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Roland-Garros 2024 | Amélie Mauresmo : "Dominic Thiem ? Ça a été très compliqué de lui dire qu'il jouerait en qualifs"
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Publié 20/05/2024 à 00:15 GMT+2
Les qualifications de l'édition 2024 de Roland-Garros débutent ce lundi. Parmi les engagés, un certain Dominic Thiem, finaliste en 2018 et 2019 et futur retraité. L'Autrichien n'a ainsi pas bénéficié d'invitation pour le grand tableau. Au cours d'un entretien accordé à Eurosport, Amélie Mauresmo, directrice du tournoi, a expliqué sa décision.
Thiem sans wild-card pour Roland-Garros : "Je trouve ça un peu dur pour Thiem"
Video credit: Eurosport
Le choix a fait polémique. Quand la Fédération française de tennis a annoncé ses 16 wild-cards (invitations) pour les grands tableaux des simples dames et messieurs de l'édition 2024 de Roland-Garros (26 mai-9 juin prochains), l'absence d'un grand nom du circuit a fait particulièrement jaser. Finaliste en 2018 et 2019, vainqueur de l'US Open 2020, Dominic Thiem, qui a récemment annoncé qu'il prendrait sa retraite lors du tournoi de Vienne en fin de saison, ne faisait pas partie des heureux élus.
Au lieu de cela, l'Autrichien jouera ce lundi, dans l'anonymat, le 1er tour des qualifications face à l'Italien Franco Agamenone, 234e mondial. Et s'il s'en sort, il devra vaincre encore deux adversaires pour jouer une dernière fois le Majeur parisien. "On a fait le choix des Français, s'est justifiée Amélie Mauresmo dans un entretien à Eurosport. Historiquement, pour le tournoi de Roland-Garros, ça a très souvent été le cas. Il y a eu quelques exceptions, mais globalement, on a fait le choix des Français et des Françaises, de la jeunesse aussi. Donc voilà, pour le cas de Dominic, évidemment, quand on se pose la question, évidemment que c'est très compliqué de lui dire : 'Non, tu joueras en qualifs.'"
En 2020, Guy Forget, alors directeur du tournoi, avait pourtant décidé d'inviter Andy Murray, finaliste en 2016 et triple champion en Grand Chelem, à jouer Roland-Garros, un choix qui n'avait d'ailleurs pas fait l'unanimité parmi les observateurs. Cette fois, 12 des 16 invitations ont donc été accordées à des Français, les quatre restantes étant réservées à des Américains et à des Australiens en vertu d'accords de réciprocité avec les fédérations des deux pays.
D'ailleurs, Thiem n'est pas la seule victime collatérale de ce choix assumé. "A un moment donné, il faut trancher. Donc on a tranché. Pour Simona Halep, pareil, il y avait Caroline Wozniacki également qui nous avait demandé. Ce sont des choix aussi très compliqués à faire, en s'appuyant sur la DTN, avec Gilles (Moretton), le président (de la FFT, NDLR). On sait qu'on fera des déçus et c'est toujours difficile. Ça me fait penser aux choix de capitaine de l'équipe de France où de toute façon, tu prends des décisions, tu avances avec, c'est comme ça et tu ne regardes pas derrière. Mais forcément, il y a des déçus", a fait remarquer la directrice du Grand Chelem parisien.
Pour le cas Halep, sacrée à Roland-Garros en 2018, sa suspension pour dopage, bien que réduite de 4 ans à 9 mois, a évidemment pesé dans la balance. "Si Simona avait été blanchie dans son appel au tribunal du sport, peut-être qu'on aurait pris une décision différente, a confirmé Amélie Mauresmo. Aujourd'hui, elle n'a pas été blanchie. On a estimé qu'on préférait privilégier d'autres joueuses et des joueuses françaises, certaines jeunes, plutôt que Simona par rapport à tout ce qui s'était passé."
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