US Open 2026 - Alexander Zverev remporte son 2e tournoi du Grand Chelem en dominant Ben Shelton en finale
Mis à jour 14/09/2026 à 01:17 GMT+2
Après Roland-Garros, l'US Open. Ce dimanche, dans une finale où il aura été en gestion, Alexander Zverev a pris le meilleur sur Ben Shelton pour remporter son deuxième tournoi du Grand Chelem. L'Allemand s'est imposé en quatre sets (6-3, 7-6, 5-7, 6-2) et 3h33 de jeu face à un Américain sur courant alternatif. Il prend, au passage, la tête du classement ATP Race.
Lui-même n'avait pas réalisé : le moment où Zverev a compris qu'il avait gagné l'US Open
Video credit: Eurosport
Zverev brise le rêve américain. Lors de la finale de l'US Open, l'Allemand n'a pas laissé Ben Shelton espérer un titre à domicile (6-3, 7-6 (2), 5-7, 6-2). Le deuxième joueur mondial est allé chercher son deuxième tournoi du Grand Chelem en quelques mois grâce à un match sérieux dans les moments qui comptent. Devant son public, Shelton est rentré trop tard dans sa première finale sur une compétition de ce niveau.
Seul contre tous. Voilà une situation qui correspond plutôt bien à la carrière, voire la vie, d'Alexander Zverev. Ce dimanche soir, sur le court Arthur-Ashe, l'Allemand de 29 ans n'était donc pas dépaysé en se retrouvant face aux 23 000 spectateurs qui souhaitaient unanimement sa défaite face au local Ben Shelton. Pour autant, le n°2 au classement ATP, qui va passer premier à la Race devant Jannik Sinner, n'a pas semblé perturbé un seul instant lors de cette finale.
Incroyable balle de match
Insensible aux critiques, il l'a également été lors du quatrième set quand l'arbitre de chaise lui a infligé, une fois n'est pas coutume, un avertissement pour avoir dépassé le temps autorisé pour servir. Comme dans sa bulle tout au long du match, Zverev n'a montré presque aucun signe d'agacement, de faiblesse et même de joie. À tel point qu'il a mis quelques secondes avant de réaliser qu'il venait de briser une deuxième fois en quelques mois la malédiction qui hantait sa carrière jusqu'en mai dernier.
L'Hambourgeois semble justement s'être appuyé sur le déclic qu'il a connu en remportant Roland-Garros pour s'imposer à Flushing Meadows. Au terme d'un parcours une nouvelle fois jonché d'une adversité moindre, Sascha Zverev a pour une fois tenu la finale dans sa main de bout en bout.
Le public américain a même longtemps cru à un remake de la finale humiliante de 2024, quand leur héros local Taylor Fritz s'était fait écraser par Jannik Sinner. Mais alors que Ben Shelton, incapable de rivaliser sur les deux premières manches, est parvenu à pousser le match au-delà des trois sets, l'Allemand a évité de connaître le même scénario qu'en 2020, quand Dominic Thiem lui avait remonté un déficit de deux manches.
Shelton fait le show, Zverev reste froid
Cette fois, Alexander Zverev n'a concédé aucune balle de break hormis celles qui ont permis à Shelton de s'offrir le troisième set. Plus globalement, il a été intraitable sur sa mise en jeu avec 69% de premières balles passées et surtout douze balles perdues derrière sa première. Sachant qu'il ne pourrait dans tous les cas pas emmener le public avec lui, il est resté dans son jeu minimaliste, se contentant de distribuer pour faire bouger son adversaire aux quatre coins du court.
/origin-imgresizer.eurosport.com/2026/09/12/image-840ad0fe-f38a-496e-9619-13ed4c7ac1c3-85-2560-1440.jpeg)
Une volée qui s'envole et Shelton arrache un 4e set face à Zverev
Video credit: Eurosport
Alors qu'il a connu un coup de mou physique à partir du milieu du troisième set, il a su faire le dos rond et tout de même s'offrir un break dès l'entame de la manche suivante. L'expérience acquise par Alexander Zverev a fait de lui un joueur plein de sang-froid. Longtemps maudit, l'Hambourgeois a enfin vu les portes du succès s'ouvrir, et elles n'ont visiblement pas prévu de se fermer. Désormais, il va devoir attendre le retour des deux réels patrons du circuit pour savoir s'il existe encore une classe d'écart entre eux.
En face, Ben Shelton a probablement été crispé par le poids de l'enjeu. L'opportunité d'offrir à sa nation un titre à domicile qui manque depuis 23 ans était peut-être trop lourde à porter pour un joueur qui disputait sa première finale en Grand Chelem. Les frappes du Géorgien sonnaient creux lors des deux premières manches face à celui qui représente probablement son antidote sur le circuit. Cette nouvelle étape de sa carrière confirme toutefois la progression qu'il a été capable de montrer depuis le début de l'année, et qui a pu être aperçue par bribes sur les rares points spectaculaires qu'il a su offrir au public new-yorkais.
Sur le même sujet
Plus de détails
/images.sports.gracenote.com/images/lib/basic/geo/country/flag/large/2206.png)
/images.sports.gracenote.com/images/lib/basic/geo/country/flag/large/2209.png)
6
77
5
6
3
62
7
2
Commenté
Publicité
Publicité