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Rolex Paris Masters - Des regrets pour Adrian Mannarino, sorti par Alexander Zverev
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Publié 05/11/2020 à 22:30 GMT+1
ROLEX PARIS MASTERS - Adrian Mannarino a longtemps fait vaciller Alexander Zverev. Mais le Français a manqué trop d'occasions et fini par s'incliner devant l'Allemand, au terme d'un match riche en rebondissements jeudi en 8e de finale (7-6, 6-7, 6-4). Zverev affrontera le vainqueur du duel opposant Andrey Rublev à Stan Wawrinka vendredi en quart de finale.
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Adrian Mannarino, la soirée de tous les regrets. Auteur d'un très bon match sur le court central du Rolex Paris Masters, le Français n'est pas passé loin de l'exploit face à Alexander Zverev, jeudi soir, lors d'un 8e de finale long, disputé et indécis. Battu au meilleur des trois manches par le 7e mondial (7-6(11), 6-7 (7), 6-4), le Français a plié après un énorme combat de 3h pile. Sa défaite laisse Ugo Humbert comme dernier représentant français dans cette édition 2020 du Masters 1000 parisien. Vainqueur au forceps, Zverev affrontera Stan Wawrinka pour une place en demi-finale, vendredi soir.
Opposés pour la troisième fois de la saison, Zverev et Mannarino ont offert un mano a mano digne de leurs confrontations à l'US Open et à Cologne 2. Le match a été une espèce de copie conforme de ce duel joué en Allemagne il y a quinze jours (succès de Zverev 6-4, 6-7, 6-4). Il a même été plus serré. Mais au grand dam du Francilien, qui sortait d'une finale à Nur-Sultan, c'est encore Zverev qui a trouvé la solution pour s'imposer. Il a suffi d'un break à 4-4 dans le set décisif pour que le finaliste du dernier US Open brise l'armure cabossée de son adversaire, avant de boucler dans la douleur.
Un match inégal et indécis
Aucun des deux hommes n'a jamais vraiment pris le dessus sur l'autre lors de ce match parfois très agréable à voir, parfois très pauvre, tant ils ont eu des hauts et des bas. Si on décortique le scénario de ce 8e de finale, c'est quand même Zverev qui a eu les clés du camion sauf que le réservoir d'essence fuyait. Auteur du premier break de ce match à 3-3 dans le premier acte, l'Allemand a perdu le fil dans la foulée en concédant le debreak, avant d'arracher cet acte initial après un jeu décisif complètement fou. Long d'un quart d'heure, ce tie-break a été un résumé miniature de ce match. Un match dans le match où Zverev et Mannarino ont joué au chat et à la souris. Le joueur d'Hambourg l'a finalement empoché sur le score de 13-11 à sa cinquième balle de set. Mannarino, lui, en a raté trois.
La perte de ce premier set n'a pas atteint le 61e mondial au moral pour autant. Mannarino a fait le break d'entrée de deuxième manche, tenu le cap avant de commencer à perdre le fil. Cela ne surprendra personne : il a souffert du même mal que Zverev lors du premier set. Privé de sa première balle et pas à l'aise en coup droit, le Français a laissé Zverev revenir au score en perdant son service à 4-3. Bien évidemment, les deux rivaux ont réglé leurs comptes lors du jeu décisif. Mannarino a failli payer cher sa baisse de régime : il a perdu son avantage de 4-0, avant de sauver une balle de match à 6-7. Il a finalement profité du bras tremblant de Zverev, trop fébrile derrière une seconde à 7-8, pour recoller à une manche partout. Et c'est grâce à l'option offensive qu'il est parvenu à ses fins.
A l'image de Zverev dans le deuxième set, Mannarino n'a pas surfé sur la vague de son jeu décisif. Il a même progressivement flanché derrière son engagement. Obligé de sauver une balle de break d'entrée, puis à 2-2, avant de se faire une frayeur à 3-3, le Francilien n'a jamais connu de moment de répit. Toujours rattrapé par un mauvais choix, ou surpris par un coup de patte de Zverev, le Tricolore a plus dû serrer les dents que son nouvel meilleur ennemi, très à l'aise derrière son engagement. Le break concédé à 4-4 a finalement été le fruit d'une certaine logique. Mais, oui, Mannarino n'est pas passé loin de s'offrir ce diable de "Sascha". Son jeu à plat, sans force, et son petit jeu, ont une nouvelle fois posé mille problèmes à l'Allemand. Mais c'est le plus frais des deux qui a tiré son épingle du jeu.
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