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Retraite de Marion Bartoli: La réaction d'Amélie Mauresmo

Mauresmo: "Je lui ai demandé si elle ne se précipitait pas…"
Par Eurosport

Le 15/08/2013 à 14:56Mis à jour Le 15/08/2013 à 15:50

Amélie Mauresmo s'est dit "très surprise" par la décision de Marion Bartoli, mais elle la "respecte". Les deux championnes de Wimbledon ont échangé cette nuit.

Comme tout le monde, Amélie Mauresmo a été prise de court par la décision de Marion Bartoli. La retraite de la numéro un française tombe un peu de nulle part pour tout le monde. Visiblement, pour Mauresmo aussi. "Je suis très surprise par cette annonce, a-t-elle expliqué lors d'une conférence de presse téléphonique jeudi en début d'après-midi. Je n'avais pas perçu de signes particuliers montrant cette lassitude. Il n'y avait aucun signe avant-coureur."

"Physiquement, il y avait des bobos c'est sûr, et c'est vrai qu'en général, ça ne s'améliore pas avec l'âge", a ajouté Mauresmo, au sujet des douleurs physiques évoquées par Marion Bartoli mercredi soir à l'appui de sa décision, après sa défaite lors de son premier match du tournoi de Cincinnati, contre la Roumaine Simona Halep. "Mais visiblement c'était too much." Au sujet d'un éventuel retour de Marion Bartoli, Amélie Mauresmo semblait en tout cas dubitative: "Je ne sais pas si ça collerait avec sa personnalité", a-t-elle estimé, préférant insister sur les qualités qui resteront de la désormais ex N.1 française, "son côté atypique, sa grosse capacité d'adaptation, sa volonté et sa force mentale tout à fait exceptionnelles".

" Je n'étais pas la capitaine de Fed Cup en l'écoutant "

Marion Bartoli a pris soin de contacter directement la capitaine de l'équipe de France de Fed Cup. Par sms, d'abord, puis au téléphone, ensuite, les deux championnes, qui ont en commun de figurer au palmarès de Wimbledon, ont discuté. "Je l'ai eue par téléphone. C'était plus simple pour communiquer. Elle m'avait envoyé une série de textos, ça m'a réveillée, et je l'ai appelée." Cette conversation, c'était celle de deux joueuses, de deux femmes susceptibles de se comprendre. "Je n'étais pas la capitaine de Fed Cup en l'écoutant, a-t-elle précisé. Le seul discours que je me sentais de tenir c'est qu'elle soit en accord avec elle-même. Je ne me vois pas forcer quelqu'un à continuer, c'est pas comme ça que je vois les choses. Je lui ai demandé si elle ne se précipitait pas, mais elle avait l'air en accord avec sa décision."

Si elle ne l'a pas écoutée avec son statut de capitaine de Fed Cup, Amélie Mauresmo n'a toutefois pas caché que, de ce point de vue, la retraite subite de Marion Bartoli, qu'elle avait réussi à convaincre de revenir chez les Bleus, tombe très mal. La France doit affronter la Suisse les 8 et 9 février 2014 dans le Groupe II. Cette décision est donc dure à encaisser. "Dans les objectifs qui sont les nôtres avec l'équipe de France, cela ne nous facilite pas la tâche. Mais il faut respecter sa décision", a-t-elle insisté.

AFP

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