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Stephens : "Simona est numéro un mondiale pour une bonne raison"

Stephens : "Simona est numéro un mondiale pour une bonne raison"

Le 08/06/2018 à 20:00Mis à jour Le 08/06/2018 à 23:39

ROLAND-GARROS 2018 – Victorieuse de l'US Open l'an dernier, Sloane Stephens confirme son extraordinaire montée en puissance. Samedi, elle jouera pour un deuxième titre majeur. Face à elle dans cette finale de Roland-Garros, Simona Halep, toujours en quête d'un premier grand titre. Mais l'Américaine ne croit pas que cela pèsera dans les débats.

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Il y a un an, à la même époque, vous étiez blessée et loin du circuit. Vous souvenez-vous où vous étiez le jour de la finale dames ?

S.S. : Non, je ne me souviens pas où j'étais exactement le jour de la finale. Ce dont je me rappelle, c'est que, pendant la première semaine de Roland-Garros, j'étais en Irlande, pour un mariage. C'était sympa.

Si vous on vous dit il y a un an que, douze mois plus tard, vous auriez gagné l'US Open et que vous seriez en finale à Roland-Garros...

S.S. : Je n'y aurais pas cru, surtout à l'US Open. Je n'avais joué que quatre tournois depuis mon retour et on ne gagne pas l'US Open comme ça, normalement. Je ne pense pas que ce soit arrivé à quelqu'un avant. Mais mes résultats, aujourd'hui, je ne suis pas autant surprise. J'ai beaucoup travaillé, pour être en forme physiquement notamment. J'ai admis qu'il y avait certaines choses que je devais travailler davantage.

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Et Roland-Garros, aviez-vous des ambitions aussi hautes il y a deux semaines en arrivant ici au vu de votre début de saison ?

S.S. : J'ai été blessée en Australie et j'ai perdu au premier tour. Ensuite, je me suis remise au travail, j'ai gagné à Miami, bien joué en Fed Cup, c'était important. Sur terre, mes résultats ont été corrects. J'ai perdu contre des super joueuses, Pliskova, Garcia. Il n'y avait pas de quoi être déprimée par ces défaites. Je voulais juste bien jouer, être constante, et ça a bien fonctionné. J'adore jouer à Roland-Garros, j'avais eu plutôt des bons résultats, je suis allée je ne sais pas combien de fois en huitièmes (NDLR : Quatre fois), alors je savais que c'était possible, oui.

Lors de la première semaine, vous disiez que vous étiez contente qu'on ne parle pas beaucoup de vous...

S.S. : (sourire). Oui, c'est vrai.

Forcément, c'est un peu différent maintenant...

S.S. : Oui, et ce n'est pas mal. Vous n'avez pas été trop méchants avec moi, ça va. Ce n'est pas toujours agréable d'être au centre de l'attention. Aujourd'hui (vendredi) par exemple, je ne joue pas, mais je dois venir pour une conférence de presse. Ce n'est pas l'idéal, mais c'est une contrepartie de toutes ces victoires, alors ce n'est pas si mal.

Simona n'a encore jamais gagné de Grand Chelem. Vous, oui. Est-ce une forme d'ascendant pour vous dans l'approche de cette finale ?

S.S. : Non. Elle est numéro un mondiale pour une bonne raison. Et elle est en finale pour une bonne raison. Je ne pense pas à ça. Quelqu'un va gagner, quelqu'un va perdre... On va tout donner et on verra bien ce que ça donne.

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Et le fait, de votre côté, de ne jamais avoir perdu une finale sur le circuit (elle est à six sur six), comment l'expliquez-vous ?

S.S. : Je suis plutôt du genre très calme sur le court. Je n'ai pas de très hauts ou de très bas, pas d'euphorie et de détresse. Peut-être que c'est quelque chose qui m'aide dans les finales. J'essaie de ne pas me mettre trop de pression. Ne pas penser à trop de choses, c'est le meilleur moyen d'être compétitif. J'ai toujours été solide c'est vrai dans les finales, j'ai réussi à y jouer mon meilleur tennis. Mais je ne pense pas avoir une formule magique.

Ce calme, c'est une de vos forces. Travaillez-vous cet aspect des choses ou est-ce simplement votre nature ?

S.S. : Non, je suis d'une nature calme d'une manière générale dans la vie. Je suis "neutre" dans mes émotions. Alors je ne me force pas sur le court, ça vient assez naturellement. Quand vous êtes en confiance, vous pouvez tout réussir. Mais je pense que si vous restez calme en toutes circonstances, que vous êtes relax, vous ne paniquerez pas, quoi qu'il arrive, peu importe la situation. C'est important et ça permet de franchir les obstacles et de gérer des situations auxquelles vous n'êtes pas forcément préparée.

Etes-vous du genre à vous projeter, à vous imaginer en train de soulever le trophée samedi ?

S.S. : Non, il faut surtout se mettre ça en dehors de l'esprit. Jusqu'à la finale, j'essaie au contraire de ne pas trop penser. Si vous pensez trop, si vous essayez d'imaginer tout ce qui va se passer, vous arrivez sur le court en ayant déjà joué cinq ou six fois cette finale. Ce n'est pas bon. Je me concentre juste sur ce que j'aurai à faire une fois sur le court et je vais écouter mon coach pour garder l'esprit bien clair.

Vous aviez plaisanté sur le temps qu'il vous avait fallu pour intégrer le Top 10. Lundi, quoi qu'il arrive en finale, vous serez 4e. Il vous aura fallu moins longtemps pour passer du Top 10 au Top 5...

S.S. : C'était cool de rentrer enfin dans le Top 10. J'étais toujours 11e ! Et il y avait toujours quelqu'un pour me rappeler que je n'y étais pas. Maintenant, tout le monde va arrêter de me parler du classement (rires).

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