Roland-Garros - Entretien avec Emmanuel Planque : "ChatGPT peut aider à battre Nadal à Roland, moi je crois encore à l'humain"

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Rare dans les médias, Emmanuel Planque s'est confié en longueur à Eurosport. L'ancien entraîneur de Giovanni Mpetshi Perricard, Arthur Fils ou encore Lucas Pouille explique sa vision du coaching, de l'évolution du métier, des attentes et de la singularité qu'il cultive. Entretien fleuve avec un homme respecté qui a bâti de nombreuses belles histoires du tennis français.

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Emmanuel Planque avait été clair : "Je ne parlerai pas nominativement de Ksenia Efremova". Deal conclu avant même que la nouvelle pépite française ne quitte Roland-Garros dès son entrée en lice dans le tableau juniors. Entraîneur national depuis 2007, très rare dans les médias et il explique ici pourquoi, ponte de la formation très reconnu dans le microcosme, personnage à part, riche et profond, créateur de progrès, Emmanuel Planque a toutefois accepté de parler de tout le reste, jeudi dernier, à Jean-Bouin. Entre deux bouchées d’un sandwich qui n’en méritait pas une de plus…
Vous aviez déjà travaillé avec quelques joueuses dans votre club, à Chatou, puis avec Fiona Ferro à la FFT avant de prendre en charge Ksenia Efremova. Est-ce différent d’entraîner une joueuse ?
Emmanuel Planque : Le parcours avec Fiona, en 2020-2021, a été tronqué à la fois par le Covid et par sa situation personnelle : (ndlr : elle a déposé plainte en 2022 à l’encontre de Pierre Bouteyre, son ancien entraîneur, pour des faits de viols et d’agressions sexuelles remontant à son adolescence). Hommes, femmes, Il n'y a aucune histoire qui se ressemble. Quel que soit le sexe, il y a des personnalités singulières. Avant de parler du genre, c'est la singularité de la personnalité, de l'éducation, de la culture qui fait la différence. Mais on ne communique pas de la même manière avec les joueuses.
On communique en prenant plus de précautions ?
E.P : Non, je ne crois pas que les filles aient besoin qu'on leur raconte des histoires, qu’on tente de les séduire (au sens intellectuel du terme). Au contraire. Comme les garçons, elles ont besoin d'honnêteté et d'authenticité dans le rapport avec l'entraîneur. Probablement que la relation affective est un peu différente. Garçons ou filles, l’idée est de travailler pour créer du progrès. C'est le même objectif. Et le même niveau d’exigence.
Les moyens sont différents ?
E.P : Non, tout est question de pédagogie. C'est de l'adaptation, la capacité à être à l'écoute, à être aussi inventif, créatif pour proposer des situations riches et les rendre meilleures. Il n'y a pas de fragilité spécifique chez les joueuses. Il y a juste des différences sur l'expression des émotions et sur les conséquences de ces émotions. Je sors de plus de quatre ans avec Giovanni Mpetshi Perricard. Dans 90% des cas, s'il breakait dans un set, le set était terminé. Chez les filles, c'est un peu différent. Tous les points sont disputés. Rares sont celles qui sont capables de faire deux ou trois services gagnants d'affilée. Tous les points sont joués. Émotionnellement, c'est un peu plus compliqué et elles le savent. Il n’y a pas répit.
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Giovanni Mpetshi Perricard, ancien élève d'Emmanuel Planque, à Roland-Garros en 2026.

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Est-ce aussi facile de créer du progrès en 2026 qu’avec Michael Llodra ou Fabrice Santoro, il y a 20 ou 30 ans ?
E.P : C'est facile à partir du moment où tu as créé les conditions du progrès. Et c’est la grande difficulté. Aujourd'hui, elles sont influencées par beaucoup de facteurs. Il faut réussir à les réunir pour avoir les mains libres. Ça, c'est difficile.
