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US Open 2014 - Battu par Murray, Tsonga n'a plus qu'un seul réconfort : la Coupe Davis

Tsonga n'a plus qu'un seul réconfort : la Coupe Davis

Le 02/09/2014 à 02:25Mis à jour Le 02/09/2014 à 09:04

Arrivé plein d'espoir à New York, Jo-Wilfried Tsonga a encore été stoppé en huitièmes de finale en Grand Chelem cette année. Une première depuis 2008. Cette fois-ci, c'est Andy Murray qui l'a dominé en trois sets. Maintenant, le Français n'a plus que la Coupe Davis pour oublier cette saison paradoxale.

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En regardant son parcours dans le rétroviseur, Tsonga ne pourra regretter qu'une chose : être tombé sur des membres de l'ancien Big Four. Que ce soit Federer à Melbourne, Djokovic à Paris et Londres ou encore Murray à New York, tous ont renvoyé le Français à ses études. Entre sa grande ambition et ses capacités à rivaliser avec les ténors du circuit au meilleur des cinq manches, il reste encore un sacré fossé. "La seule explication que j'ai par rapport à ce qu'il s'est passé aujourd'hui, c'est que mon adversaire était meilleur que moi sur le court, a simplement reconnu JWT. Il m'a manqué peu de choses. J'espérais jouer un bon tennis, c'est ce que j'ai fait mais ce n'était pas suffisamment aujourd'hui. Cela dit, je reste concentré sur la suite et continuerai à jouer un bon tennis en espérant peut-être avoir de meilleurs résultats".

Tsonga qui coince avant les quarts : une première depuis 2008 en Grand Chelem

Est-ce le poids de l'événement ou l'immensité du court Arthur-Ashe qu'il foulait pour la première fois de la quinzaine qui ont décontenancé le joueur de 29 ans ? Ou plus simplement le niveau de son adversaire qui a considérablement augmenté entre leurs deux entrevues de l'été ? Certainement un peu de tout ça. Mais comme un symbole, l'Ecossais en net retrait depuis sa victoire à Londres l'an passé a retrouvé sa superbe au meilleur moment en signant sa première victoire sur un joueur du Top 10 depuis sa victoire sur Novak Djokovic en finale de Wimbledon 2013. Les tournois du Grand Chelem sont des révélateurs implacables.

Tsonga ne repartira pas de New York la tête basse pour autant. Son été n'a pas été mauvais et son travail avec Nicolas Escudé et Thierry Ascione commencent tout de même à porter leurs fruits. Après une collaboration de dix mois, ils ont réussi à le hisser en huitièmes de finale des quatre Grands Chelems et à le voir remporter un deuxième Masters 1000 six ans après Bercy. Ce qui n'est tout de même pas rien. Maintenant éliminé, il a le temps de récupérer pour préparer la demi-finale de Coupe Davis face à la République tchèque, disputée sur terre battue à Roland-Garros dans une dizaine de jours. Il y trouvera là peut-être la seule bonne nouvelle de ce lundi soir.

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