Roland-Garros 2026 - Loïs Boisson : "Je peux aller au bout comme je peux perdre au premier tour"

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C'est une Loïs Boisson fidèle à celle de l'an passé qui s'est présentée ce vendredi en conférence de presse à Roland-Garros. La Française arrive avec des résultats peu enthousiasmants sur le papier mais elle continue de croire en sa bonne étoile et en ses capacités. Reste que l'année écoulée a parfois été délicate à l'écouter.

"Boisson va devoir être costaude pour gérer l'attente médiatique"

Video credit: Eurosport

C'est comme si rien n'avait changé. Ce vendredi, en ouverture d'un media day très attendu pour des raisons très éloignées de son actualité, Loïs Boisson est apparue fidèle à celle que l'on avait croisée l'an passé, franche dans ses réponses et sûre de son tennis, malgré une année écoulée très éloignée des espoirs semés.
Après sa quinzaine enchantée et enchaînée avec ce premier titre WTA à Hambourg, Boisson a disparu de la circulation pendant sept mois. Une blessure mal identifiée, un conflit naissant avec la FFT et l'impression que le conte de fées avait pris fin. Ce vendredi, pourtant, elle l'assure, elle a retrouvé sa plénitude physique.
"Physiquement, cela va bien, a-t-elle expliqué, presque soulagée. Depuis peu, je suis enfin à 100 %. Déjà, hyper contente de cela, d'arriver ici, dans ces conditions. Le match contre Mboko, mes deux matches m'ont permis de refaire un peu plus de matches, de retrouver un peu plus le rythme sur le court. Juste contente d'avoir pu faire ces matches pour engranger un peu de confiance dans mon jeu, dans mon rythme, dans ma façon de jouer".

Retour aux sources et élan populaire

Dans cet élan, le retour à ses côtés de Florian Reynet, son entraîneur l'an passé au moment de Roland-Garros, s'annonce prometteur à l'écouter : "C'était vraiment une période où déjà, j'avais perdu quand même pas mal de rythme, de repères sur le court, le fait de ne pas avoir joué pendant de long mois. Je sentais que j'avais besoin de reprendre les bases, de retourner sur des choses que je connaissais aussi d'avant. Honnêtement, cela me fait beaucoup de bien. Je pense que c'était un très bon choix, et on verra comment se passe la suite."
Sa victoire à Strasbourg face à Wang suivi par un match accroché face à Mboko souligne que Boisson est sur le bon chemin. Mais entre sa trajectoire personnelle et les attentes collectives, il y a un monde. Sur ce Roland-Garros 2026, elle ne s'appartient plus vraiment et le grand public aura une attention toute particulière à ses résultats, malgré sa dynamique sans doute trop fraîche, surtout sur un premier tour face à la tête de série numéro 22, Anna Kalinskaya. Mais tout ceci l'importe peu.
"L'an dernier, je le disais aussi, c'était assez exceptionnel, c'est vrai. Au fond de moi, je savais aussi que j'en étais capable, je ne l'avais jamais fait, donc c'était exceptionnel parce que ce n'était jamais arrivé, les gens ne pouvaient pas y croire. Mais moi et mon équipe, on savait que potentiellement, cela pouvait être possible, a-t-elle rappelé. Cette année, forcément, les conditions sont différentes. Ca sera le cas chaque année, et on n'arrive jamais réellement chaque semaine dans les mêmes conditions.  Mais je reste dans le même état d'esprit que tout est possible, je peux aller au bout, comme je peux perdre au premier tour. On ne sait pas. Je dirais juste qu'il faut juste laisser voir ce qu'il se passe, et on verra bien."
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"Je ne serai pas surpris de voir une finale Sinner - Djokovic"

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J'ai pensé que cela allait être compliqué pendant des mois, peut-être des années
La revoir ici, dans ce décorum, est un petit soulagement en soi. Car, elle-même a douté parfois, d'un potentiel retour au plus haut niveau. "Cette blessure a été différente de toutes celles que j'ai pues avoir, car je ne savais pas, a-t-elle résumé. Il n'y avait pas de délai, il n'y avait pas… Il y a eu quelques erreurs, et il y a eu aussi le fait que cette blessure, ce ne soit pas une blessure où l'on sait vraiment, il n'y a pas de délai hyper précis. C'est cela qui était assez dur, mentalement. C'est le fait de ne pas savoir, le fait d'être un peu dans l'inconnu, tous les jours, toutes les semaines, tous les mois qui sont passés. Sur certains moments, j'ai pensé que cela allait être compliqué pendant des mois, peut être des années. Mais c'est passé assez vite et au fond de moi, je savais que de toute façon, tout se soigne, tout finit par passer à un moment donné." Lundi, elle pourra de nouveau retrouver des sensations disparues depuis un an, les vibrations du public français et le fol espoir qui l'accompagne. Loïs Boisson a changé, a grandi. Mais la magie est-elle encore là ?
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