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Bercy 2013 - Gasquet: "Franchement, avec mes armes, c'est compliqué face à Nadal..."
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Publié 01/11/2013 à 23:07 GMT+1
Richard Gasquet avait envie de bien faire face à Rafael Nadal. Mais il ne peut que constater l'implacable supériorité du Majorquin, insoluble problème pour lui.
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Jusqu'à 3-3 dans le premier set, vous tenez, puis après ça, il se met à dérouler. Comment l'expliquez-vous?
R.G. : Il y a beaucoup de choses. La fatigue, d'abord. Même si ça n'excuse pas tout bien sûr, elle est là. J'ai joué six semaines d'affilée, et je sens que je suis un peu touché physiquement. Mais ce n'est pas tout bien sûr. Pour moi, Nadal, c'est le pire jeu possible. Sa balle est d'une lourdeur inimaginable. Il neutralise mon revers à une main avec son coup droit, c'est un gaucher, et il est tellement puissant... J'avais une grosse envie de bien faire, il y avait du monde, j'étais très motivé, mais ça ne suffit pas.
On vous a senti tendu aussi, était-ce le cas?
R.G. : Oui, sans doute. Mais c'est dû à lui aussi. Il ne donne pas un point, il fait mal à chaque coup.
Y a-t-il de la frustration?
R.G. : Forcément, toujours un peu. Je n'ai pas perdu contre le plus mauvais joueur du monde, mais c'est surtout que, tennistiquement, je voulais faire mieux que ça. Je dois servir mieux. Je joue trop court aussi, par moments. Après, je me suis un peu crispé. C'est à moi de faire l'effort pour progresser encore.
Vous disiez que c'était sans doute en indoor que vous aviez le plus de chances de battre Nadal mais, même en salle, ça reste un sacré morceau non?
R.G. : Disons qu'il est plus fort sur terre battue qu'en indoor, ça c'est une certitude. Mais, même dans ces conditions, il est costaud. Il sert extrêmement bien aussi. Alors, oui, c'est plus "facile" de le battre sur terre, mais il reste très impressionnant, peu importe la surface.
Vous sentez-vous totalement impuissant quand vous jouez Nadal? On vous a vu essayer des choses, venir au filet, mais rien n'y fait...
R.G. : Je peux faire mieux que ce que j'ai fait aujourd'hui, oui. J'avais fait mieux à l'US Open. Mais est-ce que je peux aussi bien que nécessaire pour le battre? C'est autre chose, quand même. Mais je veux encore essayer, je veux y croire, travailler et progresser pour essayer de le battre. J'ai vraiment envie de gagner un match contre lui avant la fin de ma carrière. Mais c'est dur, d'autant qu'il devient sans cesse meilleur.
En quoi a-t-il le plus progressé?
R.G. : Quand je le jouais en 2005, c'était déjà un très grand joueur. Mais il frappe encore plus fort et il prend la balle plus tôt aussi je trouve. Ça le rend extraordinairement puissant. Son service a progressé aussi. Dans tous les domaines, il progresse. C'est un énorme niveau de tennis. Alors ça ne va pas être évident de faire cette première victoire contre Nadal...
Que faudrait-il pour que vous le battiez?
R.G. : Franchement, avec mes armes, c'est compliqué. Je pense qu'il faut servir à la perfection. Il faut un gros service contre lui. Ou alors un énorme revers comme Djokovic, qui permet de jouer tôt et vite et d'avoir des solutions derrière. Il faut savoir frapper à plat très fort aussi. Mais si vous essayez de rivaliser du fond du court avec lui, ça devient globalement très dur.
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