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Bercy 2013 - Rafael Nadal, numéro un contrarié

Nadal, numéro un contrarié
Par Eurosport

Le 02/11/2013 à 22:31Mis à jour Le 02/11/2013 à 22:40

Nadal faisait grise mine samedi soir. Sa défaite face à Ferrer en demi-finales de Bercy laisse encore une opportunité à Djokovic de lui prendre sa place de numéro un mondial.

Rafael Nadal aura peut-être du mal à digérer cette défaite face à David Ferrer en demi-finales de Paris-Bercy (6-3, 7-5). Lui, le joueur de la saison, celui qui a survolé l'année avec dix titres en treize finales, a manqué de rejouer une septième finale de Masters 1000 cette année dans sa ville fétiche. Cette année plus qu’une autre, il avait tout en mains pour remporter ce titre qui lui manque toujours au palmarès. Mais force est de constater que ni Bercy ni cette surface indoor ne réussissent au Majorquin.

"Aujourd'hui (samedi, NDLR), j’ai fait beaucoup d’erreurs, a reconnu Nadal. J'ai été lent. J'étais toujours en retard sur la balle. Contre un joueur comme David qui est si rapide et qui joue bien à l'intérieur du court, c'est difficile parce qu'on est tout le temps sous pression. Je dois être beaucoup plus agressif mais surtout être plus rapide. Si je me déplace plus vite, je peux frapper la balle plus tôt, je fais moins d'erreurs. Le plus important, ce sont les déplacements.’’ Peu en jambes et peu inspiré, l'Espagnol fait la douloureuse constatation qu’il a beau briller de mille feux sur la terre battue de Roland-Garros, il n’arrive décidément pas à rayonner à Bercy, de l’autre côté de la capitale.

Nadal à deux victoires de la délivrance, Djokovic à huit

Ce qui le chafouine sans doute davantage est qu’il laisse encore de l’espoir à Novak Djokovic de lui chiper sa place de numéro un mondial. En quittant Paris samedi soir, l’Espagnol n’est toujours pas assuré de rester au sommet du classement ATP à la fin de la saison. C’est l’autre constatation que l’Espagnol fait au moment de rejoindre Londres qui l’attend à partir de mardi face au même David Ferrer. Le Majorquin a bien sûr affirmé toute cette semaine que cela n’était pas une source de préoccupation pour lui. Toujours est-il qu’il n’aimerait pas se faire doubler par Novak Djokovic qui l’a déjà tellement contrarié entre 2011 et 2012 en le battant sept fois de suite en finale.

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Lancé tel un boulet de canon en cette fin de saison, le Serbe a une occasion presque inespérée de réduire davantage l’écart qui le sépare de l’Espagnol au classement ATP. Mais s’il remporte Bercy dimanche, il sera encore loin de pouvoir le doubler. Il faudra qu’il remporte la Masters Cup ainsi que ses deux rencontres en finale de Coupe Davis, soit encore sept matches… et en même temps espérer que Nadal se casse la figure dans les matches de poule à Londres en s’inclinant au moins deux fois lors des trois rencontres qui l’attendent.

" Vendredi, j'étais moins rapide. Aujourd'hui, je n'ai pas eu le temps de préparer les points"

"Je crois que dans tout le tournoi, je n'ai pas assez bien joué, a affirmé samedi soir un Nadal qui mentionnait pourtant fièrement la veille avoir joué son meilleur match de la semaine face à Richard Gasquet. J'ai peut-être gagné 6-4, 6-1 contre Richard, mais son style est différent du style de David, a-t-il répondu. Il me correspond mieux. Il tape des balles liftées qui m’aident.. David a un jeu différent. Si mes jambes ne sont pas assez rapides, cela a un grand impact sur mon jeu. Vendredi, j'étais moins rapide. Aujourd'hui, je n'ai pas eu le temps de préparer les points."

Faut-il sentir une pointe d’inquiétude dans les propos du Majorquin ? Il n’a pourtant besoin que deux victoires en Masters Cup pour assurer son rang, voire d’une défaite de Djokovic au moins dimanche en finale face à David Ferrer pour avoir un poids en moins à porter... Résultat largement à sa portée lorsque l’on sait qu’il a Stanislas Wawrinka et Tomas Berdych en plus de Ferrer dans son groupe. Avant de penser à cette Masters Cup, qu’il n’a aussi jamais remportée, il restera les yeux rivés sur Paris car il y a de fortes chances que le premier supporter du Valencian dimanche soit Majorquin.

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