La plupart des familles ne veulent pas du progrès. Elles veulent des résultats. Et pour pouvoir avoir des résultats, il faut créer du progrès
En quoi l'équation a changé ?
E.P : Le rapport du joueur à l'entraîneur a changé, incontestablement. Aujourd'hui, on n'est plus dans un rapport de maître à élève du tout. Ça n'existe plus. Quel que soit ton CV ou ton expérience, tu n'as pas forcément de crédit tout de suite. Tu n'es pas un expert. Il faut être capable de le prouver. L'influence de l'environnement est considérable. Le temps long de formation, ça n'existe plus. La plupart des familles ne veulent pas du progrès. Elles veulent des résultats. Et pour pouvoir avoir des résultats, il faut créer du progrès. Et pour créer du progrès, il faut du temps. Parce que l'apprentissage, en musique ou en sport, ça prend du temps. Cet aspect-là est désormais rarement respecté car l'environnement du tennis ne considère plus le temps long comme important.
Il y a une Ubérisation de la société, où l’on picore et on zappe. Elle impacte aussi votre métier ?
E.P : Je suis totalement indifférent à ces aspects-là. Je peux expliquer que je ne suis pas un magicien et qu'il me faudra du temps. J'ai eu la chance de travailler plus de dix ans avec Michael Llodra. On a commencé, il avait 13 ans. On gagnait le premier tournoi cadet, le premier tournoi junior, le premier Challenger, le premier ATP 250 en simple, la première sélection en Coupe Davis, le premier Majeur en double. On a tout vécu ensemble. Il y a énormément de temps, là-dedans. J’ai commencé avec Lucas (Pouille), il était junior. Mêmes étapes successives. Idem avec Giovanni.
Une longue épopée avec un joueur ou une joueuse ? J'ai envie de croire que c'est possible. Sinon, je n'ai plus rien.
Ce genre d’épopée commune n’est plus possible ?
E.P : J'ai envie de croire que c'est possible. Sinon, je n'ai plus rien. Avoir un joueur ou une joueuse un an, un an et demi, je ne sais pas faire. Je ne suis pas un ancien joueur. Je n'ai donc pas spontanément une aura et un crédit par ce statut-là. Ma seule chance, c'est donc d'établir une relation très individuelle, inter-individuelle plutôt, d'un à un. On va pouvoir se parler, se comprendre, créer un langage non verbal, adhérer à la même philosophie, sans crainte de l'échec, avec autorisation à l'erreur. Pour moi, le but, c'est amener le joueur là-dedans.
Est-ce que vos méthodes ont changé ? Avez-vous intégré l’IA, les nouvelles technologies ?
 E.P : Bien sûr. Avec Giovanni, on avait engagé un data scientist qui nous donnait tout un tas d'informations chiffrées, objectivées sur le jeu. Ça, c'est important. Les apports d'analyse vidéo, de quantification de la charge, de polarisation de l'entraînement, ce sont des aides à la performance. Ils permettent de l’affiner. Mais si le travail de base n’est pas fait…
Quand Lucas (Pouille) bat Nadal à l’US Open en 2016, on sait, lui et moi, tout le travail qu’il y a derrière.
Beaucoup d’anciens joueurs, sans formation spécifique d’entraîneur, se lancent dans le métier, parfois par passion et vocation, d’autres par opportunité car c’est la reconversion qui leur semble la plus facile ? Comment vivez-vous cela ?
