La journée de vendredi est réservée à Roland-Garros au traditionnel "Media day", où les principales têtes d'affiche du tournoi passent devant la presse pour livrer leur sentiment à l'heure d'aborder la quinzaine. Aucun autre joueur n'était sans doute plus attendu que Rafael Nadal, dont la blessure au pied il y a huit jours à Rome lors de son huitième de finale contre Denis Shapovalov avait pour le moins inquiété.
Comme on ne la lui fait plus, le Majorquin s'attendait à être interrogé sur LE sujet brûlant le concernant. Son (trop) fameux pied gauche. Il le savait, à défaut de s'en satisfaire. "Bien sûr, je vais répondre aux questions, mais je ne vais pas passer tout mon temps à parler de mon pied même si je comprends que c'est normal, en raison de ce qui est arrivé à Rome", a-t-il glissé.
Une chose est sûre, le champion espagnol est là et bien là pour le coup d'envoi du Grand Chelem parisien. C'est, déjà, une première satisfaction après la grosse alerte du Foro Italico. "Ce qu'il s'est passé à Rome est une chose qui m'arrive très souvent à l'entraînement, a-t-il confié. Après, j'ai souffert pendant quelques jours, mais je me sens mieux."
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Si je ne pensais pas que c'était possible (de gagner), je ne serais probablement pas là
Pour autant, il s'apprête à jouer à Roland-Garros sans être totalement à 100%. Interrogé sur la possibilité de disputer une quinzaine complète sans connaître la moindre douleur, il s'est montré très clair. "Je ne raisonne pas comme ça, avoue-t-il. Et je ne pense pas que ce soit l'objectif. La douleur est toujours là. La question n'est pas de savoir si elle va disparaître mais de savoir à quel point elle est tolérable pour me permettre de jouer ici avec de vraies chances."
Des propos dans la lignée de ceux qu'il avait tenus juste après Rome, lorsqu'il s'était défini de la sorte : "Je ne suis pas blessé, je vis avec une blessure." Cette semaine, porte d'Auteuil, ses premiers entraînements ont plutôt rassuré, y compris celui avec Sebastian Korda vendredi, même si c'est évidemment lors des matches, et face à la répétition de ceux-ci, qu'il saura et nous avec lui dans quelle mesure il peut s'exprimer durant ce tournoi, au cours duquel il va viser un 22e titre en Grand Chelem, un 14e à Roland-Garros. "Si je ne pensais pas que c'était possible (de gagner), je ne serais probablement pas là", assure-t-il.
Rafael Nadal le sait, à tout moment, chaque match, chaque point, chaque course, son corps peut le lâcher, à commencer par son pied. "Je vis avec ça tous les jours, ajoute le numéro 5 mondial, donc ce n'est ni vraiment une nouveauté ni une surprise pour moi. Je travaille simplement autant que je le peux, je m'entraîne du mieux possible. Mon véritable objectif est de me mettre en position d'être en bonne santé autant que possible et de jouer aussi bien que possible pour avoir des chances de bien figurer."

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