Bercy: Gilles Simon et l'occasion en or

Gilles Simon n'a jamais joué de finale à Bercy. Le Niçois aura cette occasion dans sa raquette samedi en affrontant en demi-finale (14h30) le surprenant Polonais Jerzy Janowicz, qui entre pour la première fois dans le dernier carré d'un Masters 1000.

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Crédit: Eurosport

Si un devin avait prédit à Gilles Simon qu'il serait en demi-finale d'un Masters 1000 à Bercy, le Français aurait peut-être eu un sourire de satisfaction. En précisant que ce serait face à Jerzy Janowicz, le Niçois se serait probablement étranglé. C'est pourtant face à ce Polonais, encore inconnu du grand public il y a une semaine, qu'il va jouer une quatrième demi-finale de Masters 1000, samedi après-midi au POPB, pour tenter de se qualifier pour une deuxième finale quatre ans après celle de Madrid (jouée en dur indoor à l'époque).
"Je vais affronter Jerzy Janowicz, c'est sûr que c'est une surprise, en souriait Simon sans trop y croire. D'autant plus qu'il était mené un set zéro encore face à Tipsarevic..." Mais le Français ne préfère pas trop fanfaronner à l'heure d'affronter l'un des joueurs le plus mal classé du dernier carré parisien. "Je ne cache pas que je préfère le jouer lui que Rafael Nadal (qui l'avait éliminé en demi-finale de Monte-Carlo cette saison, NDLR). Après, c'est un joueur qui est sur son nuage. Il a enchaîné de très bons résultats depuis le début de la semaine dès les qualifications, il n'aura encore rien à perdre contre moi."
"Je ne veux rien regretter"
Touché au niveau du cou, mal qui l'embête cependant de moins en moins, surtout avec un jour sans tennis la veille, Simon ne veut pas se laisser démobiliser par un nouveau pépin physique. On comprend aisément qu'être dans le dernier carré d'un Masters 1000 n'est pas une situation très courante pour le Français, même si Bercy est une exception qui aime se répéter (lire : Bercy, l'exception culturelle française). Pour Simon à Paris en tout cas, c'est quelque chose de nouveau, lui qui n'avait encore jamais passé les huitièmes de finale sous la pyramide du POPB. "Je suis content de bien jouer ici parce que c'est un tournoi que j'adore. J'ai grandi pas loin, c'est ce tournoi particulier pour moi. J'ai toujours eu envie de bien faire. Cela fait du bien enfin cette année d'en profiter."
L'important pour le Français sera de pouvoir jouer ce match à fond. "J'ai souvent des petits soucis quand je sentais pouvoir faire un résultat. Je suis fier d'être ici donc je vais tout faire pour jouer une finale ici. Mais quitte à perdre, je préfère le faire en jouant le mieux possible. Je ne veux rien regretter". C'est tout ce qu'espère Guy Forget, nouveau directeur de Bercy qui voit tous les joueurs du Top 10 mondial partir les uns après les autres. L'ancien vainqueur de Bercy en 1991 verrait encore plus cette édition d'un mauvais oeil si aucun Tricolore n'allait en finale cette année avec un record de trois Français présents en quart de finale.
Quoi qu'il en dise, la déception serait encore plus grande pour Gilles Simon qui aura le 69e joueur mondial à l'expérience limitée comme prochain adversaire, au lieu d'un joueur du Top 4, soit un match très abordable comparé à ceux joués précédemment par le Français en demi-finale de Masters 1000 face à Rafael Nadal (à Madrid 2008 et Monte-Carlo 2012) et Nicolas Kiefer, alors 37e mondial à Toronto en 2008. A moins que Bercy réserve encore son lot de surprises.
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