E.P : Ce que je constate, c'est quand même que la plupart des anciens joueurs sont plutôt éloignés de la formation. Ce que je constate, c'est que Richard Gasquet, qui est très intelligent, travaille avec Moïse (Kouame), mais qu’il s'entoure aussi d'un entraîneur, Liam Smith. Donc, à l’arrivée, il a plutôt un rôle de consultant, il a une expertise sur la haute performance. Il a gardé un œil sur sa formation, les erreurs qu'il a pu commettre et les succès qu'il a pu avoir. Et, en même temps, probablement qu'il a besoin d'une assistance sur le plan de l'entraînement. À l’arrivée, Moïse a un super staff. Après, la plupart des autres anciens joueurs sont plutôt dans un rôle d'optimisation de la performance. C'est-à-dire qu'ils doivent apporter les 2, 3, 5% qui manquent pour faire basculer un joueur d'un niveau à un autre. On n'est pas sur un volet formation, on est sur un volet d'expertise et d'optimisation de la performance. C'est pour moi très différent du métier d'entraîneur.
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Richard Gasquet accompagne Moïse Kouame, comme ici à Roland-Garros en 2026.

Crédit: Getty Images

Aujourd’hui, dès qu’une pépite pointe son nez en France, on lui associe immédiatement votre nom. Vous le prenez comme une reconnaissance ou vous considérez-vous enfermé dans une caste spécifique ?
E.P : Tant mieux si les gens pensent à moi, ça m'honore, ça me flatte. J'aime bien endosser cette responsabilité. C'est-à-dire que si j'ai l'adhésion du joueur, de son environnement et de sa famille, je n’ai peur de rien. Parce que je sais qu'avec du travail, avec du temps bien entendu, on finira par y arriver. J'ai beaucoup, beaucoup de plaisir à faire de la formation. C’est fastidieux, répétitif, moins glamour que d'être dans la box pour un grand rendez-vous. Et encore. Quand Lucas (Pouille) bat Nadal à l’US Open en 2016, on y est en Grand Chelem. Mais on sait, lui et moi, tout le travail qu’il y a aussi derrière pour être bon 4 ou 5 heures sur ce match. C'est la même chose quand Giovanni gagne à Bâle un ATP 500 ou qu'il va en 1/8ème à Wimbledon, et d’autres… Je ne suis pas assis dans la box par défaut. Je n'ai pas été engagé la semaine d'avant. Ça m'intéresse de voir l'évolution de l'individu, les effets de son évolution, d'essayer de l’aider dans la vie si je peux le faire.
Quel que soit son niveau ? En 2017, vous disiez que prendre un Top 10 ne vous intéressait pas forcément…
E.P : Je vais parler d'un grand entraîneur et qui a fait bien plus que de l'optimisation de la performance, c'est Magnus Norman. L’influence qu’il a eue sur Stan Wawrinka, en le prenant quasiment Top 10, pour lui permettre de gagner trois Majeurs, c’est stupéfiant. Il y avait un petit espace pour l'amener à des victoires d’une autre ampleur. Magnus a réussi à combler cet espace par du travail, des discussions, par énormément de compétences. Pour moi, c'est tout aussi honorable que d'amener un jeune joueur dans les meilleurs joueurs du monde. C'est juste un métier différent. Je ne sais pas si ma position a changé depuis 2017, mais si j'ai le sentiment que les conditions sont réunies pour créer du progrès, cela peut pourquoi pas m’intéresser. J'ai eu quelques offres récemment ou dans le passé. Certaines ont fait réfléchir. Même celles venant d'autres fédérations, avec d'autres cultures, d'autres fonctionnements.
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Stan Wawrinka et Magnus Norman en 2017, pendant un entraînement en Coupe Davis.

Crédit: Getty Images

Tout le monde s’exprime sur tout. Mais moi, je n’ai pas la solution pour résoudre le conflit israélo-palestinien ni d’avis sur la recette de la quiche lorraine
Vous êtes entraineur national, salarié donc. Êtes-vous obligé de prendre un joueur ou une joueuse si la FFT vous le demande ?
E.P : J'ai eu beaucoup de chance jusqu'à présent puisque tout s’est toujours fait sur un mode collaboratif. Je n'ai pas souvent refusé des projets. J’ai pu rester cinq ans avec Guillaume Rufin avant sa blessure, sept avec Lucas Pouille, quatre avec "Gio". Le seul avec lequel j’ai fait une pige courte, c’est Corentin Moutet car il y avait vraiment une mission définie de lui faire passer le cap d’entrer dans le Top 100 et de s’y installer.
