Carlos Alcaraz renverse Jannik Sinner dans une finale d'anthologie en cinq sets (4-6, 6-7, 6-4, 7-6, 7-6) et signe le doublé

Eurosport sur Google

Une finale dingue et Carlos Alcaraz rentre un peu plus dans l'histoire. L'Espagnol est parvenu à dominer Jannik Sinner en cinq sets fous (4-6, 6-7, 6-4, 7-6, 7-6) et 5h29 de jeu, la plus longue finale de l'histoire à Roland-Garrs. Alcaraz a effacé trois balles de match dans le 4e set avant de tout renverser et de soulever sa deuxième Coupe des Mousquetaires de rang, le 5e Majeur de sa carrière.

Djokovic a-t-il joué pour la dernière fois à Roland-Garros ? "Je ne sais pas"

Video credit: Eurosport

On a d’abord eu une finale entre les deux meilleurs joueurs du monde. Puis est venu le match de légende. Au terme de la finale la plus longue de l’histoire de Roland Garros (5h29), Carlos Alcaraz a fini par l’emporter contre Jannik Sinner en cinq sets (4-6, 6-7, 6-4, 7-6, 7-6) en passant par toutes les émotions. Malgré trois balles de match défendues dans le quatrième set en gardant la tête froide, alors que le court Philippe-Chatrier perdait la sienne, le Murcien, ou le martien, on ne sait plus, a remporté son deuxième Roland Garros consécutif. 
Pourtant, le match a d’abord ressemblé à une finale qu’on ne qualifierait pas tout à fait de mémorable. Si l’affiche était sublime, les deux premiers sets n’ont pas offert un sommet tennistique remarquable. Au moins 30 fautes directes par set dans les deux premiers, Alcaraz qui a mis du temps à se régler au retour, Sinner qui ne faisait pas voler bien haut son pourcentage de premier service… Rien ne présageait de l’immense spectacle qui allait suivre. 

Et la partie a basculé dans l’irrationnel

Car en fin de quatrième set, quand Jannik Sinner a vu l’Espagnol écarter trois balles de match puis le breaker pour recoller à 5-5 et l’emmener dans un tie-break, toute la porte d’Auteuil a basculé dans un autre monde. Une dimension dans laquelle le mot "impossible" n’existait plus. Ou en tout cas, où impossible n’est pas murcien. Plus le match avançait, plus Carlos Alcaraz semblait puissant. Comme s’il drainait progressivement l’énergie du numéro 1 mondial. 
Au fil des heures, l’Espagnol a frappé plus de coups gagnants et a même fait remonter son taux d’ace au meilleur des moments. Car quel soulagement il a dû éprouver lorsqu’il en a claqué deux dans le tie-break du quatrième set pour mettre l’Italien à distance. Et forcément, revenir des enfers donne une énergie de tous les diables.
Le joueur de 22 ans a retrouvé du jus, loin du gamin qui avait crampé très tôt contre Djokovic il y a trois ans, et a bien compris qu’il fallait en profiter. Il a multiplié les amorties gagnantes et fait faire l’essuie-glace à son adversaire pour finir de saper ses jambes et son moral. Si bien qu’on a même vu Sinner s’énerver, chose presque aussi rare qu’une finale de Grand Chelem en plus de cinq heures.
Puis le numéro 1 mondial a fini par exploser au vol dans le super tie-break. A-t-il alors payé sa suspension de trois mois par un manque de rythme ? Difficile à dire. En tout cas, on se demandait si Alcaraz était parvenu à entrer dans la tête du Transalpin après leurs quatre derniers duels qui avaient tourné en la faveur du nouveau roi de Roland. Désormais, il est certain qu’il y est solidement installé. On n'aurait pas pu rêver d'une plus grande finale. Et Sinner risque d'en faire des cauchemars.
Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité