Roland-Garros 2026 - Jannik qui ? Encore une nuit de folie, Matteo Arnaldi et l'Italie au paradis

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Une nouvelle soirée complètement folle, un dénouement au bout de la nuit, et un lundi de rêve pour le tennis italien. Matteo Arnaldi est venu à bout de Frances Tiafoe au terme d'un match formidable de plus de cinq heures, disputé dans une ambiance de carnaval sur le Lenglen (7-6, 6-7, 3-6, 7-6, 6-4). Il rejoint Flavio Cobolli et Matteo Berrettini. Il y aura trois Italiens en quarts de finale…

Matteo Arnaldi.

Crédit: Getty Images

Décidément, ce Roland-Garros n'est pas tout à fait comme les autres. Les huitièmes de finale se sont achevés lundi soir alors qu'il était déjà mardi, à plus d'une heure du matin, par un nouveau combat mémorable. Aryna Sabalenka et Naomi Osaka ont certes eu les honneurs de la night session sur le Chatrier, mais c'est bien sur le court Suzanne-Lenglen que la soirée s'est prolongée avec un duel totalement fou entre Matteo Arnaldi et Frances Tiafoe. Et comme c'est souvent le cas en tennis ces temps-ci, à la fin, le vainqueur a été italien...
Mais que de rebondissements pour en arriver jusqu'à ce dénouement heureux pour le natif de Sanremo et tellement cruel pour l'Américain. Près de cinq heures et demie (5h26 exactement) d'une baston follement géniale, dans une ambiance à l'unisson. Les titulaires de billets pour le Chatrier ont eu le droit de migrer vers le Lenglen pour se mêler à la fête. Plus on est de fous… Mais les deux plus allumés étaient encore sur le court. Arnaldi et Tiafoe, chiens enragés en défense, sont allés très loin dans la créativité émotionnelle et plus encore dans leur envie de ne jamais renoncer.

Panatta peut être fier

Il fallait un vainqueur et, plus regrettable, un perdant. Ce fut donc Frances Tiafoe, qui devra se creuser les méninges pour comprendre comment il a pu laisser filer un match qu'il tenait si bien dans le quatrième set. Il a ainsi servi pour la victoire à 5-4, mais il s'est fait breaker et Arnaldi a ensuite empoché le jeu décisif. Et lui, Arnaldi, comment a-t-il pu s'en sortir ? Avec la complicité de son presque bourreau devenu victime, et avec le soutien d'un public largement acquis à sa cause tant les supporters transalpins ont répondu présent en masse.
Pourtant, jusqu'au bout, Frances Tiafoe s'est battu et y a cru. Jusqu'à cette balle de débreak à 5-4 dans le dernier set. Mais la troisième balle de match a fini par être la bonne pour Arnaldi, par la grâce d'un dernier coup droit dans le filet de son adversaire. Pour la toute première fois de l'histoire, il y aura trois Italiens en quarts de finale d'un tournoi du Grand Chelem. Il y en aura même à coup sûr un en demie puisqu'ils sont tous dans la même moitié de tableau. Arnaldi affrontera Berrettini dans le duel des Matteo, quand Flavio Cobolli défiera Félix Auger-Aliassime, bien seul dans cet océan azur.
Il faut tout de même mesurer à sa juste valeur la performance d'ensemble du tennis masculin italien. Jannik Sinner, numéro un mondial et grandissime favori dans la course à la succession du grand absent Carlos Alcaraz, a disparu dès le deuxième tour. Lorenzo Musetti, demi-finaliste l'an dernier, n'a même pas pu effectuer le voyage vers Paris. Quel pays peut se remettre de cela ? L'Italie. Malgré ces deux tuiles, elle place donc trois de ses hommes parmi les huit derniers prétendants à la coupe des Mousquetaires. C'est exceptionnel. Adriano Panatta, dont on célèbre cette année le 50e anniversaire de la victoire à Roland-Garros, peut vraiment être fier de ses héritiers.
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"On est toujours très dur avec Zverev, alors que c'est un joueur fantastique"

Video credit: Eurosport


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