Tennis - Madison Keys met la pression sur les Grands Chelems sur le dossier du prize-money : "Si un boycott est nécessaire, alors nous boycotterons"

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Alors que les stars du tennis ont mis la pression, ces derniers jours, sur les tournois du Grand Chelem pour augmenter les dotations, Madison Keys a enfoncé le clou ce mercredi en marge du tournoi WTA 125 de Paris. L'Américaine, sacrée lors de l'Open d'Australie 2025, a rappelé que la menace de boycott était réelle à moins de deux semaines de Roland-Garros.

"Augmenter le prize-money en Grand Chelem ne va pas faire vivre plus de joueurs"

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Madison Keys, pourquoi participez-vous à un tournoi secondaire (ndlr : au WTA 125 de Paris), ce qui n'est pas dans vos habitudes?
Madison Keys. : Je suis tombée malade à Madrid et je n'ai pas pu y jouer, puis je n'ai pas disputé autant de matches que je l'aurais souhaité à Rome (élimination au 3e tour). Je voulais enchaîner davantage de matches sur terre battue, j'en avais marre de m'entraîner ! J'avais l'impression d'être sur une bonne dynamique après le tournoi de Charleston (début avril), mais ces deux derniers mois ont été faits de hauts et de bas. Donc (le WTA 125 de Paris) est une très bonne occasion de peaufiner ma préparation, non seulement pour Roland-Garros mais aussi pour le reste de la saison.
Si je retrouve mon jeu, je me donne de très bonnes chances pour Roland-Garros
Avec dix titres remportés majoritairement sur dur ou gazon, appréciez-vous néanmoins de jouer sur terre battue ?
M.K. : Quand j'ai commencé à jouer sur cette surface, je ne l'appréciais pas : c'est lent, les points y sont un peu plus longs. Mais en vieillissant, j'ai progressivement commencé à aimer la façon différente de jouer sur cette surface. Et puis j'ai connu quelques succès sur terre battue (titre à Strasbourg en 2024, finale à Rome en 2016), on a commencé à me dire que j'étais une bonne joueuse de terre battue, donc je finis par y croire moi-même un peu plus (rires).
Quelles chances vous donnez-vous à Roland-Garros, où vous aviez atteint le dernier carré en 2018 ?
M.K. : Quand j'ai confiance en mon tennis, j'ai toujours de très bonnes chances. C'est en partie pour cette raison que je joue ici (au WTA 125 de Paris), je veux continuer à me donner les meilleures chances de me battre pour gagner un autre tournoi du Grand Chelem. Il s'agit d'abord de retrouver mon jeu, de me faire confiance et de me donner à fond. Si j'y parviens, je me donne de très bonnes chances (pour Roland-Garros).
Seriez-vous prête, comme Aryna Sabalenka, à boycotter les tournois majeurs s'ils n'exauçaient pas les demandes des joueurs ?
M.K. : Je pense que c'est très important que les joueurs aient davantage de voix au moment où sont prises les grandes décisions qui les concernent. Depuis de nombreuses années, les joueurs essaient de s'asseoir autour de la table et d'avoir une discussion (avec les organisateurs de Grand Chelem). Cela n'a pas débouché sur grand-chose. Désormais... un grand nombre de joueurs se sont unis et sont tombés d'accord sur le fait que si c'est (un boycott) qui est nécessaire, alors nous boycotterons. J'espère qu'on n'en arrivera pas jusque-là. Mais c'est génial de voir autant de joueurs, en particulier les plus jeunes, si désireux de se battre pour l'ensemble des joueurs.
Le boycott est donc plus une menace à ce stade qu'un projet concret ?
M.K. : Je pense que c'est une de ces choses dont on parle jusqu'à ce qu'elle finisse par se produire. Je suis aussi prête (à boycotter). Et j'ai l'impression que c'est quelque chose que beaucoup de joueurs sont prêts à faire. Voir autant de monde être prêt à aller aussi loin au nom de tous les joueurs, je trouve ça inspirant.
A quel point êtes-vous personnellement impliquée dans les discussions avec les Grands Chelems ?
M.K. : J'ai siégé au Conseil des joueuses (de la WTA) pendant de nombreuses années, donc j'ai été extrêmement impliquée pendant longtemps. Depuis un an, je suis un peu moins impliquée. Mais on a beaucoup de jeunes joueurs qui mènent le combat et font un travail formidable. Je suis ravie de les soutenir.
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