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David Ferrer, trentenaire infatigable

Ferrer, trentenaire infatigable
Par Eurosport

Le 04/11/2012 à 21:17Mis à jour Le 04/11/2012 à 22:27

David Ferrer est l'un des hommes en forme de cette fin de saison. Vainqueur à Bercy, l'Espagnol a encore le Masters et la Coupe Davis pour finir 2012 en beauté.

David Ferrer n'était pas venu à Bercy en dilettante. Contrairement à certains autres joueurs, qualifiés comme lui pour le Masters, l'Espagnol a joué le jeu jusqu'au bout. Et cela en valait la peine. Malgré ses 30 ans, il a tenu tête aux vieux briscards comme aux jeunes loups pour s'imposer à Paris-Bercy. Tout en profitant de la disparition progressive des meilleurs du tableau pour soulever enfin son premier trophée en Masters 1000. En aurait-il été autrement si les membres du Big Four avaient été là ? Difficile de répondre à cette question. Lui, en bon modeste qu'il est, ne vous dira pas qu'il se serait imposé. Cette saison, les huit autres titres en Masters 1000 ont été répartis entre Roger Federer, Novak Djokovic et Rafael Nadal. Mais lui a eu le mérite de saisir la balle au bond au meilleur moment.

"D'accord, j'ai sept titres à mon actif (le meilleur total de la saison sur le circuit ATP), mais cela ne compte pas. ils ne sont pas aussi importants que ceux de Roger Federer, Novak Djokovic ou Andy Murray, estime le cinquième mondial. Ce n'est pas moi qui ai gagné les plus grands titres. Mais c'était très important pour moi cette année parce que cela a été la meilleure saison de ma carrière. Cela montre que j'ai progressé. Bien sûr, je ne joue peut-être pas aussi bien que les quatre premiers, je sais qu'ils sont meilleurs que moi." A l'entendre, ce ne serait presque pas la peine qu'il aille à Londres pour tenter sa chance avec les sept autres meilleurs joueurs du moment... Pourtant, Ferrer a démontré qu'il avait largement sa place, lui qui accuse désormais le plus grand nombre de victoires cette saison (72), devant Novak Djokovic (70) et Roger Federer (68).

Le Masters et la Coupe Davis en ligne de mire

David Ferrer ne vous dira pas non plus qu'il a la possibilité de faire, à Londres, aussi bien qu'en 2007. A Shanghai, l'Espagnol avait joué son premier Masters et avait réussi l'exploit de se hisser jusqu'en finale face à Federer, après des victoires sur Djokovic et Nadal. Cette année-là, il venait de jouer une demi-finale à l'US Open et remporter un titre à Tokyo. Cette saison, un parcours quasiment identique honore ce trentenaire flamboyant qui a gagné à Vienne la semaine dernière, avant d'enchaîner à Paris. Jouer sur dur en indoor aussi bien que sur terre battue, ce n'est pas un problème pour lui. Ni même enchaîner les rendez-vous, lui qui a joué à Bercy son 27e tournoi cette saison, soit sept de plus que Djokovic par exemple.

"Je suis en confiance par rapport à mon jeu. J'ai bien joué la semaine dernière et cette semaine. J'ai joué beaucoup de matches, alors évidemment, je suis un peu fatigué, mais je vais essayer de faire de mon mieux et je vais essayer de faire un bon tournoi la semaine prochaine." A n'en pas douter, Ferrer, même fatigué par ses matches à répétition, sera encore un adversaire coriace à dompter la semaine prochaine. Logé au sein d'un groupe à sa portée, le Valencian débutera face à Juan Martin Del Potro mardi, avant de jouer Roger Federer et Janko Tipsarevic en round robin. De quoi envisager une nouvelle demi-finale à Londres, comme l'an passé où Djokovic et Murray avaient été ses victimes.

"J'aime beaucoup jouer indoor, mais en réalité, ma meilleure surface est la  terre battue. J'ai été deux fois en finale de Masters 1000, une fois à Monte Carlo et une fois à Rome, et à Shanghai, je n'étais pas loin. Face à Janowicz, j'ai essayé de ne pas penser à la pression. J'ai essayé de jouer chaque point, de rester concentré. J'avais plus d'expérience que lui dans ce genre de situation." Une expérience sur laquelle l'Espagne comptera grandement dans quinze jours : David Ferrer sera certainement le fer de lance des tenants du titre pour défier la République tchèque en finale de la Coupe Davis, à Prague. Sur dur indoor. La surface sur laquelle il a conquis son plus grand titre à ce jour et où il n'a pas fini de faire des ravages.

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