Djokovic a tout gagné dans sa vie, il lui manque encore ce titre olympique, dernier monument du tennis qui continue de le fuir, édition après édition. Médaillé de bronze en 2008 (après une défaite en demi-finale contre… Nadal), en chocolat à Londres en 2012, il s'était incliné d'entrée à Rio contre Juan Martin Del Potro puis en demie face à Alexander Zverev à Tokyo en 2021. Au bout du rouleau psychologiquement, il avait même laissé filer le bronze contre Pablo Carreno Busta. Echouer une nouvelle fois dans sa dernière grande quête serait douloureux pour lui, surtout contre un Nadal en apparence si loin de ce qu'il fut si longtemps.
"Il n'est plus à son top niveau, mais dans un bon jour, je pense qu'il peut encore battre n'importe qui sur terre battue", estime sa victime du jour, Marton Fucsovics. "Surtout, son fighting spirit, lui, est toujours le même", assure le Hongrois. Personne n'en doutait. Il reste à voir si ce 60e "Djokodal" sera à la hauteur de tant d'autres, notamment ici à Roland-Garros. Mais l'affiche est trop historique et charrie trop de pages de légende et de souvenirs pour ne pas susciter autre chose qu'une immense excitation. Profitons déjà de cela.
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