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Kiki Bertens : "Vous croyez vraiment ce que vous voyez? Parce que moi, je ne le crois pas !"

Bertens : "Vous croyez vraiment ce que vous voyez ? Parce que moi, je ne le crois pas !"
Par Eurosport

Le 03/06/2016 à 00:45Mis à jour Le 03/06/2016 à 14:36

ROLAND-GARROS - La Néerlandaise Kiki Bertens, 58e joueuse mondiale, a sorti quatre têtes de série pour se hisser en demi-finales, où elle défiera Serena Williams, vendredi. Bertens a laissé aller des larmes de joie après un énième tour de force durant le tournoi. Jusqu'ici, elle n'avait jamais dépassé les huitièmes de finale dans un tournoi majeur. Mais depuis trois semaines, tout lui sourit.

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Si quelqu'un était venu vous voir avant votre premier match en qualifications à Nuremberg et vous avait dit : "soit tranquille, tu vas gagner les 12 prochains matches et tu seras en demi-finales de Roland-Garros", comment auriez-vous réagi ?

K.B. : Je lui aurais dit : "c'est la meilleure blague de tous les temps" (rires).

A la fin de votre match contre Bacsinszky, vous avez regardé votre clan dans le box. Que voulait dire ce regard ?

K.B. : C'était quelque chose comme "vous croyez vraiment ce que vous voyez?" Parce que moi, je ne le crois pas ! Non, ça ne peut pas être vrai... mais si ! Et puis mes parents étaient là, dans mon box, c'était spécial. Il y avait mes amis aussi.

Vous vivez le genre de parcours dont on rêve quand on est gamin, en se disant "si ça pouvait m'arriver un jour". Comment vivez-vous cette quinzaine folle ?

K.B. : Je ne sais pas comment c'est supposé faire, ce qu'on doit normalement ressentir mais voilà ce que je peux vous dire : c'est incroyable comme sensation ! Je suis juste heureuse. En fait, je crois que je n'arrive toujours pas à y croire.

Toutes les joueuses que vous avez battues ici ont toutes évoqué la qualité incroyable de votre défense...

K.B. : J'ai énormément travaillé le physique pendant l'intersaison et je pense que ça paie aujourd'hui. Pendant trois semaines pleines, je n'avais fait que du physique. Deux à trois séances par jour parfois. C'était l'enfer, mais aujourd'hui, je suis contente de l'avoir fait.

Vidéo - HLTS : Bertens - Bacsinszky

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Entre Nuremberg et Roland-Garros, vous avez quand même énormément joué depuis trois semaines. Mentalement, physiquement, vous reste-t-il de la fraîcheur ?

K.B. : Mentalement, je ne me sens pas du tout émoussée. Au contraire. Mais physiquement, oui, ça devient compliqué. Aujourd'hui (ndlr, jeudi), c'était dur par moments. Surtout, j'ai connu un petit souci au mollet pendant le match, et j'avais du mal à pousser au service après ça. Je me suis juste battue sur chaque point en me disant "on verra ce que ça donne".

Quand vous jetez un coup d'oeil sur votre saison, à quel moment pensez-vous avoir eu un déclic, quelque chose qui permettre d'expliquer votre formidable série ? Nuremberg ? La Fed Cup ? Autre chose ?

K.B. : Je me souviens de ma demi-finale à Rabat. J'avais eu une balle de match et j'avais perdu. J'étais tellement stressée dans ma tête, tellement tendue... Nous avons énormément parlé avec mon coach après ce match. Ça m'a fait du bien. Le soir, je me suis sentie calme, apaisée. J'ai décidé de juste donner le meilleur de moi, à l'entraînement, en match, et de ne m'occuper que de moi, de mon jeu.

Vendredi, vous allez défier Serena Williams. Physiquement, vous restera-t-il assez de forces ?

K.B. : On verra. Je le saurai une fois sur le court. On va tout faire avec mon staff, mon physio, pour que je sois au mieux.

C'est sans doute le moment le plus fort de votre carrière. Vous l'appréciez d'autant plus qu'il y a eu des moments beaucoup plus difficiles...

K.B. : Oui, ces deux dernières années avaient été très dures pour moi. J'ai d'abord dû me faire opérer de la cheville. Après ça, j'ai eu pas mal d'autres problèmes de santé. Des sales moments. Mais depuis quelques mois ça va mieux et j'ai pu vraiment bien travailler l'hiver dernier. Ça paie aujourd'hui.

Vidéo - HLTS : Williams - Putintseva

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