Roland-Garros 2026 - Diane Parry se rêve en Loïs Boisson : "On se dit que c'est possible"

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En sortant Amanda Anisimova ce samedi dans un match mémorable, Diane Parry a enfin trouvé la clef pour passer en deuxième semaine d'un tournoi du Grand Chelem. La Française de 23 ans rêve de vivre la même histoire folle que Loïs Boisson l'année passée. Et elle ne s'en cache pas : son huitième face à la modeste Maja Chwalinska lui donne l'eau à la bouche.

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Et si c'était elle cette année ? Il est évidemment trop tôt pour en rêver. Mais il n'est plus interdit d'y penser : Diane Parry peut-elle enflammer Roland-Garros comme Loïs Boisson l'année passée avec sa demi-finale hallucinante ? Personne n'aurait osé y songer il y a encore une semaine, alors que la Niçoise pointe à la 92e mondiale. Mais depuis samedi et son exploit contre l'Américaine Amanda Anisimova 6-3, 4-6, 7-6 (10/3), on se dit : et pourquoi pas ? Même elle, d'ailleurs, y croit. "On se dit que c'est possible. Et on a envie d'être capable de faire la même chose", a reconnu la jeune Tricolore à propos de l'exemple Boisson.
Si Diane Parry s'est offert le droit de rêver d'un scénario aussi emballant qu'improbable que sa compatriote, c'est qu'elle a su passer enfin un cap. Dernière Française dans le tableau féminin de Roland-Garros, l'ancienne espoirs du tennis tricolore a su trouver la clef pour arracher son premier ticket pour une deuxième semaine après cinq échecs au troisième tour d'un tournoi du Grand Chelem. "Ça représente beaucoup de choses. Ça a été un objectif pendant très longtemps d'être capable de passer ce cap-là de la deuxième semaine de grand-Chelem, lance la droitière. Aujourd'hui, ça a pu me passer par la tête. Mais j'essaie de rester au maximum dans le match."
J'espérais pouvoir remonter vite
Soulagée d'avoir enfin brisé cette barrière du troisième tour, Diane Parry reste cependant philosophe. Cette expérience et cette frustration accumulées au fil des échecs en Majeurs l'ont aussi aidé à se construire. Et à revenir aussi plus forte, après quelques pépins physiques au genou au début de la saison. "Il y a eu pas mal d'opportunités (ndlr : en Grand Chelem). Après, on va dire que ça nous aide et ça peut nous forger aussi pour justement être capable de passer ce cap-là quand ça se représente et d'apprendre de ses erreurs", remarque-t-elle.
Aujourd'hui, les planètes s'alignent. Son physique est à nouveau au rendez-vous et elle a pu travailler plus régulièrement avec ses deux coaches Thomas Hogstedt et Julie Coin. "Le physique, c'est primordial. C'est ce qui fait que tu enchaînes les matches. Je suis contente de voir que ça tient. C'est le résultat d'un travail en amont qui paye. Et après, c'est un ensemble de plein de choses", se félicite-t-elle.
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Une belle opportunité de pouvoir jouer une fille comme ça
Un ensemble de choses qui lui ont permis de frapper fort samedi. En plus de ce cap du troisième tour, elle n'avait en effet plus battu une membre du top 10 depuis l'édition 2022 de Roland-Garros, quand elle avait fait chuter la tenante du titre Barbora Krejcikova (alors N.2 mondiale) dès le premier tour. Là, elle s'offre la sixième joueuse mondiale, double finaliste en Grand Chelem et demi-finaliste à Roland en 2019. Rien que cela.
L'important à ses yeux est cependant ailleurs. Alors qu'elle remonte virtuellement à la 54e mondiale avec cette performance, elle s'en réjouit :"C'est vrai que j'avais à coeur de pouvoir remonter au classement. Ce n'était pas un classement qui me convenait. Ça ne me permettait pas de jouer non plus les meilleurs tournois. Donc, j'espérais pouvoir remonter vite. Après, je ne me mettais pas non plus la pression. C'était déjà de me sentir mieux dans mon jeu, de reprendre confiance en plein de choses, aussi physiquement. Et je suis très contente que tout ça se mette en place et que du coup, le résultat soit bon."
On a envie et on doit aller plus loin
N'allez cependant pas croire qu'elle est satisfaite de son parcours. Elle en veut encore. Et cette affiche face à la Polonaise Maja Chwalinska lui donne l'eau à la bouche. Car jouer une fille qui est 114e pour une place en quarts de finale, c'est une occasion unique. "Etre en huitième, ce n'est pas une fin en soi. Et à ce niveau-là, on s'attend à jouer une fille du Top 20. Donc ça reste aussi une belle opportunité de pouvoir jouer une fille comme ça, en huitième de finale d'un Grand Chelem. Après, ça veut dire qu'elle a sorti des très bons jeux avant. Donc, ça va être un match à prendre vraiment au sérieux et être capable de sortir un très bon nouveau jeu aussi. Mais c'est vrai que ça, on a envie et on doit aller plus loin" admet-elle.
Histoire de marcher dans les pas de Lois Boisson ? Parry l'espère. Et s'est offert le droit d'y croire. "Ma carrière n'est pas finie. Je suis encore plus heureuse que ça arrive ici à Paris. Je ne peux que profiter pour l'instant. Je veux essayer d'en faire plus et je pense que j'en ai les capacités", conclut-elle.
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