Vous ne voulez jamais entendre ces mots. Mais en fin de compte, quand c'est votre tour, c'est votre tour.
Avant le diagnostic de l'été dernier, je me sentais constamment fatiguée pendant l'entrainement et j'avais de plus en plus de nausées au fil des jours. J'ai donc passé un test PCR pour savoir si j'avais contracté le coronavirus. Il s'est avéré négatif, mais je suis quand même allée chez le docteur car j'avais des douleurs d'estomac qui me faisaient très mal. On m'a alors dit que j'avais possiblement une gastrite. J'ai continué à me sentir mal alors nous sommes allés voir d'autres médecins jusqu'à ce que l'un d'entre eux me parle de la possibilité d'avoir un lymphome, mais nous devions attendre les résultats. J'ai passé des tests et des biopsies sur l'ensemble de mon corps jusqu'à ce que j’apprenne la mauvaise nouvelle.
La vérité est que je ne sais pas ce que j'ai pensé, mais ma première réaction a été de demander comme je pourrais me rétablir.
Tennis
Players' Voice avec Victoria Azarenka : "Afficher sa vulnérabilité, quelque part, c'est une force"
29/01/2021 À 12:05
Je pense que c'est là que mon expérience de joueuse de tennis m'a aidée. Le tennis est un sport individuel et nous sommes habitués à devoir revenir et nous soigner.
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Je n'ai pas pris mon téléphone pour chercher plus d'informations parce que j'étais certaine que je trouverais des choses que je ne pourrais pas comprendre. J'avais déjà parlé aux docteurs et ils m'avaient expliqué ce que le lymphome était. Ils m'ont donné beaucoup d'espoir et de confiance. Cela m'a beaucoup aidée.
Ma principale difficulté a été physique. Mentalement, vous savez ce qui vous attend pour apprendre à faire face à la situation, mais j'avais plus de questions au sujet des effets sur le physique. Je ne savais pas comment mon corps allait réagir face à une situation nouvelle et sans précédent comme celle-ci, il y a donc eu des jours où j'ai trouvé ça très dur physiquement. Mentalement, je l'ai très bien gérée.
Il était important pour moi de partager publiquement la nouvelle parce qu'en fin de compte, avant d'être des joueurs de tennis ou des athlètes, nous sommes des gens normaux et je voulais partager ce message. De plus, les gens savaient que je ne m'étais pas entraînée et ils avaient remarqué mon absence à l'US Open et à Roland-Garros, alors je l'ai fait pour que tout le monde sache que j'allais être absente pendant un certain temps.
Personne ne veut jamais lire ce genre de nouvelles, que vous connaissiez la personne ou non. Dans une certaine mesure, je m'attendais à recevoir des mots d'encouragement, mais je n'avais jamais imaginé la quantité de messages qui m'ont été envoyés. Ces manifestations d'affection sont à jamais dans mon cœur.
On m'a dit que rester active m'aiderait énormément et à mesure que mon traitement avançait, j'ai recommencé à faire du sport. J'aurais aimé en faire plus, comme jouer au football ou au basketball mais, avec la Covid, ce n'était pas facile de rassembler du monde. J'ai donc joué au tennis parce que, en fin de compte, c'était plus simple d'appeler une personne. J'ai aussi travaillé à la salle, mais il m'est arrivé plusieurs fois de ne plus en avoir envie et je suis rentrée à la maison.
Mon frère cuisine très bien, ce qui signifie que je n'avais pas à aller dans la cuisine et mes parents sont aussi restés à la maison. On a regardé des séries et joué aux échecs. J'ai également beaucoup lu et peint des mandalas – c'est quelque chose qui m'a aidé à passer le temps.
J'en suis aux dernières étapes de mon rétablissement. Le lundi 25 janvier, j'ai eu ma dernière séance de chimiothérapie et je dois maintenant compléter avec quelques séances de radiothérapie. Après, j'espère vraiment que tout sera terminé.
Avant ce diagnostic, j'avais pris la décision de me retirer du tennis professionnel en 2020, mais il est important pour moi de dire au revoir sur un court de tennis. Je ne voudrais pas qu'on se souvienne de moi en train de dire au revoir à l'hôpital. Dans mon esprit, si tout va bien, j'espère pouvoir dire au revoir comme je le souhaite.
Quand je pense à l'Open d'Australie, je ne peux pas dire que le vol de vingt-quatre heures ou le décalage horaire me manquent, mais mes coéquipiers, la compétition, les fans me manquent...
C'est le rêve de tout athlète de jouer les Jeux Olympiques
Cette année, j'aurai une bonne chance de jouer à Tokyo et c'est le rêve de tout athlète de participer aux Jeux Olympiques... Cela ne dépend pas de moi, mais du classement. Pour les simples, il ne peut y avoir que quatre joueuses. Si Garbiñe (Muguruza), Paula (Badosa), Sara (Sorribes) et Aliona (Bolsova) réussissent bien leur début de saison, je n'y serai pas. Cependant, j'espère que si Garbiñe a un bon classement en double, nous pourrons jouer ensemble.
Enfin, je voulais profiter de cette occasion pour remercier tout le monde pour leurs gentilles sollicitations, leur amour et leur soutien. J'espère que vous apprécierez beaucoup cette édition de l'Open d'Australie.
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