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Tsonga : "J’attendais ce moment"

Tsonga : "J’attendais ce moment"

Le 31/10/2019 à 23:07Mis à jour Le 31/10/2019 à 23:08

ROLEX PARIS MASTERS - De retour en quarts de finale d'un Masters 1000 pour la première fois depuis trois ans, Jo-Wilfried Tsonga voit dans ce résultat le fruit du travail entrepris durant toute la saison. Le Manceau est ainsi revenu sur les moments clés de son année après sa victoire sur Jan-Lennard Struff jeudi.

Il a dû se battre comme un lion, mais le jeu en valait la chandelle. Longtemps malmené par un Jan-Lennard Struff en état de grâce, Jo-Wilfried Tsonga n’a pas été aussi souverain jeudi que la veille face à Matteo Berrettini. Le Manceau a même dû écarter deux balles de match dans le tie-break décisif avant de coiffer au poteau son adversaire pour un premier quart de finale en Masters 1000 depuis 2016… à Paris-Bercy. Alors forcément, le soulagement et la joie étaient immenses au moment de revenir sur sa performance.

"Je suis hyper content. Ça a été un match très disputé qui s’est joué à un ou deux points. Ce n’était pas évident, il jouait très bien", a-t-il considéré. Et pour cause, dans le premier set, Jan-Lennard Struff a sorti la Grosse Bertha, ne laissant pas le Français respirer. Acculé, pilonné sur son revers, Tsonga a semblé bien impuissant pendant une grosse demi-heure. Difficile dans ces conditions d’être optimiste et de croire à un renversement de situation.

Vidéo - Deux balles de match sauvées, et Tsonga a triomphé

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" Il n'y a pas quinze trous d'air dans ma saison"

Mais il a fait preuve de patience et cela a fini par payer. "Le piège dans lequel on peut tomber dans cette situation, c’est de vouloir à tout prix changer des choses et de vouloir prendre un peu trop de risques. Il évoluait à un très haut niveau, tout rentrait. Je sais qu’on peut jouer au tennis comme ça, mais c’est très compliqué de tenir une heure et demie, ça demande énormément de tonicité. Ils sont peu à pouvoir le faire", a-t-il expliqué. La suite lui a donné raison.

Vainqueur à Metz et à Montpellier cette année, Tsonga a confirmé ses belles dispositions en indoor. Bien qu’inattendu en début de tournoi, ce joli parcours répond à une certaine logique selon l’intéressé. "J’attendais ce moment. Cela fait plusieurs mois que je joue très bien mais qu’il me manquait à chaque fois un petit truc, parfois sur le plan physique. Je sentais que les choses se mettaient en place. Il n’y a pas quinze trous d’air dans ma saison dans le sens où j’ai perdu contre des gros joueurs comme Novak Djokovic, Daniil Medvedev, Kei Nishikori ou encore Dominic Thiem."

Nadal en quarts, la cerise sur le gâteau

Ses passages sur le circuit Challenger à Bordeaux, Cassis et Orléans ont aussi été déterminants pour relancer une carrière que l’accumulation des blessures avait mise en danger en 2018. "M'aligner en Challenger m’a refait comprendre pourquoi je jouais au tennis. Je me suis rendu davantage compte de la chance que j’avais, et j’ai pu me rapprocher du public dans ces tournois", s’est ouvert le Français. Sur le circuit secondaire, il a aussi accumulé les victoires et la confiance qui lui ont permis de progressivement retrouver son niveau.

De retour dans le top 30 lundi prochain, il pourrait bien être tête de série lors du prochain Open d’Australie, et ainsi éviter de tirer des gros poissons d’entrée. "Jouer Rafa (Nadal, ndlr) au 1er tour, c’est pénible. Le jouer en quarts de finale, c’est normal. Ce sont des matches qui font énormément progresser, quel que soit le résultat", a souligné Tsonga. Ça tombe bien, il retrouvera l’Espagnol vendredi pour un immense défi. La cerise sur le gâteau d’une saison pas comme les autres pour lui.

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