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Gasquet s'offre une perf'
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Publié 17/05/2012 à 18:23 GMT+2
Vainqueurs respectivement de Juan Martin Del Potro et Andy Murray, Jo-Wilfried Tsonga et Richard Gasquet se sont hissés en quarts de finale jeudi à Rome.
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Crédit: Eurosport
Il y a une semaine, le tennis français avait vécu un vrai jeudi noir à Madrid. Tsonga, Monfils, Simon et Gasquet étaient tous passés à la trappe en huitièmes de finale. Sept jours plus tard, Rome a davantage souri aux Tricolores. Si Gilles Simon est passé à la trappe contre David Ferrer, Jo-Wilfried Tsonga et Richard Gasquet ont franchi le cap, et pas contre n'importe qui. En sortant Juan Martin Del Potro et Andy Murray, ils ont signé leur plus probante victoire de la saison sur terre battue.
Opposé à un de ses bêtes noires, Tsonga a sorti un match solide. Il disait sentir nettement mieux la balle en Italie qu'à Munich ou Madrid. Il n'a pas menti. Mais il a aussi bénéficié de l'éclipse totale de Del Potro. L'Argentin a beaucoup joué ces derniers temps. Il le paie cette semaine. Touché au genou, il avait même hésité à déclarer forfait. Il a finalement tenu son rang et même fait illusion en réussissant le premier break du match en début de première manche. Mais après cela, Tsonga a totalement pris le contrôle de la partie pour ne plus lâcher l'Argentin. Vainqueur expéditif (6-4, 6-1), il décroche son deuxième quart de finale en Masters 1000 sur terre battue en ce printemps 2012. La meilleure préparation de sa carrière pour Roland-Garros. Vendredi, il n'aura rien à perdre contre Novak Djokovic.
Gasquet au mérite
Un peu plus tôt, Richard Gasquet avait lui aussi décroch" un succès de référence. Voilà peut-être la perf' notoire qui lui manquait pour lancer sa saison pour de bon. Le Biterrois s'est offert le scalp d'Andy Murray jeudi à Rome. Ce n'était pas du grand Murray, loin de là. Ce n'était d'ailleurs pas non plus de grand Gasquet. Mais le numéro quatre français a eu le mérite de ne rien lâcher pour dominer le numéro quatre mondial, après un combat de quasiment trois heures dont le moins qu'on puisse dire est qu'il n'a pas valu par sa qualité tennistique. Mais le résultat est là et, pour Gasquet, à dix jours de Roland-Garros, il est incontestablement très encourageant.
Dans ce match un peu curieux, la statistique la plus étonnante tient dans le nombre de balles de breaks concédées par les deux joueurs: 17 chacun ! Gasquet a réussi à en sauver quinze, Murray seulement onze. Dans la seule première manche, le Français en a concédé treize, en sauvant douze ! C'est dire si c'est un petit miracle qu'il soit arrivé jusqu'au jeu décisif. Mais, logiquement, Murray allait tout de même empocher ce premier set en survolant le jeu décisif (7-1). La rencontre était déjà commencée depuis quasiment une heure et demie.
Gasquet aurait pu lâcher prise, mais à partir de là, il a au contraire commencé à dominer la partie. Catastrophique au service dans les deux derniers sets, peut-être gêné par son dos douloureux qui l'avait contraint à déclarer forfait la semaine dernière à Madrid, le Britannique n'a plus été que l'ombre de lui-même. Il s'est éteint à petit feu et n'a marqué que cinq jeux dans les deuxième et troisième manches (6-3, 6-2). Tant mieux pour Gasquet, qui avait souvent buté sur les joueurs du Top 10 cette saison (Ferrer, Federer, Del Potro à deux reprises, Djokovic). Cette fois, il tient sa victoire référence.
Simon rate le coche
La journée des Français avait pourtant mal commencé. Gilles Simon (N.11) a quitté le tournoi en huitième de finale face à David Ferrer (N.6), en deux manches (6-0, 7-6). Surclassé par l'Espagnol dans le premier set perdu 6-0 en 24 minutes, Gilles Simon a su réagir dans le deuxième en se détachant 5-4. Mais au moment de servir pour égaliser à une manche partout, le Niçois s'est légèrement crispé, laissant son adversaire recoller au score. Une nouvelle fois en position de conclure la deuxième manche sur son service à 6-5 après un nouveau break, Simon n'a pas connu plus de succès.
Rapidement mené par l'Espagnol dans le tie-break, Gilles Simon a sauvé deux balles de match (accélération de coup droit sur la première et amortie ratée par Ferrer sur la deuxième) avant de voir son revers lui échapper sur la troisième. C'est la quatrième fois en quatre rencontres sur terre battue que Gilles Simon s'incline face à David Ferrer. L'Espagnol, finaliste à Rome en 2010, s'est imposé 6-0, 7-6 en 1h37 et affrontera donc un autre Français, Richard Gasquet. Ce dernier devra avoir récupéré de son long combat face à Andy Murray. Après un match de trois heures, Ferrer, ce n'est pas exactement un cadeau...
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