Getty Images

Garcia après sa défaite en quart face à Pliskova : "Je n’ai qu’une hâte : que ça recommence"

Garcia : "Je n’ai qu’une hâte : que ça recommence"

Le 07/06/2017 à 21:01

ROLAND-GARROS - Caroline Garcia a quitté le court central triste que son aventure en Grand Chelem se termine. La Française, présente pour la première fois en quart de finale de Grand Chelem, a pris goût et date pour la prochaine fois. Le haut niveau, c’est une vraie drogue.

Eurosport Player: Suivez la compétition en live vidéo

Voir sur Eurosport

Maintenant, Caroline Garcia va devoir reprendre une activité normale. C’est le triste constat que la Française de 23 ans a fait après sa défaite face à Karolina Pliskova en quart de finale de Roland-Garros, son premier en Grand Chelem. "J’avais commencé à prendre mes petites habitudes, a tout de même lancé Garcia dans un grand sourire, avoir mon jour off avant de repartir au combat le lendemain. Puis repartir à l’entraînement pour préparer la suite. C’est fou comme on prend goût au Grand Chelem ! J’ai l’impression que les dix jours sont passés hyper vite et pourtant je n’étais qu’en quart de finale ! Je n’ai qu’une hâte : que ça recommence".

Pour elle comme pour Kristina Mladenovic, un cap a été indéniablement passé. Pour la première fois depuis bien longtemps, les deux meilleures joueuses tricolores étaient en quart de finale d’un Grand Chelem. Même si aucune des deux n’a pu se hisser jusque dans le dernier carré, les espoirs sont quand même permis d’en voir une au moins faire son trou dans les mois à venir. Mais que manque-t-il à nos Françaises pour parvenir à faire la différence ? De la chance, certes, de la lucidité dans les moments importants et un bras qui ne tremble pas lorsque le money-time arrive. En somme, de l’expérience.

Vidéo - Face à la puissante Pliskova, Garcia s'est heurtée à un mur : son élimination en vidéo

02:39

"Le mur de la confiance se construit doucement mais ça se détruit tellement vite"

"Karolina Pliskova est numéro 3, il se trouve que ces joueuses-là sont capables de jouer juste un cran au-dessus quand il le faut, a justement analysé Garcia. Elle tape très fort, on ne voit pas toujours la trajectoire de ses balles parce que cela va très vite. J'ai eu l'impression que dans les moments importants, elle a su faire preuve d'un peu plus d'agressivité, elle a eu notamment des balles sur la ligne, au moment où il le fallait, elle a su saisir l'opportunité quand il le fallait…" Un discours qui complète celui de Mladenovic, battue par une Timea Bacsinszky qui a su mieux maîtriser les éléments mardi sur le court central : "Timea est meilleure que moi dans des ces conditions-là. On était plus dans sa filière, froid et lent. Contre Muguruza, c’était plus rapide. Mais c’est comme ça. C’est le tennis".

"Les Grands Chelems, c'est tellement difficile que quand tu commences à aller loin, tu as envie d’aller au bout le plus vite possible, renchérit Garcia. Ça donne envie de repartir à l'entraînement tout de suite et de repartir au prochain tournoi, essayer de mieux jouer, de progresser pour être prête au prochain Grand Chelem. Cela fait plusieurs semaines que le positif s'enchaîne et c'est important. Surtout physiquement".

A l’heure où le tennis français repart encore bredouille cette année, les bases d’un futur triomphe étaient peut-être en train de se construire sous nos yeux. "Parfois ce sont des petits pas que tu fais pour reconstruire ton mur de confiance mais il faut vraiment être chaque fois très attentif, très rigoureux, garder le fil. Ça se construit doucement mais ça se détruit tellement vite…" Même les grands champions se disent ça, n’est-ce pas Novak ?

0
0