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Demi-finale : Sereine comme Venus Williams

Sereine comme Venus

Le 07/09/2017 à 09:34Mis à jour Le 07/09/2017 à 09:35

US OPEN - Après Melbourne en janvier et Wimbledon en juillet, Venus Williams n'est plus qu'à une victoire de sa troisième finale du Grand Chelem de l'année, le tout à 37 ans. Une renaissance au plus haut niveau pour la joueuse la plus âgée à ce niveau de compétition à New York. Jeudi contre Sloane Stephens, elle compte bien remettre les pieds en finale quinze ans après son dernier rendez-vous.

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Venus Williams ou le phénix du circuit. A New York, la soeur aînée de Serena porte à merveille ses 37 ans. Malgré sa maladie auto-immune (syndrome de Sjögren) qui l'a considérablement ralentie, Venus retrouve elle aussi un niveau de jeu qu'on ne lui espérait plus. Une finale à Melbourne, une autre à Wimbledon et une troisième en ligne de mire à l'US Open : l'Américaine réalise l'une de ses meilleures années. Il faut remonter à 2002 pour la voir disputer 3 finales de Grand Chelem sur 4. Et près d'une quinzaine d'années après son apogée, Venus n'a décidément pas fini de nous surprendre.

Cela dit, la voir briller à Flushing n'est pas nouveau. "Tata Venus" est à New York comme chez elle et fait presque oublier l'absence de sa soeur Serena, qui vient d'accoucher d'une petite fille le 1er septembre. Cela fait 20 ans qu'elle arpente les allées new-yorkaises, depuis ses débuts en 1997 où elle a perdu la finale face à Martina Hingis. Elle qui a connu en tant que joueuse l'inauguration du court Arthur-Ashe ferait presque partie des murs. C'est ici-même qu'elle a remporté ses deux titres. Et qu'elle espère toujours en décrocher un troisième. Mais un pas après l'autre. Se retrouver en demi-finales de l'US Open est déjà une énorme satisfaction pour elle qui n'y avait plus mis les pieds depuis 2010.

" Championne, c'est le mot qui décrit le mieux Venus"

"Championne, c'est le mot qui décrit le mieux Venus. Je pense qu'elle peut gagner ici", a même espéré dans un grand sourire Petra Kvitova, battue par l'Américaine au tour précédent. Cela fait 16 ans que l'Américaine n'a plus soulevé la Coupe devant son public. C'était en 2001, Roger Federer n'avait toujours pas remporté le premier de ses 19 titres majeurs. "A l'époque, j'étais en parfaite santé, tout était génial, j'ai adoré cette période, mais j'ai la chance de vivre encore mon rêve, c'est incroyable". A côté de championne, résilience est un mot qui lui sied tout aussi bien.

"Quand on est sportive de haut-niveau, on n'accepte pas d'avoir des limites, il m'a fallu du temps pour les accepter, cela ne veut pas dire que le verre est à moitié vide, je le vois à moitié plein", a-t-elle expliqué pour résumer les six dernières années de sa carrière. Le hasard veut que sa prochaine adversaire revienne également d'une période délicate. Blessée à un pied, Stephens n'a pu jouer ni s'entraîner pendant onze mois et son retour en compétition en juillet a été sans surprise difficile. Jeudi, elle disputera sa troisième demi-finale consécutive, après Toronto et Cincinnati: "Si on m'avait dit que je jouerai un tel match en début de saison, je ne l'aurais pas cru." Venus pourrait presque déclarer la même chose.

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