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Daniil Medvedev après son élimination : "J'ai eu la bouche pleine de terre dès le troisième jeu, je n'aime pas ça"
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Publié 30/05/2023 à 21:15 GMT+2
Beau joueur, Daniil Medvedev n'a pas cherché d'excuses ce mardi après sa défaite au 1er tour face à l'épatant Thiago Seyboth Wild (7-6, 6-7, 2-6, 6-3, 6-4). Le Brésilien lui a été supérieur et il lui a souhaité de garder ce niveau pour les semaines qui viennent. Lui va pouvoir mettre la saison de terre battue derrière lui. Un soulagement à l'écouter.
"Sur terre battue, Medvedev n'a pas de marge"
Video credit: Eurosport
La petite salle initialement dévolue à la conférence de presse a vite été bondée. Forcément, l'événement du jour avait attiré du monde : c'est finalement dans la salle de presse principale que Daniil Medvedev, très détendu, a évoqué ce premier tremblement de terre parisien, cette élimination au premier tour face au qualifié Thiago Seyboth Wild (7-6, 6-7, 2-6, 6-3, 6-4). Le tournoi perd sa tête d'affiche principale dans le bas du tableau et un outsider sérieux au titre au vu de ses résultats récents sur terre, notamment avec ce titre à Rome. Mais, dans l'esprit du Russe, rien n'a vraiment changé.
"A chaque fois que la saison de terre battue est finie, je suis content. Donc, aujourd'hui, je suis de nouveau content, a-t-il glissé dans un sourire. Un quart de finale, un 4e tour, plusieurs premiers tours, peu importe au fond : je suis content que ça s'arrête. Aujourd'hui, avec le vent et le court sec, j'ai eu la bouche pleine de terre dès le troisième jeu. Je n'aime pas ça. Peut-être que certaines personnes aiment bien manger de la terre, en avoir plein les sacs, les chaussures, les chaussettes – d'ailleurs si vous avez des chaussettes blanches, vous pouvez les jeter après la saison sur terre -. Donc je suis content que tout ça soit fini."
Pourtant, il l'avouait lui-même avant le tournoi : il était venu à Paris avec d'autres ambitions que les années précédentes. Sans être devenu un spécialiste, le Russe était au moins devenu un client. Mais les conditions à Paris l'ont beaucoup moins servi qu'à Rome à l'écouter. Le vent et les balles ont eu un effet repoussoir pour son jeu. "Je pense que les joueurs qui jouent avec le poignet, comme mon adversaire, comme Carlos, comme Stefanos aussi, ont un gros avantage avec ces balles car ils peuvent créer beaucoup de vitesse, ce que je n'arrive pas à faire, a-t-il avoué. Aujourd'hui, c'était un peu le cas. Il contrôlait presque tous les points et j'ai beaucoup souffert de ça, surtout quand je jouais contre le vent".
Mais Medvedev n'a pas voulu se cacher derrière ça : à ses yeux, il a même plutôt fait un bon match. C'est surtout l'épatant Thiago Seyboth Wild qui en a fait un excellent. "Je ne vais pas revoir ce match à la TV mais j'ai l'impression d'avoir bien joué, a-t-il expliqué. Il a juste super bien joué. C'est toujours la même chose, s'il continue de jouer comme ça, à mon avis, à la fin de l'année, il est Top 30. Mais la dernière fois que j'ai dit ça, ça ne s'est pas passé comme ça. Donc bravo à lui d'avoir joué comme ça, et j'espère qu'il continuera sinon je serai déçu".
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Daniil Medvedev sonné après sa défaite au 1er tour de Roland-Garros
Crédit: Getty Images
Des souvenirs plutôt que de la déception
Le jour de grâce du Brésilien est tombé sur lui. Déçu, Medvedev l'était. Mais sûrement pas abattu : "Je vais sûrement repenser à ce match pendant une semaine mais, pour l'instant, je ne vois pas trop ce que j'ai mal fait. Les doubles fautes, OK, mais le vent était fou aujourd'hui, ce n'était pas simple. Donc je ne vois pas ce que je pouvais mieux faire. C'est bien, c'est quand on a cette sensation qu'on peut rebondir plus facilement dans les tournois qui viennent".
Après la terre, c'est donc vers le gazon, une autre surface qui se refuse à lui, que Medvedev s'est tourné. Halle puis Wimbledon, voilà son programme. Mais, dans un coin de sa tête, ce cru 2023 restera vraiment à part. Parce qu'il a dompté la surface qu'il aime le moins au monde. "Franchement, Rome était incroyable, a-t-il avoué. Je ne pensais pas gagner un tournoi sur terre un jour et je ne parle même d'un Masters 1000. Donc je vais plutôt retenir ça que Roland-Garros. Et l'année prochaine, je serai peut-être plus motivé pour réitérer les succès de cette année."
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La stat du jour : 20 ans après, Seyboth Wild se paye lui aussi un cador
Video credit: Eurosport
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