Si Rafael Nadal devait choisir l'endroit pour prendre sa retraite sportive : voici nos 5 hypothèses

Eurosport sur Google

Forfait pour la Laver Cup où il devait représenter la Team Europe à Berlin (à suivre à partir de vendredi sur Eurosport), Rafael Nadal n'a plus joué en compétition depuis les Jeux Olympiques. Limité physiquement à 38 ans, le champion majorquin se rapproche inéluctablement de la retraite. Dans le cas où celle-ci devait se préciser, voici quelques lieux où elle aurait du sens selon nous.

Nadal bientôt à la retraite ? "Espérons qu'il ne fasse pas le match de trop"

Video credit: Eurosport

C'est une décision très personnelle. Et seul lui saura quand il sera prêt à la prendre et dans quelles circonstances. Mais Rafael Nadal a un souhait connu pour la fin de son immense carrière : qu'elle ait lieu sur un court et non derrière des micros lors d'une conférence de presse crépusculaire. Après une saison 2023 quasi-blanche, le Majorquin a effectué un retour à la compétition en pointillés cette année, d'abord à Brisbane en janvier, puis sur la terre battue européenne (Barcelone, Madrid, Rome et Roland-Garros) en mai et encore sur ocre en juillet à Bastad et aux Jeux Olympiques de Paris.
Limité physiquement, il n'a plus joué depuis, déclarant forfait pour la Laver Cup (à partir de vendredi sur Eurosport) et entretenant le mystère sur la suite. A-t-il déjà pris une décision quant à sa future retraite ? Nul ne le sait. Mais certains tournois ou lieux auraient plus de sens que d'autres pour d'hypothétiques adieux, que ce soit personnellement et/ou historiquement. En voici quelques exemples.
picture

"C'est jamais facile de prendre la décision" : Corretja s'exprime sur la possible retraite de Nadal

Video credit: Eurosport

A Malaga, pour l'Espagne

Dans son pays, Rafael Nadal est une véritable idole. Rien de surprenant à cela pour un joueur titré à 22 reprises en Grand Chelem dont 14 à Roland-Garros. Et le Majorquin n'a pas fait briller son pays qu'en son nom propre : sous le maillot espagnol aux Jeux Olympiques, il est allé chercher deux médailles d'or pour l'Espagne, l'une en simple en 2008 à Pékin, l'autre en double en 2016 à Rio. Le voir arrêter à Paris cette année aurait certainement été un beau clin d'œil, d'autant plus en double avec Carlos Alcaraz, son héritier désigné.
Mais leur défaite commune en quart de finale a manqué d'émotion. Cela reste toutefois le dernier match du Majorquin à l'heure où nous écrivons. S'il reprend la raquette, le voir boucler la boucle sous les couleurs de la Roja en Coupe Davis pour le "Final 8" à Malaga du 19 au 24 novembre prochains serait un symbole fort, avec en cerise sur le gâteau un 5e Saladier d'Argent potentiel pour lui après 2004, 2009, 2011 et 2019. Le capitaine espagnol David Ferrer n'a en tout cas pas écarté l'idée.

A Monte-Carlo, son premier bastion

C'est son autre royaume. Là où il a finalement commencé à bâtir son aura sur terre battue, Monte-Carlo ouvrant traditionnellement le printemps sur ocre. Certes, Rafael Nadal a plus gagné à Barcelone par exemple – 12 titres contre 11 sur le Rocher – et le court central a même été rebaptisé à son nom dans la cité catalane. Jouer son dernier match sur "son" court, ce serait une première. Mais avec tout le respect dû à l'ATP 500 espagnol, il manque de prestige.
Monte-Carlo, son glamour, son court central avec vue sur la Méditerranée, c'est autre chose. Quel plus bel écrin pour tirer sa révérence d'autant qu'il n'y a plus mis les pieds depuis 2021 ? Rappelons surtout qu'il y a écrit une des plus belles pages de sa légende en y restant invaincu pendant 46 matches de son premier sacre en 2005 à la finale de l'édition 2013 perdue contre Novak Djokovic (8 titres consécutifs). Monte-Carlo est aussi attaché à la personnalité de Björn Borg, celui auquel il a succédé en tant que meilleur joueur sur terre battue de l'Histoire. Terminer ici entretiendrait en quelque sorte cette filiation.
picture

