Roland-Garros 2026 - Daniil Medvedev, l'aveu d'impuissance : "Mon tennis dépend de choses que je ne peux pas contrôler"

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Eliminé au premier tour de Roland-Garros pour la deuxième année consécutive mardi face au 97e joueur mondial, Daniil Medvedev a entretenu sa relation on ne peut plus compliquée avec le Grand Chelem parisien. Le Russe a refusé de mettre cette énième contre-performance sur la forte chaleur qui s'abattait sur Paris. Son constat est clair : ici, il ne parvient tout simplement pas à s’adapter.

"Être proche de battre Sinner à Rome et s’écrouler à Paris, c’est incompréhensible"

Video credit: Eurosport

Un 6-0, 6-0 concédé face à Matteo Berrettini à Monte Carlo. Une demie à Rome où seul Jannik Sinner a été capable de l'arrêter. Puis cette élimination dès son entrée en lice, mardi, à Roland-Garros. Qu'il est difficile de suivre Daniil Medvedev ces dernières semaines. Mais ses résultats porte d'Auteuil sont, eux, plus que limpides. Le voilà sorti d'entrée à Paris pour la deuxième année consécutive, la troisième fois sur les quatre dernières saisons et la septième fois en carrière. Il n'y a jamais fait mieux que son quart de finale contre Stefanos Tsitsipas en 2021 et le constat est sans appel : l'ocre parisien est une énigme pour lui.
Son match très, très décousu de mardi en est une flagrante confirmation. Et le pedigree de son adversaire, un invité australien 97e mondial qui cumulait trois victoires sur terre battue depuis la saison dernière avant ce mardi, est peut-être plus déshonorant que jamais ici. Pourtant, pas question de se trouver des excuses, et surtout pas celle de la chaleur. En tout cas pas en conférence de presse. Car plus tôt sur le court, un échange capté avec sa femme Daria Medvedeva a donné un petit indice de son état d'esprit.
"Il fait chaud pour tout le monde. Tout le monde souffre. Tu dois te tenir !", lui a-t-elle lancé. "Quand je commencerai à trouver le court (prendre ses marques et retrouver ses sensations, ndlr), je commencerai à me tenir", a-t-il répondu. C'est précisément cet aspect que la tête de série n°6 a développé devant les journalistes, avec sa franchise habituelle. "Je ne veux pas me trouver des excuses. Je sais pourquoi je ne joue pas à mon meilleur niveau à Roland-Garros, mais si je le dis, ce seront des excuses. Donc je le garde pour moi", a-t-il commencé dans un sourire.
Je n’ai pas la force de Jannik pour faire partir la balle
Mais le Russe a bien dû se résoudre à livrer quelques éléments. "Chaque tournoi a des courts différents, des balles différentes, … Que dire d'autre. Par exemple, je n'aime pas me lever tôt. Généralement, je suis moins performant si je me lève à 6h15. Disons qu'au tennis, il faut s'adapter à ces petites choses. Et parfois je ne suis pas assez bon pour m'adapter".
Ou pas assez motivé ? Mardi, son dernier jeu de service après avoir eu des occasions de breaker juste avant, à 4-4, a en tout cas ressemblé à une bouillie. Et à des points balancés pour conclure une partie à 54 coups gagnants et… 60 fautes directes, rien que ça.
"Mon tennis dépend de choses que je ne peux pas contrôler, a-t-il poursuivi. Si la balle ne part pas bien, je n'ai pas la force de Jannik pour la faire partir. La balle ne part pas, il la frappe à pleine puissance. Elle part bien, il fait juste un petit ajustement. Moi, j'y vais à fond et si elle ne part pas, elle ne part pas. Si on parle en général des quatre Grands Chelems, ils sont très différents d'il y a cinq ans, et je crois que ça ne colle pas à mon jeu. Donc c'est très dur pour moi de garder le rythme. Le premier tour est toujours le plus dur. Quand je le passe, je peux faire mieux". Mais pour la quatrième fois sur ses cinq dernières apparitions en majeurs, ce n'est pas passé.
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