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Serena Williams: "Je ne veux pas parler de ma déception, si vous avez d'autres questions, posez-les"

"Je ne veux pas parler de ma déception, si vous avez d'autres questions, posez-les"

Le 11/09/2015 à 23:32Mis à jour Le 12/09/2015 à 12:21

US OPEN 2015 - Serena Williams est tombée de très haut vendredi en s'inclinant en trois sets contre Roberta Vinci en demi-finale. Une défaite qui lui barre la route d'un possible Grand Chelem. En conférence de presse, l'Américaine n'avait pas envie de s'épancher.

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On ne sait pas où Serena Williams avait envie d'être vendredi soir après sa défaite face à Roberta Vinci. On sait, en revanche, où elle n'avait pas envie de se trouver : en conférence de presse, face aux journalistes. Pour tout dire, on peut la comprendre. Quelques minutes après avoir vu ses rêves de Grand Chelem s'envoler, elle n'avait ni l'esprit, ni le cœur aux explications. Elle s'est pliée à cette obligation, sans plaisir. Trois minutes chrono, avant de s'éclipser.

"Je ne veux pas parler de ma déception, si vous avez d'autres questions, posez-les", a-t-elle lancé, visage fermé. Bim. Elle n'avait pas envie de répondre et, pour lui poser une question dans ce contexte un peu pesant, il fallait s'accrocher.

Mention spéciale pour celle-ci : la pression était-elle trop forte? Réponse claire et nette :

" Non, je vous l'ai déjà dit, je ne ressens pas la pression, je ne l'ai jamais ressentie. Je n'ai jamais ressenti la pression de gagner ce tournoi, je l'ai toujours dit dès le début."

Certes, elle l'a dit. Et répété. Après ses victoires et, donc ce vendredi soir, après sa retentissante défaite. Serena n'en démordra pas. Patrick Mouratoglou, sur Eurosport, avait pourtant évoqué cette "attente pesante" en cours de la quinzaine.

Calme mais agacée, Serena a assené quelques réponses qui n'ont pas dépassé les deux mots (un "bien sûr", par exemple), aligné les "next question" (question suivante), avant de lâcher un : "est-ce que quelqu'un a une question différente à poser" quand quelqu'un a voulu en remettre une couche sur la pression.

La numéro un mondiale a quand même tenu à rendre hommage à celle qui venait de lui barrer la route. "Je pense qu'elle a joué le meilleur tennis de sa carrière, elle a 33 ans, elle a donné tout ce qu'elle avait, c'est vraiment bien pour elle de jouer si bien", a-t-elle confié au sujet de Roberta Vinci, avant d'évoquer brièvement sa propre performance : "Je ne pense pas avoir si mal joué, j'ai fait plus de fautes directes que d'habitude, mais elle a surtout très bien joué, elle ne voulait pas perdre, moi non plus du reste."

Serena a pourtant perdu. Et même si elle a voulu terminer sur les aspects positifs de sa saison effectivement exceptionnelle ("j'étais très heureuse de gagner Wimbledon cet été, j'ai gagné trois titres du Grand Chelem, c'est plutôt bien, c'est vraiment positif"), elle sait déjà, à cet instant, que cette défaite-là marquera sa carrière sans doute plus que n'importe quelle autre.

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