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Roland-Garros - "Toujours un moment difficile à passer" : Pour Adrian Mannarino, Paris n'est pas une fête
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Publié 24/05/2026 à 23:45 GMT+2
La plupart des joueurs de tennis français considèrent Roland-Garros comme le Graal ? Pas Adrian Mannarino, chroniquement allergique à la terre battue mais contraint par son classement de la fouler plus qu'il ne le souhaiterait, comme il l'a raconté à l'AFP. Le gaucher, sur le ton de l'humour, parle même de "cimetière".
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A 37 ans, Adrian Mannarino, 45e joueur mondial, affiche un bilan de trois victoires pour seize défaites porte d'Auteuil, où il n'a jamais dépassé le deuxième tour. Dire qu'il se présente sur le Majeur français avec peu d'entrain est un euphémisme. La terre battue, ce n'est pas son truc. "La blague qui revient, c'est que dès que je rentre sur un terrain à Roland-Garros, j'ai tendance à croire que c'est mon cimetière", rigole à moitié l'ex-17e mondial auprès de l'AFP.
"J'ai perdu à peu près sur tous les courts !", se désole-t-il à l'aube de son vingtième Roland-Garros, qu'il entamera lundi contre son compatriote Ugo Humbert (32e). En sept matches disputés sur la surface ocre en 2026, Mannarino a encaissé autant de défaites. L'histoire aurait pourtant pu être différente, assure-t-il.
"Le premier tournoi que j'ai joué sur terre battue cette année (contre l'Espagnol Daniel Merida, 136e à l'époque), je mène d'un set et j'ai une balle de 3-0" dans la deuxième manche, rembobine-t-il. "Peut-être que si j'avais gagné ce match, j'aurais enchaîné avec un petit peu plus de confiance", imagine le N.5 français au classement ATP, encore finaliste de l'ATP 250 de Montpellier (dur indoor) en février.
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A choisir, il aurait volontiers renoncé aux Masters 1000 de Monte-Carlo, Madrid ou Rome, les rendez-vous les plus prestigieux de la saison sur terre battue avant Roland-Garros. Mais en vertu des règles de l'ATP, "avec mon classement, je suis obligé de jouer les gros tournois", rappelle le Français, qui a donc affronté des adversaires mieux classés que s'il avait pu disputer des tournois du circuit secondaire.
"J'aurais peut-être préféré aller sur des tournois un peu inférieurs, où j'aurais pu jouer des joueurs un peu moins bons et peut-être enchaîner quelques victoires", fait valoir le Francilien, qui se situe "entre la 80e et la 120e" place mondiale sur terre battue.
Un moment difficile à passer
Plusieurs fois qualifié pour les huitièmes de finale de l'Open d'Australie, de Wimbledon et de l'US Open, Mannarino n'a "pas vraiment" de bon souvenir à Roland-Garros. "C'est hyper délicat, ma relation avec ce tournoi", confie-t-il à l'AFP. "On joue en France, je suis Parisien donc j'ai mes proches qui viennent et j'ai envie de bien performer", poursuit le gaucher réputé pour faire tourner en bourrique ses adversaires sur gazon ou sur dur.
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"Mais voilà, malheureusement, Roland-Garros se joue sur terre battue et c'est la surface sur laquelle je performe le moins bien", regrette "Manna". "C'est désagréable, parce que quand on voit à la télé que la mayonnaise prend bien entre un joueur français et le public, tu te dis qu'il doit vivre un moment exceptionnel sur le court. Et moi je sais que ça, malheureusement, ça n'arrivera jamais dans ma carrière", déplore le Tricolore, qui se console en repensant aux bons moments vécus avec les quelques dizaines de supporters bleus présents à Melbourne lors de ses meilleurs parcours.
"Roland-Garros, c'est toujours un moment difficile à passer mais après, il reste plein de beaux moments pendant l'année", relativise-t-il. Si ses contemporains Richard Gasquet, Caroline Garcia, Stan Wawrinka et Gaël Monfils ont eu droit, ou auront droit dans les prochains jours à Paris à une cérémonie d'hommage pour l'ensemble de leur oeuvre, Adrian Mannarino ne s'imagine pas dire adieu au circuit à Roland-Garros.
Le Français, qui n'envisage pas dans l'immédiat de mettre un terme à sa carrière professionnelle, se serait bien vu raccrocher dans le chaudron de Bercy (dur indoor) le moment venu. Mais depuis 2025, le Masters 1000 de Paris a déménagé à La Défense, où l'ambiance n'a pas encore atteint les mêmes sommets que dans l'est de la capitale.
"Je pense que malheureusement, je n'aurai pas les mêmes adieux que les joueurs qu'on voit s'arrêter en ce moment. Mais peu importe : à partir du moment où j'ai mes proches avec moi à ce moment-là, ça sera largement suffisant", conclut-il.
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