Tennis I ATP 250 I Arthur Gea, Luca Van Assche, Quentin Halys : ces bleus qui honorent le tennis français et sa densité
Eurosport sur GoogleEn l'espace de huit jours, le tennis français a récolté trois titres sur le circuit ATP, soit autant que lors des 18 mois précédents. Quentin Halys, Luca Van Assche et Arthur Gea, tous trois classés hors du Top 100 au mois de mars, ont découvert la douce saveur d'un sacre. Pour illustrer un peu plus l'état d'un contingent tricolore qui peine dans les hauteurs, mais brille par sa densité.
"Merci à ma famille, je vous aime" : les larmes de Gea
Video credit: Eurosport
Nombreuses, bruyantes seront les voix qui retiendront de l'année des Français – de Roland-Garros, surtout – qu'elle ne restera qu'une nouvelle saison sans relief. Que sans LE gros nom, l'homme à gagner les Grands Chelems, il n'y a pas grand-chose à tirer de cette génération de joueurs tricolores, incapables de se hisser au-delà du troisième tour, Porte d'Auteuil, marche qui avait bloqué Moïse Kouamé, bien sûr, Quentin Halys, aussi. Ces deux dernières semaines, d'autres voix, moins pessimistes, auront trouvé les arguments pour défendre le bilan des Bleus d'en bas, du même Halys, mais aussi de Luca Van Assche et d'Arthur Gea, tous trois vainqueurs de tournois du circuit ATP à huit jours d'intervalle. Cocorico(s) bien mérité(s).
Les Bleus de 2026 ont déjà fait deux fois mieux que ceux de 2025, comptablement parlant. Quatre tournois du circuit ATP (trois 250, un 500) ont été raflés par des Français, contre deux l'an passé (Gaël Monfils à Auckland, Ugo Humbert à Marseille). Le titre d'Arthur Fils à Barcelone, au mois d'avril, a lancé les hostilités, avant le sacré coup d'accélérateur, ces deux dernières semaines, des "mal" classés. Façon de parler, de décrire leur lutte acharnée pour figurer parmi les cent premiers mondiaux. Pas de les discréditer.
Rublev, Bublik et Shapovalov scalpés
Dimanche, à Los Cabos, tournoi qu'il ne devait même pas disputer, Arthur Gea s'est imposé. Et s’est assuré une place dans le Top 100 pour la toute première fois de sa jeune carrière, à 21 ans. Au matin du 3 août, le Carpentrassien sera 81e mondial. Lui qui pointait encore au 241e rang en début de saison. Son tout premier titre, lors de sa toute première finale, qui suivait sa toute première demi-finale sur le circuit ATP : Arthur Gea (127e) s'est amusé à déjouer quelques beaux pronostics. Lui s'est occupé de scalper Francisco Cerundolo (20e), en quarts, puis Denis Shapovalov (68e), tenant du titre, en finale.
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Une victoire face au tenant pour finir : les moments forts du sacre de Géa
Video credit: SNTV
Huit jours plus tôt, Quentin Halys (83e) matraquait Alexander Bublik en finale à Kitzbühel (11e) de l'autre côté de l'Atlantique, à la veille de l'autre perf' de la semaine, signée Luca van Assche, à Estoril, où il a fini par dompter Alexander Blockx (38e) après s'être offert Andrey Rublev (14e) en quarts.
Tous trois ont goûté au même succès. Savoureux. Même sans le panache des grandes scènes. Pour Luca van Assche, le sourire d'Estoril vient récompenser de beaux mois de doute. Une fois retombé dans les profondeurs, il lui avait fallu "accepter que ça prenne quelques mois" pour revenir là-haut, repartir "de zéro" – il était 238e mondial au mois d'octobre. En Challenger, d'abord, comme ses compères vainqueurs. Sur le circuit ATP, ensuite, épisodiquement, jusqu'au doux exploit portugais. "Je pourrais dire toute ma carrière que c'est fait, que j'ai gagné un titre ATP", savourait Van Assche à Eurosport, après sa victoire.
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Halys n'oubliera jamais sa finale contre Bublik : les meilleurs moments en vidéo
Video credit: SNTV
Je sais qu'il y a beaucoup de joueurs qui n'ont pas de titre ATP et qui connaissent des carrières fantastiques
En Autriche, Quentin Halys comprenait encore mieux que son cadet la valeur du titre, à 29 ans. Le Bondynois n’avait disputé qu’une seule finale en carrière, à Gstaad, deux ans plus tôt, où Matteo Berrettini l’avait privé du succès tant attendu. "Je sais qu'il y a beaucoup de joueurs qui n'ont pas de titre ATP et qui connaissent des carrières fantastiques, confiait Halys à L'Équipe, passé du côté des vainqueurs de tournois. C'est sûr que c'est quelque chose que l'on ne m'enlèvera pas."
Gea, le précoce, n'avait lui disputé que cinq tournois sur le grand circuit avant de s'imposer, avec quelques jolies larmes à l'arrivée. Autre saveur, même enseignement : sans (encore) briller dans les hautes sphères, ce tennis français des années 2020 tient par sa belle densité, chez les hommes. Lundi, ils sont douze Tricolores à s'être faufilés dans le Top 100. Les Bleus forment ainsi le deuxième contingent mondial. Mieux que les Italiens (8), les Espagnols (7), mais un peu en deçà des États-Unis, toujours un peu mieux lotis (14). De ce qu'il a, le tennis français tire le meilleur, cet été. On ne pourra pas le lui reprocher.
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Van Assche ouvre son compteur à Estoril : le résumé de sa finale victorieuse
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