Roland-Garros 2026 - Casper Ruud : "C'est un tournoi tellement ouvert… C'est plutôt rafraichissant"

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Ils sont encore 16 à pouvoir remporter Roland-Garros et aucun de ces messieurs n'a encore connu le grand frisson d'une victoire en Grand Chelem. Chacun d'entre eux peut se dire "et si c'était moi ?". Casper Ruud, par exemple. Le Norvégien, triple finaliste en Majeur, savoure ce contexte pas comme les autres. Mais dimanche, il aura fort à faire face à João Fonseca, tombeur de Novak Djokovic.

Casper Ruud

Crédit: Getty Images

Casper Ruud n'est pas loin de faire office de survivant. A plus d'un titre. D'abord parce que le Norvégien revient de très loin dans ce Roland-Garros. Agonisant contre le qualifié Roman Safiulin au premier tour, où il avait fini tel un zombie sous la canicule, il s'en est titré sur le fil vendredi en 16es de finale face à Tommy Paul, 7-5 au cinquième set après avoir été mené deux manches à zéro. Dans ce tournoi où les têtes sont décapitées à un rythme plus élevé que sous la Terreur en 1793-94, la sienne reste fixée sur ses épaules, même si elle a sévèrement tangué.
C'est donc déjà une forme d'exploit que de figurer en huitièmes de finale, au vu du contexte. Ruud est un des trois joueurs à avoir disputé au moins une finale de Grand Chelem, avec Alexander Zverev et Matteo Berrettini. Pour un peu, il pourrait même faire office de principal candidat au titre en compagnie de l'Allemand, avec qui il partage le fait d'avoir échoué à trois reprises le dernier dimanche en Grand Chelem. Dont deux fois à Roland-Garros, en ce qui le concerne, en 2002 contre Rafael Nadal puis un an plus tard face à Novak Djokovic.

Pas sûr qu'il ait fait une affaire

Puisqu'il doit y avoir un nouveau lauréat le 7 juin, pourquoi pas lui ? "Je pense que tous les joueurs sont bien au courant de la situation et tout le monde se dit la même chose", a souri le récent finaliste du Masters 1000 de Rome. Arrivé sur le circuit au temps de l'hégémonie du Big 3, puis témoin de la nouvelle mainmise du duo Alcaraz - Sinner, Casper Ruud apprécie plutôt le côté "open bar" de cette quinzaine. "Dans une semaine, nous aurons un nouveau vainqueur en Grand Chelem. C'est un tournoi tellement ouvert… C'est plutôt rafraichissant pour tout le monde je trouve, et ça va être très intéressant", juge-t-il.
C'est vrai, il n'est pas le dernier à qui l'on peut penser pour tirer les marrons du feu. "Je vais essayer de m'appuyer sur l'expérience que j'ai pu accumuler quand je suis allé loin dans les tournois du Grand Chelem et voir jusqu'où ça peut m'amener, mais franchement, je ne peux pas faire autrement que de prendre match après match", avance prudemment Casper Ruud. C'est d'autant plus compréhensible que son tableau à lui ne s'est pas franchement ouvert jusqu'ici. En Tommy Paul, il avait trouvé au troisième tour la tête de série prévue sur son chemin. Et s'il ne croisera pas Novak Djokovic comme prévu dimanche, pas sûr que le tombeur du Serbe, João Fonseca, relève de la sinécure.
On peut même se demander, sans crise de lèse-majesté, s'il n'aurait pas fait une meilleure affaire si Djokovic avait fini par s'en tirer au bout de cinq heures de combat vendredi soir. Physiquement, l'ancien numéro un mondial aurait sans doute eu du mal à enchaîner, au vu de l'état dans lequel il avait achevé la rencontre. Fonseca, lui, a beaucoup donné aussi, mais du haut de ses 19 ans, la récupération devrait s'avérer un peu moins problématique pour le Brésilien.
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Video credit: Eurosport

Ruud "étonnamment bien physiquement"

Casper Ruud n'a d'ailleurs pas forcément le sentiment d'avoir gagné au change. En tout cas, dans ce tournoi tellement dévasté, il aurait pu espérer un adversaire plus abordable. "J'ai une mission incroyablement difficile devant moi avec João, estime-t-il. Il a déjà battu beaucoup de gros joueurs, des membres du Top 10, et là, il vient de signer la plus grande victoire de sa carrière. Je m'attends à un gros match, et c'est un duel sympa. Vous savez, c'est vraiment un super gamin, donc j'espère que ce sera une belle bataille."
Ruud et Fonseca ont donc un point commun : avoir surmonté un handicap de deux sets au troisième tour, avant de s'en sortir au bout d'un très long combat. La dimension physique jouera sans doute son rôle dimanche, même si ce sera sous une température a priori beaucoup plus clémente que ces derniers jours : selon les prévisions, le mercure devrait chuter drastiquement, passant de 34 degrés samedi à seulement 24 dimanche.
Pour l'heure, en dépit des efforts produits jusqu'ici, et vu la tête qui était la sienne lundi sur le court, le Norvégien se dit "étonnamment bien physiquement, sans aucune douleur." Même s'il avait prévu de ne pas s'entraîner samedi, au lendemain de son nouveau marathon de 4h43 contre Tommy Paul. "Je pense que je ne verrai pas les courts demain. Je vais mettre à profit les 36-40 heures que j'ai devant moi avant le huitième de finale pour me reposer", avait-il annoncé vendredi soir. Même sans la canicule, il aura besoin de toute son énergie pour faire face à la puissance de feu du tombeur de Novak Djokovic.

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