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Djokovic maître de Pékin

Djokovic maître de Pékin
Par Eurosport

Le 07/10/2012 à 11:57Mis à jour Le 07/10/2012 à 17:00

Invaincu à Pékin depuis 2009, Novak Djokovic a dominé Jo-Wilfried Tsonga, dimanche, pour soulever son quatrième trophée de la saison sur ce tournoi ATP 500, après l'Open d'Australie et les Masters 1000 de Miami et Toronto. Le leader de la saison, c'est bel et bien le Serbe.

Novak Djokovic est ici comme chez lui. Le Serbe a remporté le tournoi ATP de Pékin pour la troisième fois en battant le Français Jo-Wilfried Tsonga en deux sets 7-6 (7/4), 6-2 en finale dimanche. Déjà vainqueur en 2009 et 2010 et forfait l'an dernier, le numéro deux mondial est toujours invaincu dans la capitale chinoise, où il a dominé Tsonga pour la sixième fois de suite au terme d'une partie d'abord intense, puis à sens unique. C'est le 32e titre de sa carrière pour Djokovic, le quatrième de la saison après l'Open d'Australie, Toronto et Miami. Il lui permet d'étendre son avance à la Race, le classement de l'année, même si le Suisse Roger Federer reste pour l'instant numéro un mondial au classement technique sur les douze derniers mois.

Avec sa puissance, Tsonga a poussé le Serbe à plusieurs reprises dans les cordes. Mais dans les moments importants, c'est Djokovic qui a été le plus solide pour infliger au Manceau sa première défaite de l'année dans une finale, après deux titres à Doha et Metz. Le septième joueur mondial a réussi le premier break, blanc, pour mener 3-2 dans un superbe premier set, mais Djokovic lui a aussitôt rendu la monnaie de sa pièce. Les deux hommes se sont ensuite procurés plusieurs opportunités pour creuser l'écart mais chacun a tenu bon sur son service pour régler l'affaire au tie-break. Lesté par trois fautes directes sur les trois premiers points, Tsonga a fini par lâcher prise et Djokovic a surfé sur son élan pour ravir rapidement le service du Français au deuxième set, totalement sous son contrôle.

Même si personne n'a remporté autant de matches que lui cette année (65), Djokovic avait besoin de se rassurer lors de cette finale, lui qui avait perdu cinq des huit qu'il avait disputées cette année. L'identité de son adversaire en finale n'était pas pour lui déplaire. Tsonga a longtemps été son cauchemar personnel. Mais depuis que la bascule a opéré, il y a deux ans, le Serbe a remporté tout ce qui compte, de la demi-finale de Wimbledon 2011 à la finale de Pékin dimanche, en passant par les quarts de finale de Roland-Garros (malgré quatre balles de match écartées) et des Jeux Olympiques cette année. La semaine reste malgré tout positive pour le numéro un français, qui a conforté ses chances de disputer le Masters pour la troisième fois, avant la poursuite des hostilités la semaine prochaine au Masters 1000 de Shanghai.

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