Vous avez les deux pieds dans ce qu’on appelle "le système" et, en même temps, vous semblez tellement en marge, pas forcément en adéquation avec tout ce qui vous entoure…
E.P : Je vis un peu caché, c’est vrai. Pour plusieurs raisons. Aujourd'hui, j'ai le sentiment que tout le monde s'exprime sur tous les sujets. Et moi, je n'ai pas de compétence sur tous les sujets. Je ne suis pas capable de donner la solution pour résoudre le conflit israélo-palestinien. Je n'ai pas d'avis sur la recette de la quiche lorraine. J'ai l'impression que les gens s'expriment sur tout et tout le temps, quel que soit le sujet. Moi, je n'y arrive pas. Et puis, j’ai du mal avec la presse française.
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Pourquoi ?
E.P : Je trouve que la performance sportive, c'est quelque chose de très honorable. Je connais les composantes de la performance et je trouve qu’elles devraient être bien mieux valorisées et respectées. C'est-à-dire que donner des notes à un joueur, l'accabler quand il perd et le stariser quand il gagne, pour moi, ça n'a absolument pas de sens. Ce qui m'intéresse, c'est ce qu'il y a à l'intérieur. Et je trouve qu'aujourd'hui, on n'éduque pas les gens au sport et à la performance. Il y a toujours quelque chose de l'ordre de l'effort et de la discipline quand on fait du sport. Des choses à souligner au-delà du résultat. La place du sport est essentielle et je ne parle même pas de la dimension sociale. J'ai fait des rencontres absolument extraordinaires. Les joueurs avec lesquels j'ai travaillé, certains venaient de milieux très modestes, ils ont eu la chance de progresser et de vivre une vie absolument extraordinaire.
Je ne serais pas surpris de voir Arthur (Fils) gagner un Majeur dans les cinq prochaines années
Vous gardez un lien particulier avec les joueurs que vous avez entraînés ? Quand vous avez vu Fils renoncer à ce Roland-Garros, cela vous a fait quoi ?
E.P : J’étais vraiment plus que triste. Un joueur qui fait demie à Madrid, qui avait fait demie à Miami après finale à Doha, il pouvait dès cette année faire partie des favoris. Ce n’est pas rien un forfait, c'est une édition de moins, c'est une chance en moins dans une carrière, ça compte. Cette année, il n'aurait pas été loin. Après, je trouve qu'il va dans la bonne direction et je ne serais absolument pas surpris de le voir gagner un Grand Chelem dans les cinq prochaines années. Peut-être même à plus court terme.
C’est son pas vers Goran Ivanisevic qui vous fait parler ainsi ?
E.P : Pas seulement. Arthur a énormément de qualités, il se professionnalise en prenant effectivement des compétences chez Goran et d’autres membres de son staff. Il est très ambitieux. Son environnement aussi. Il progresse. La seule régulation qu'il faut amener, et je ne peux pas en parler précisément parce que je ne suis pas dans son environnement proche, c’est sur le plan physique. Arthur est très régulièrement embêté et visiblement par des blessures sérieuses qui le handicapent longtemps.
Il n’avait jamais eu de soucis de dos dans sa jeunesse avec vous ?
E.P : Non.
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Quand vous arrêtez avec un joueur, est-ce qu’il existe une forme de souffrance ?
E.P : Il y a plusieurs phases. D’abord, la relation que tu as avec le joueur ou la joueuse, elle te manque. Tu es au quotidien avec l'athlète, tu prends ton petit-déj, tu passes du temps à l'entraînement, tu as des discussions, parfois profondes, dans l'avion il est assis à côté de toi et ça te manque de ne plus avoir ça.