Au bord des larmes, Rafael Nadal quitte Roland Garros peut-être pour la dernière fois

Video credit: Eurosport

A Roland-Garros, sa deuxième maison

Ici, pas besoin de faire de dessin. À force de monopoliser la Coupe des Mousquetaires – 14 titres, une prouesse ahurissante –, Rafael Nadal est devenu synonyme de Roland-Garros pendant près de deux décennies. À tel point qu'une statue y a été érigée en son honneur non seulement de son vivant, mais alors qu'il joue toujours. Cela en dit assez long sur son empreinte sur la terre parisienne qui est devenue sa "maison". Rarement un sportif aura autant été associé à une ville et l'organisation de Paris 2024 l'avait bien compris en faisant de lui l'un des derniers relayeurs de la flamme olympique.
Voir "l'ogre de l'ocre" tout donner une dernière fois à Roland serait d'autant plus beau que sa défaite au 1er tour face à Alexander Zverev cette année fut frustrante. Nadal avait alors le niveau pour s'offrir potentiellement une belle aventure, mais le tirage au sort lui avait réservé le futur finaliste. Le fait qu'il n'ait pas voulu d'hommage signifie peut-être qu'il espère toujours y revenir. Mais pourra-t-il encore s'infliger l'épreuve des cinq sets à 39 ans ? Le doute est plus que permis.
picture

Pouille : "Le seul regret pour Nadal, c'était finalement le tirage au sort"

Video credit: Eurosport

A Majorque, pour revenir aux origines

Si Rafael Nadal veut prolonger le plaisir en 2025 et s'arrêter en Espagne, devant les siens, les possibilités sont finalement assez restreintes. Le Majorquin ayant confirmé en mai dernier qu'il faisait son ultime apparition à Madrid – la Caja Magica lui rendant pour l'occasion un émouvant hommage – il reste l'ATP 500 de Barcelone (évoqué un peu plus haut) et l'ATP 250 de… Majorque. Son île de naissance, là où il réside toujours et où il a établi son académie, son autre héritage tennistique au-delà de son palmarès.
D'aucuns pourraient penser que le standing du tournoi majorquin, qui plus est sur gazon et non sur terre battue, n'est pas digne du "Taureau de Manacor." Mais à bien y réfléchir, refermer ainsi le livre ressemblerait plus fidèlement au personnage et à son humilité. En tout cas bien davantage que ne l'auraient été des adieux à la Laver Cup à Berlin (ou à San Francisco en 2025) malgré l'amitié qu'il porte à son vieux rival Roger Federer. Finir là où tout a commencé, c'est toujours une bonne idée.
picture

Il n'y a presque pas eu match : revivez la démonstration de Djokovic face à Nadal

Video credit: Eurosport

A Wimbledon, pour son sport

L'hypothèse est sans doute la plus improbable de toutes. Peut-être même la plus farfelue, estimeront certains à raison. Jouer son dernier match en Grand Chelem, c'est rendre hommage au tennis. Mais pourquoi le faire à Wimbledon plus qu'à l'Open d'Australie, l'US Open et surtout Roland-Garros si fortement lié à la personnalité de Nadal ? D'abord parce qu'aussi étonnant que cela puisse paraître, triompher sur le gazon anglais était le rêve d'enfance du Majorquin, plus encore que du côté de la Porte d'Auteuil où tant de ses compatriotes s'étaient déjà imposés.
Souvenons-nous de son émotion après cette finale d'anthologie face à Roger Federer en 2008. 42 ans après Manolo Santana, il accomplissait ce qu'aucun Espagnol n'avait réussi dans l'ère Open, prouvant qu'il était bien plus que le meilleur sur terre battue. S'arrêter ici, ce serait renouer avec un exploit historique dans le plus vieux et le plus prestigieux des tournois. Mais sportivement, le gazon est la surface qui lui convient le moins, surtout avec ses limites actuelles. S'y présenter uniquement pour dire adieu au jeu s'accorde mal avec son caractère de guerrier. Andy Murray lui-même y a renoncé en simple.
Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité