Roland-Garros 2026 - Naomi Osaka, nouvelle tenue, énième polémique : "Les gros noms sont traités différemment"

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Ce mardi, Naomi Osaka faisait son entrée à Roland-Garros face à Laura Siegemund. De sa victoire (6-3, 7-6), on a finalement peu parlé. De sa tenue d'entrée, en revanche… Arrivée sur le court dans une robe noire imaginée par Kevin Germanier, elle a encore fait sensation mais a provoqué l'exaspération de sa rivale du jour.

"La laisser tranquille : c'est le meilleur moyen pour se reconstruire"

Video credit: Eurosport

Nouveau Grand Chelem et nouvelle entrée remarquée de Naomi Osaka. Après les Labubu de l'US Open, la tenue méduse de l'Open d'Australie, la Japonaise a fait sensation ce mardi en rentrant sur le court Suzanne-Lenglen toute de noir vêtue, dans une robe scintillante imaginée par Kevin Germanier, créateur de mode suisse. Tous les yeux ont alors été rivés sur elle, qui paniquait presque intérieurement comme elle l'a expliqué après coup en conférence de presse.
"Quand je l'ai essayée la première fois, j'ai eu l'impression de ressembler à la Tour Eiffel qui clignote à minuit, a-t-elle expliqué dans un sourire. Mais en réalité, j'étais un peu préoccupé parce qu'avec le soleil, il y avait beaucoup de reflets et j'ai eu peur que l'arbitre me demande de quitter le court".
Je suis venue ici pour jouer au tennis, pas pour suivre un défilé de mode
Rien de tout cela n'est arrivé et, une fois le Suzanne-Lenglen ébloui, elle a pu prendre son temps pour basculer dans sa tenue Nike, histoire de disputer son premier tour de bonnes conditions. C'est précisément ce qui a agacé Laura Siegemund, son adversaire du jour.
"Son entrée sur le court ? Je m'en fiche un peu, a résumé l'Allemande au micro d'Eurosport. Je suis venue ici pour jouer au tennis, pas pour suivre un défilé de mode. Si certains veulent le faire, aucun souci pour moi. Mais il y a un autre problème : dans notre sport, dans tous les tournois, chaque seconde est comptabilisée, dès que vous ouvrez votre bouteille d'eau. Mais elle, elle a le droit à 1'30" pour se changer".
Plus que le cérémonial autour, l'Allemande n'aime pas l'absence de réaction des arbitres et organisateurs lors de ce genre d'entrées : "J'ai un problème avec ça parce qu'il y a des règles pour ça et qu'on nous surveille chaque seconde en temps normal. Donc je trouve que pour ce genre de choses, ça devrait être la même chose. C'est le seul truc qui m'embête parce que, comme d'habitude, les gros noms sont traités différemment".
La sortie de l'Allemande n'est jamais arrivée aux oreilles d'Osaka en conférence de presse. Tout juste a-t-elle pris le temps d'expliquer ces "shows" n'avaient aucune incidence sur son niveau de tennis ou sur son stress d'avant-match. "Pour moi, ça n'a rien de vraiment stressant. […] C'est justement l'inverse, a-t-elle expliqué. On nous dit souvent qu'en tant que sportif de haut niveau, on est aussi des 'entertainers'. Pour moi, les entrées sur le court pendant les tournois du Grand Chelem rentrent dans cette case, c'est le seul moment où je me sens 'entertainer'". Au plus grand dam de Laura Siegemund.
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