Il y a aussi parfois des fâcheries…
E.P : J’ai eu la chance de ne pas en vivre beaucoup, en tout cas pas avec Giovanni, ça c'est sûr, ni avec Lucas. Lucas c'était toujours super intense les discussions, il est comme ça, très excessif, et on aimait bien tous les deux se bagarrer sur le jeu. Mais on n'a jamais terminé une conversation en étant fâchés.
Sur les qualités intrinsèques et de frappe, Sean Cuenin est le meilleur joueur que j’ai entraîné
Quand vous voyez Sean Cuenin, parmi les quatre demi-finalistes juniors de Roland en 2021, mettre le tennis sur pause, vous êtes dans une forme de culpabilité avec le sentiment d’avoir raté quelque chose ?
E.P : Bien sûr, cela va même au-delà de la culpabilité. Avec Sean, j'ai une relation très particulière et pas seulement parce qu’on est nés le même jour (16 février). On est très proches. Quand il a arrêté, ce n’était pas douloureux, c'était un peu plus que ça encore. Déjà, c'était très soudain. Il n’a pas eu le courage de me prévenir mais je pense que j'aurais eu du mal à ce qu'il me le dise "face to face". Il m’a juste envoyé un message le lendemain pour me dire qu'il n'en pouvait plus. On ne parlait plus de tennis, on parlait de son bien-être. Sa famille lui manquait, il n'en pouvait plus de Paris, il avait besoin de revenir un peu à la maison, de passer du temps avec sa mère, son père, sa sœur. J’ai le sentiment qu’il est le meilleur joueur que je n'ai jamais entraîné.
En termes de potentiel ?
E.P : De qualités intrinsèques, de qualité de frappe. Seulement, la carrière, elle est faite d'autres facteurs. Et ces facteurs-là, il va falloir les créer, il va falloir être capable de mener une vie itinérante, il va falloir être capable de voyager longtemps, de supporter des frustrations, d'aller loin dans l'effort, dans la douleur, de supporter le regard des autres, c'est dur ça.
Ce qui m'inquiète un peu plus, c'est qu'on regarde beaucoup vers la machine (...) comme si le cerveau humain avait montré ses limites
Peut-il renouer le fil de son histoire ?
E.P : Je crois que tout est possible à partir du moment où on le veut. Je pense que l'être humain n'a aucune limite. J’ai vu que des robots avaient battu le record du semi-marathon au Japon. Peut-être que Chat GPT pouvait te donner aussi la bonne stratégie pour battre Nadal à Roland. Seulement, moi, je crois encore beaucoup à l’humain, aux ressources que tu peux mobiliser chez lui, au niveau de performance et d'acuité que tu peux développer. Ce qui m'inquiète un peu plus, c'est qu'on regarde beaucoup vers la machine. J'ai l'impression qu'on fait aujourd'hui beaucoup plus de recherches à travers la machine, comme si le cerveau humain avait montré des limites. Et je pense que ce n'est pas le cas. J'aime à penser que l'éducation peut sauver le monde. J'aime à penser que je suis un tout petit brin d'herbe là-dedans et que j'ai mon mot à dire sur l'éducation, l'éducation sportive. J'aime à penser que je peux peut-être transmettre des choses et aider des athlètes à s'épanouir. Ce n’est rien, je suis bien conscient du fait que je ne sois pas chirurgien, mais j'aime quand même à penser ça.
Est-ce que l'évolution du tennis vous plaît ?
E.P : En tous cas, je m'y sens bien parce que je suis dans une niche, la formation c'est une niche. Il n'y a pas cette surexposition et ce truc show-off où on fait monter les enchères à coups d'Instagram ou de réseaux sociaux. Je suis épargné de ça, je ne suis pas du tout dans ce jeu-là, je suis un monsieur d'une autre époque. Je n'ai pas de souffrance avec mon image ou mon absence d’image.
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